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Economie

François Hollande se donne deux ans pour redresser la France

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/09/2012

Interrogé dimanche soir dans le journal de TF1, le président se donne un an pour inverser la courbe du chômage et deux ans pour redresser la France. Les grandes entreprises et les ménages aisés seront particulièrement mis à contribution.

AFP - Malmené dans les sondages, le président François Hollande a promis dimanche soir "un agenda de redressement" de la France sur "deux ans" et d'accélérer en conséquence le train des réformes pour répondre à "l'impatience" et aux "inquiétudes" des Français face à la crise.

À droite, la réaction de Luc Chatel, ex-ministre de l'éducation

"La bonne nouvelle c'est que François Hollande est enfin rentré de vacances, la mauvaise c'est que je ne suis pas sûr qu'il ait pris conscience de la réalité des difficultés du pays".

"Ces quatre derniers mois ont été frappés d'immobilisme alors j'ai compris que le navire avait pris l'eau, j'ai compris que les critiques, surtout au sein de la majorité, avaient alerté le président de la République et qu'il souhaitait montrer  qu'il voulait donner un cap mais nous le jugerons sur ses résultats et sur ses actes".

"Je suis en situation de combat" et "vous me dîtes: il faut accélérer. J'accélère", a lancé le président Hollande sur TF1, visiblement soucieux de répondre à ses détracteurs et aux nombreux éditorialistes qui le décrivaient ces dernières semaines comme une personnalité hésitante et en mal d'autorité.

François Hollande, qui ne s'était plus exprimé sur un plateau de télévision depuis le 14 juillet, se donne "deux ans pour à la fois mettre en oeuvre une politique pour l'emploi, pour la compétitivité et le redressement des comptes publics", mais "un an" seulement pour "inverser la courbe du chômage".

"Je dois fixer le cap et le rythme", a-t-il insisté, car "j'ai pour mission de redresser notre pays" face à "un chômage élevé, une compétitivité dégradée, des déficits considérables, un endettement historique".

François Hollande se veut désormais "en première ligne", en réponse à ses détracteurs et alors que les Français lui reprochent, selon les sondages, de ne pas être suffisamment actif. Un peu à la manière de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, il a promis d'assumer "toute la responsabilité" de l'action menée et de venir "s'expliquer régulièrement devant les Français".

Décrivant son Premier ministre comme "un homme sérieux", il a expliqué qu'il revenait à Jean-Marc Ayrault "de faire travailler le gouvernement dans le cadre" qu'il a "fixé".

Le gouvernement "n'a pas perdu son temps", s'est-il défendu, rappelant l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire, la baisse des prix de l'essence, les emplois d'avenir ou les contrats de génération.

À gauche, la réaction de Martine Aubry, 1ère secrétaire du PS

"François Hollande s'est montré à la hauteur des responsabilités historiques qui sont les siennes : un président mobilisé et mobilisateur.

"Le président a su aussi trouver les mots qui mobilisent, en fixant un agenda du redressement en deux ans, les principales décisions avant la fin de l'année et une inversion de la courbe du chômage d'ici un an".

"La présidence Hollande, c'est un cap clair - le redressement dans la justice -, un calendrier méthodique et ambitieux, et la mobilisation de la société".

Mais "il faut faire encore davantage", a-t-il insisté, évoquant la réforme bancaire et la banque publique d'investissement, deux promesses de campagne qui doivent, comme toutes les autres, être "engagées avant la fin de l'année".

Pour autant, a-t-il averti, "je ne vais pas faire en quatre mois ce que mes prédécesseurs n'ont pas fait en cinq ans ou en dix ans", reprenant une phrase de Bill Clinton lors de la convention démocrate. "Aucun président, -pas moi-même, ni aucun de mes prédécesseurs -, personne n'aurait pu réparer les dégâts causés en seulement quatre ans", avait lancé l'ex-président américain à propos de Barack Obama.

François Hollande a invoqué "la crise qui s'est encore accélérée", annonçant que le budget 2013 serait bâti sur une hypothèse de croissance "réaliste" de "sans doute 0,8%", contre 1,2% prévu jusqu'à présent par le gouvernement.

"Je ne veux pas que l'on puisse imaginer que l'Etat prépare son budget avec des hypothèses qui se révéleraient fausses", a-t-il insisté, alors que mercredi dernier encore la porte-parole du gouvernement avait affirmé qu'il n'y avait pas de révision de croissance pour le moment.

Pour 2012, la croissance devrait être "à peine supérieure à zéro", a estimé François Hollande alors que le gouvernement tablait jusqu'à présent sur 0,3%.

La conséquence, a-t-il confirmé, ce seront des impôts qui augmenteront de 10 milliards d'euros pour les ménages, "notamment" les plus "favorisés" avec un gel du barème de l'impôt sur le revenu ou l'alignement de la taxation des revenus du capital sur celle des revenus du travail.

Il s'est montré très ferme sur la taxe à 75% sur la part de revenus supérieurs à un million d'euros, prévenant qu'il n'y aurait "pas d'exceptions" pour les artistes ou les footballeurs par exemple, comme certains membres du gouvernement l'avaient pourtant envisagé.

"Etre Français, c'est recevoir, et donner à son pays, c'est ça le patriotisme, chacun doit prendre sa part", a-t-il affirmé, en insistant à maintes reprises sur "l'exemplarité" nécessaire en cette période de crise.

Cette taxation resterait cependant exceptionnelle, limitée au temps du redressement, soit deux ans, et ne concernerait selon lui que "2 à 3.000 personnes".

Une hausse de la CSG est dans les tuyaux: elle "pourra faire partie", a-t-il dit, de la discussion sur la réforme du financement de la protection sociale, mais d'autres sources de revenus seront étudiées, "y compris les financements écologiques". "Tout sera décidé d'ici à la fin de l'année" et "mis en oeuvre" en 2013, selon lui.

Interrogé sur la bronca provoquée par l'annonce de Bernard Arnault, l'homme le plus riche de France et d'Europe, patron du groupe LVMH, de demander la nationalité belge tout en contestant rechercher en Belgique un exil fiscal, le président a estimé qu'il aurait dû "bien mesurer" la portée de son geste mais que les 75% n'étaient pas "en cause".

"Ceux qui ont voulu en faire une polémique en sont pour leur frais", a-t-il assuré.

Il a mis en garde les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail: si la délicate négociation ne devait pas aboutir avant "la fin de l'année", l'Etat agirait seul.

Première publication : 09/09/2012

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