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Moyen-orient

Le vice-président irakien condamné à mort par contumace

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/09/2012

Le vice-président irakien, l'un des hauts dirigeants sunnites du pays, a été condamné à mort par contumace dimanche pour le meurtre d'une avocate et d'un général. Réfugié en Turquie, Tarek al-Hachémi a rejeté lundi sa condamnation.

AFP - Le vice-président irakien Tarek al-Hachémi réfugié en Turquie a rejeté lundi sa condamnation à mort par contumace la veille à Bagdad et exigé à nouveau la garantie d'un "procès équitable" et de sa "sécurité" personnelle avant de rentrer dans son pays.

"Je rejette totalement" ce verdict "politiquement motivé", a déclaré M. Hachémi lors d'une conférence de presse à Ankara au lendemain de la peine capitale prononcée contre lui par un tribunal de Bagdad pour le meurtre d'une avocate et d'un général.

M. Hachémi, l'un des principaux dirigeants sunnites d'Irak, réfugié depuis avril en Turquie où il vit avec sa famille sous la protection de l'Etat turc qui refuse de l'extrader, a ajouté qu'il ne retournerait pas à Bagdad sans garantie d'un "jugement équitable".

La Turquie refuse d’extrader Tarek al-Hachémi

La Turquie "ne livrera pas" le vice-président irakien Tarek al-Hachémi, a annoncé mardi le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

"Nous garderons M. Hachémi en Turquie tant qu'il souhaitera rester dans notre pays. Et nous ne le livrerons pas" à l'Irak, a-t-il dit devant la presse à l'aéroport d'Ankara, avant de quitter la Turquie pour une visite qui le mènera notamment en Azerbaïdjan et en Bosnie.

"Tout en confirmant de nouveau mon entière innocence et celle de mes gardes, je rejette totalement et ne reconnaîtrai jamais le verdict inéquitable, injuste et politiquement motivé, auquel il fallait s'attendre dès le début de ce ridicule procès", a déclaré M. Hachémi à la presse.

Il a qualifié de "phase finale d'une campagne théâtrale" la condamnation à mort qui le frappe, aux ordres, selon lui, de son rival en politique, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, par l'intermédiaire de son "appareil judiciaire politisé".

La justice irakienne poursuivait M. Hachémi et certains membres de sa garde rapprochée pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables.

Tarek al-Hachémi dénonce depuis des mois une procédure menée à des fins purement politiques, s'inscrivant dans le conflit qui oppose sa famille politique, le bloc Iraqiya dominé par les sunnites, au Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki, qu'il accuse d'autoritarisme.

M. Hachémi a affirmé qu'il se soumettrait à un procès organisé conjointement par l'ONU et les autorités irakiennes, ajoutant que les Nations unies devraient envoyer sans attendre à Bagdad des juges pour enquêter sur les accusations le visant.

"Et j'accepterai le verdict, quel qu'il soit, d'un tel tribunal", a-t-il assuré.

"La question la plus importante est celle d'un procès équitable. Si un tel procès équitable m'est garanti demain (...) si l'ONU m'assure d'un procès équitable à Bagdad, je suis prêt à m'y soumettre", a ajouté M. Hachémi.

A la question de savoir s'il ferait appel du jugement rendu dimanche à Bagdad, le vice-président irakien a répondu qu'il avait écrit des lettres aux Nations unies et à son organisation des droits de l'Homme.

"Ils m'ont promis de faire quelque chose. Peut-être le mois prochain. J'attends... Jusqu'à présent, je n'ai rien vu de tangible", a-t-il noté.

Première publication : 09/09/2012

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