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Afrique

Le numéro deux du parti de Gbagbo condamné à six mois de prison

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/08/2012

Arrêté le 26 août, Laurent Akoun, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, a écopé ce vendredi d'une peine de six mois ferme de prison pour trouble à l'ordre public.

AFP - Laurent Akoun, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, a été condamné vendredi à six mois de prison ferme pour trouble à l'ordre public, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est une déception. On a compris tout le long des questions posées par le parquet que c'est un verdict politique", a dénoncé l'un des avocats de M. Akoun, Me Toussaint Zahui Dako, annonçant que la défense comptait faire appel.

A l'issue de vifs débats d'environ quatre heures, M. Akoun, qui avait été arrêté le 26 août, a été condamné à une peine de six mois de prison ferme. Le procureur Allah Kouadio avait requis cinq ans de prison pour des propos tenus par le responsable du FPI lors d'une réunion avec des militants, et repris dans la presse.

Ces propos, accusant le président Alassane Ouattara de "mentir" et d'avoir voulu "tuer Gbagbo", "poussent à la révolte et sont de nature à menacer l'ordre public et à créer des troubles politiques graves", a lancé le procureur, fustigeant "un appel à l'insurrection".

M. Akoun est reparti vers la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), où il est détenu depuis le début de la semaine.

Sa défense avait réclamé une "relaxe pure et simple", jugeant l'accusation infondée.

Le président du tribunal, le juge Braman Koné, a interrogé Laurent Akoun sur un éventuel lien entre les propos incriminés et les attaques contre l'armée qui ont commencé quelques jours plus tard, suscitant un tollé dans l'assistance, parmi laquelle des responsables du FPI.

La Côte d'Ivoire connaît actuellement son plus sérieux regain de tension depuis la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait quelque 3.000 morts.
 

Première publication : 31/08/2012

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