Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

France - migrants illégaux : l'impasse calaisienne

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : l'Iran réaffirme son soutien à l'Irak : à quel prix ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Entretien exclusif avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Magic in the moonlight" : la magie opère dans le dernier Woody Allen

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Total, premier groupe pétrolier en Afrique, a perdu son PDG Christophe de Margerie

En savoir plus

FACE À FACE

Martine Aubry, la gauche et ses frondeurs

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Ces étrangers qui partent combattre avec les Kurdes en Irak et en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

La sentence de Pistorius est-elle "satisfaisante" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Prisonnier Pistorius"

En savoir plus

FRANCE

"Président mobilisé" ou "sans idée", Hollande jugé sur sa prestation

Vidéo par Sandrine GOMES

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/09/2012

Lors de sa première intervention télévisée de la rentrée, dimanche soir sur TF1, le chef de l'État français a détaillé les principales mesures qui seront mises en place au cours des deux prochaines années. Les réactions politiques n’ont pas tardé.

Président "mobilisé et mobilisateur" ou "aux abois", les réactions politiques à l’intervention télévisée du président français François Hollande, dimanche soir, sont contrastées, chacun cherchant à se faire entendre à l’heure de la rentrée politique.

Le parti socialiste : "La présidence de combat a commencé"

Le parti au pouvoir se mobilise derrière le président issu de ses rangs. La première secrétaire Martine Aubry salue "un président mobilisé et mobilisateur", un gouvernement qui fixe "un cap clair - le redressement dans la justice -, un calendrier méthodique et ambitieux, et la mobilisation de la société". Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, veut voir le début d’une "mobilisation générale de la nation pour le redressement du pays". Il estime que "la présidence de combat a commencé."

Partenaires du PS au gouvernement, les écologistes d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) réagissent par la voix de Jean-Vincent Placé, président du groupe parlementaire : il perçoit un François Hollande "décidé, serein, actif", même s’il a présenté "peu de choses nouvelles". "Pour ma part, je ne trouve pas qu'il y ait un changement, je trouve qu'il y a un renforcement".

Le Front de gauche : "Ces mesures mènent à l'enlisement"

Les critiques du Front de gauche sont plus acerbes, quoique mesurées comparées à celles proférées par Jean-Luc Mélenchon au mois d’août. Il qualifiait alors de "creux"  les cent premiers jours de François Hollande. Cette fois, l’ancien candidat à la présidentielle a souhaité ne pas "mettre en cause ni la bonne foi, ni l'intelligence, ni le dévouement du chef de l'État", tout en prédisant que les mesures d'"austérité" présentées par le président mènent "nécessairement, obligatoirement, absolument" à l'"enlisement". "Le pays va entrer en récession, les déficits vont s'aggraver, le chômage va augmenter, comme au Portugal, en Espagne ou en Grèce" a estimé l'eurodéputé.

Le centre droit : "Il n'y parviendra pas"

Les acteurs au centre de l’échiquier politique regrettent qu’il "n'y [ait] rien de nouveau dans cette intervention. C'était bien que le président parle, qu'il donne son calendrier, mais mon sentiment objectif, sans aucune malignité, c'est qu'il est pris dans ses contradictions et qu'il n'y parviendra pas", a conclu Jean-Louis Borloo, président du Parti radical. Hervé Morin, président du Nouveau Centre, juge que "François Hollande rate une occasion de prouver qu'il préfère l'action aux grandes déclarations."

UMP : "En 100 jours, les socialistes ont fait un agenda !"

Les caciques de l’UMP sont les plus virulents dans leurs critiques. L’ancien Premier ministre François Fillon juge que le président est "aux abois pour dissimuler un profond désarroi", affirme-t-il sur Europe 1. Henri Guaino, également candidat à la présidence de l’UMP, se lamente que "encore une fois, François Hollande [arrive] sans aucune idée, sans aucune proposition. Le moment est venu de se réveiller et d'agir !" La déléguée générale adjointe de l'UMP, Valérie Rosso-Debord, s’étonne qu’"en 100 jours, les socialistes ont fait un agenda ! Mais comment se fait-il qu'il aura fallu attendre quatre mois pour l'avoir cet agenda ? N'était-il pas prévu ?" Nadine Morano, quant à elle, décrit le président par son habituelle métaphore du "capitaine de pédalo", qui se trouve "dans la tempête".

Le Front national : "Un président totalement impuissant"

Marine Le Pen, présidente du Front nationale, préfère la métaphore de la faiblesse et du "désir" : "Il m'est apparu un président totalement impuissant, exprimant des désirs en matière de croissance, quelques 'mesurettes' qui d'ailleurs viennent quasiment de l'ère Mitterrand, c'est presque préhistorique », a-t-elle déclaré sur BFMTV.

Première publication : 10/09/2012

  • FRANCE

    François Hollande se donne deux ans pour redresser la France

    En savoir plus

  • FRANCE

    François Hollande, chahuté dans les sondages, fait sa rentrée médiatique

    En savoir plus

  • FRANCE - FISCALITÉ

    Arnault sollicite la nationalité belge, "un message fort adressé à Hollande"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)