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Amériques

L'élection du président Nieto entérinée après le rejet du recours de la gauche

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/08/2012

La coalition de la gauche accusait Enrique Peña Nieto, vainqueur de l'élection présidentielle mexicaine du 1er juillet, d'avoir acheté des votes.

AFP - Le tribunal fédéral électoral du Mexique a rejeté jeudi à l'unanimité le recours en invalidation déposé par la gauche contre l'élection d'Enrique Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) à l'élection présidentielle du 1er juillet.

Les 7 juges du tribunal ont estimé qu'aucune des accusations de la coalition de gauche sur les achats de vote ou les financements irréguliers n'avaient été étayées par des preuves.

"La demande d'invalidation de l'élection est sans fondement", a déclaré le président du tribunal, Jose Alejandro Luna Ramos, devant une salle bondée après une session de plus de 5 heures.

Cette décision de justice ouvre la voie à la dernière étape du processus électoral présidentiel mexicain: la proclamation par la même instance, avant le 6 septembre, des résultats définitifs du scrutin et la désignation officielle du candidat du PRI comme le président élu, appelé à prendre ses fonctions le 1er décembre, pour la période de 2012 à 2018.

Alors que quelque 300 jeunes criant à la "fraude" devant le tribunal protégé par la police, les juges ont rejeté la totalité des accusations de la coalition de gauche selon laquelle l'élection avait été marquée par de multiples violations des principes constitutionnels de l'équité. "Il ne suffit pas de les dénoncer, mais il faut les prouver", souligne le projet voté par le tribunal.

Enrique Peña Nieto, un avocat de 46 ans, ancien gouverneur de l'Etat de Mexico, est arrivé en tête de l'élection du 1er juillet avec 38,2% des suffrages contre 31,6% au candidat de la coalition de la gauche, Andre Manuel Lopez Obrador, soit une différence de 3,3 millions de voix.

Jeudi soir, le futur président s'est félicité de la décision du tribunal sur son compte Twitter. "C'est le moment de commencer une nouvelle étape de travail en faveur du Mexique. Allons de l'avant, avec le dialogue, l'entente et des accords, avançons ensemble pour l'unité et la grandeur du Mexique", a-t-il écrit.

Sur Twitter également, Lopez Obrador a au contraire estimé que le fait de ne pas invalider l'élection "est une attaque contre la démocratie et un choix pour la corruption".

Quand il fut devenu clair que le tribunal rejetterait le recours de la gauche, Le coordinateur de la campagne de Lopez Obrador avait estimé à la télévision que les juges du tribunal électoral constituaient une "bande de crapules".

Selon la gauche, le PRI avait procédé à l'achat de 5 millions de votes, y compris par la distribution de cartes d'achat d'une chaîne de magasin.

Mais selon le juge Flavio Galvan Rivera, "il n'y a pas de preuve d'achat de vote, ni de preuve de contrainte".

Les médias mexicains ont-ils procédé, comme le prétendait la gauche, à une "couverture tendancieuse" de la campagne électorale en faveur du candidat du PRI et contre la coalition de gauche? Selon le tribunal, le recours de la coalition de gauche ne contient que des "affirmations dogmatiques" qui ne démontrent pas un véritable préjudice au détriment de Lopez Obrador.

De la même manière, en ce qui concerne les sondages pré-électoraux, le Tribunal a indiqué qu'il n'a pas été possible de "confirmer des faits, des actes ou des circonstances qui ont permis de conclure à une manipulation".

Le PRI, au pouvoir au Mexique de 1929 à 2000, s'apprête maintenant à reprendre la présidence de la République après 12 ans de traversée du désert.

Enrique Peña Nieto hérite de son prédécesseur, le conservateur Felipe Calderon d'un pays touché de plein fouet par la violence des narcotrafiquants. La guerre déclenché par Calderon contre la délinquance organisée avec l'appui de l'armée aura fait quelque 60.000 morts en six ans et le futur président s'est fixé comme premier objectif une baisse de la violence dans le pays.

Première publication : 31/08/2012

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