Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le hip-hop fusion à la française

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Tunisie se prépare à voter

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Nouvelle tentative pour mettre fin au conflit entre Kiev et Moscou

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet européen sur l'emploi : la croissance à l'ordre du jour

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La chasse au carbone

En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

  • L’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAN-2015

    En savoir plus

  • François Hollande inaugure la Fondation Vuitton à Paris

    En savoir plus

  • Paris et Berlin s'entendent pour stimuler l'investissement en Europe

    En savoir plus

  • Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • Kate et William attendent leur deuxième enfant pour avril

    En savoir plus

  • Quand l’EI ne veut plus que ses militants postent de selfies

    En savoir plus

  • La crainte s'empare des Iraniennes après des attaques à l'acide

    En savoir plus

  • Le gouvernement japonais fragilisé après la démission de deux ministres

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

Moyen-orient

Desmond Tutu demande un procès à La Haye pour George W. Bush et Tony Blair

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/09/2012

Les deux anciens dirigeants devraient être jugés devant la Cour internationale de justice, estime dans une tribune l'archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix, qui les accuse d'avoir menti avant de déclarer la guerre à l'Irak.

AFP - L'archevêque noir sud-africain et prix Nobel de la paix Desmond Tutu estime dimanche dans l'Observer britannique que les anciens dirigeants américain et britannique George Bush et Tony Blair devraient être jugés à la Haye pour la guerre en Irak, basée selon lui sur "un mensonge".
              
"Une vieille antienne", lui a rétorqué M. Blair immédiatement dans un communiqué.
              
Mgr Tutu expliquait dans une tribune les raisons pour lesquelles il a renoncé, cette semaine, à participer à Johannesburg à une conférence à laquelle assistait aussi l'ancien Premier ministre britannique.
              
L'archevêque reproche à MM. Bush et Blair d'avoir menti en prenant pour prétexte à l'invasion de l'Irak la possible présence dans le pays d'armes de destruction massive, alors qu'ils voulaient uniquement "se débarrasser de Saddam Hussein", son ancien président.
              
Mgr Tutu estime que MM. Blair et Bush ont ainsi "déstabilisé et polarisé le monde à un degré jamais atteint par aucun autre conflit dans l'histoire", "avec le spectre de la Syrie et de l'Iran devant nous".
              
Il cite des chiffres selon lesquels leur décision a abouti à ce que, rien qu'en Irak, "6,5 personnes meurent quotidiennement dans des attaques-suicides et des explosions de véhicule". "Plus de 110.000 irakiens sont morts dans ce conflit depuis 2003, des millions ont été déplacés", et fin 2011, "près de 4.500 soldats américains avaient été tués et plus de 32.000 blessés", ajoute-t-il.
              
"Rien que pour ces faits, dans un monde cohérent, les responsables de ces souffrances et de ces pertes de vies humaines devraient suivre le même chemin que certains de leurs pairs africains et asiatiques qui ont eu à répondre de leurs actes (devant la cour internationale de Justice de) la Haye", soutient-il.
              
"Les bons dirigeants, conclut Mgr Tutu, sont les gardiens de la morale", et "la question n'est pas de savoir si Saddam Hussein était gentil ou méchant, ou combien de personnes de son peuple il a massacré. La question est que M. Bush et M. Blair n'auraient jamais dû s'abaisser à ce niveau d'immoralité".
              
Tout en professant "un grand respect pour le combat contre l'apartheid" de l'archevêque, M. Blair a qualifié sur son site internet de "vieille antienne" ses accusations de mensonge, alors que "toutes les analyses indépendantes ont démontré" le contraire, selon lui.
              
Il juge aussi "bizarre" de la part de Mgr Tutu de considérer que "le massacre par Saddam de centaines de milliers de ses concitoyens est sans rapport avec la moralité" dans la décision de le renverser.
              
M. Blair considère plutôt que le massacre de 5.000 personnes à l'arme chimique dans la ville d'Halabja en 1988, ou "le million de morts de la guerre Iran-Irak", "en partie avec des armes chimiques" également, l'assassinat par Saddam de ses opposants politiques, ou encore "la torture systématique de son peuple", "rendent au contraire très moral" de l'avoir renversé.
              
"En gros c'est toujours le même débat, que nous avons eu de nombreuses fois, avec rien de nouveau à ajouter. Mais "dans une démocratie bien portante, les gens peuvent être d'accord pour ne pas être d'accord", ironise-t-il.
              
"En dépit des problèmes, l'économie de l'Irak est aujourd'hui au moins trois fois ce qu'elle était, et la mortalité des enfants a été réduite d'un tiers", note enfin M. Blair.

 

Première publication : 02/09/2012

  • CHRONOLOGIE

    Sept ans dans le bourbier irakien

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Dans ses "Mémoires", Tony Blair confesse ne pas avoir "vu le cauchemar irakien arriver”

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Quand Tony Blair justifiait l'engagement des forces britanniques en Irak

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)