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Sports

La lutte inégale d'un athlète français contre les prothèses en carbone

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/09/2012

L'athlète français Clavel Kayitaré, qui visait l'or, a fini 6e de la finale du 200 m, ce samedi, aux Jeux paralympiques. Handicapé à une jambe, il s'estime désavantagé par rapport à ses adversaires qui portent des prothèses ultra-performantes.

AFP - Le Français Clavel Kayitaré, gravement blessé au Rwanda en 1994, espérait enfin récolter l'or paralympique sur 200 m samedi aux Jeux de Londres, mais les prothèses ultra-perfectionnées de ses adversaires amputés l'ont relégué à la 6e place.

"Je suis déçu, car j'ai fait l'un de mes meilleurs temps", regrette le jeune homme de 26 ans, handicapé à une jambe mais qui ne porte pas de prothèse.

Avec un temps de 26 sec 22/100, Kayitaré, 2e des Mondiaux en 2011, a battu son record personnel, mais n'a rien pu faire face à ses adversaires, notamment face au Britannique Richard Whitehead, vainqueur en 24 sec 38/100, record du monde de la catégorie.

Après deux médailles d'argent à Athènes sur 100 et 200 m, le Français espérait cette année oublier sa disqualification sur faux-départ en finale du 100 m à Pékin en 2008.

Mais selon son entraîneur Jo Maisetti, il "ne pouvait pas rivaliser" avec les autres coureurs, dont certains portaient une prothèse de jambe et d'autres deux, comme le gagnant, né sans membres inférieurs.

Pour avoir assez d'athlètes dans chaque discipline, les instances paralympiques font courir ensemble des sportifs porteurs de handicaps différents mais dont ils estiment que les capacités sont comparables.

Clavel Kayitaré, laissé pour mort en 1994 après le massacre de sa famille au cours du génocide rwandais, a toujours ses deux jambes mais la gauche n'est plus articulée.

Sa catégorie paralympique, T42, est néanmoins la même que les amputés fémoraux.

Portrait de Clavel Kayitare



"Pas de ressorts"

Transporté en France par une ONG pour y être soigné, le petit garçon d'alors a dû se déplacer pendant cinq ans en fauteuil roulant. Venu à l'athlétisme "un peu par hasard" selon son père, Clavel Kayitaré dit s'entraîner aujourd'hui "autant" que le champion valide, Christophe Lemaître.

Mais "c'est vrai que je suis désavantagé. J'ai mes deux jambes et ce ne sont pas des ressorts...", note-t-il avec un brin d'humour dans les allées du parc olympique, entouré de ses parents adoptifs, Antoine et Nadine Léonard.

"C'est la première fois qu'il fait cette place-là", relève son père, à la fois déçu et surpris.

Les athlètes sont aujourd'hui équipés de lames en carbone très perfectionnées et "il y a une évolution très nette de la technologie, c'est très rapide", poursuit son entraîneur.

"Quand ils ont deux prothèses, ils ont une course plus symétrique, plus régulière que Clavel", qui "doit travailler énormément cet équilibre et le renforcement musculaire", explique-t-il encore.

"Il y a forcément une limite" physique, malgré les capacités "exceptionnelles" du Français, poursuit M. Maisetti, ancien entraîneur de sportifs valides.

Les interrogations autour des prothèses suscitent de plus en plus de controverse, comme celle qui a entouré le Sud-Africain Oscar Pistorius, premier double amputé à participer aux JO le mois dernier.

Si ses prothèses ne semblent pas avantager Pistorius par rapport aux valides puisque ses performances se sont révélées assez moyennes, le Sud-Africain qui entre en piste samedi soir, règne en maître sur le sprint handisport dans sa catégorie (T44).

Tout espoir n'est pas perdu pour Clavel Kayitaré, qui s'alignera la semaine prochaine sur 100 m et en relais 4x100 m, des distances plus courtes sur lesquelles il devrait être moins désavantagé, selon son entraîneur.

 

Première publication : 01/09/2012

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