Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le Venezuela a lancé le "petro", sa crypto-monnaie officielle

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Zimbabwe : Morgan Tsvangirai inhumé dans son village natal

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Afrin: une guerre sans images

En savoir plus

LE DÉBAT

Offensive sur Afrin en Syrie : Damas, Ankara, un nouveau rapport de force ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Gabriel Attal : "Les propos de Laurent Wauquiez sont indignes et pas au niveau du chef d'un grand parti d'opposition"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Guillaume Larrivé : "On voit que la meute est en marche aux ordres de l'Élysée"

En savoir plus

FOCUS

RD Congo : la Chine à l'assaut du cobalt

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Isabelle Carré écrivaine se dévoile dans "Les Rêveurs"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Sandales, tunique rouge et colliers à fleurs" pour Justin Trudeau en Inde

En savoir plus

Moyen-orient

"La Syrie devient un terrain d’entraînement pour djihadistes"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/09/2012

Le médecin français Jacques Bérès a effectué plusieurs voyages en Syrie afin de soigner les victimes du conflit. Selon lui, de nombreux djihadistes étrangers se sont rendus dans le pays pour y affronter les forces régulières de Bachar al-Assad.

Le docteur Jacques Bérès revient tout juste de Syrie. Le confondateur de Médecins sans frontières (MSF) a passé deux semaines à soigner les blessés dans un hôpital de la ville d’Alep (nord-ouest du pays), où de violents combats opposent toujours les forces régulières de Bachar al-Assad  aux rebelles.

Ce n’est pas la première fois qu’il se rend en Syrie depuis le début du conflit, en mars 2011. Mais cette fois-ci, contrairement à ses missions précédentes à Homs ou à Idlib (ouest du pays), il a été frappé par le nombre de combattants étrangers parmi les victimes.

“A Homs, les combattants que j’ai eu à soigner étaient uniquement des Syriens du périmètre avoisinant. Chaque fois qu’un combattant arrivait, les gens de l’hôpital savaient instantanément qui était la victime. Le cousin, le père, l’oncle de quelqu’un... Mais à Alep, d’où je reviens juste, le personnel hospitalier disait qu’il y avait des étrangers parmi ces combattants”, témoigne-t-il au micro de FRANCE 24 dans l’émission "l’Entretien".

Même si le Docteur Bérès reste prudent dans ses propos, ce qu’il a vu lui permet d’avancer que la Syrie est actuellement “un grand rendez-vous de djihadistes, un grand terrain d’entraînement favorisé par des filières  en provenance des monarchies pétrolières”.

“L’exemple à suivre, c’est Mohamed Merah”

“J’ai vu des djihadistes avec le bandeau vert ou noir, le sceau du prophète, les versets coraniques....la moustache supprimée, juste le collier de barbe salafiste”, poursuit-il.

Jacques Bérès l’admet volontiers : il ne parle pas suffisamment bien l’arabe pour identifier les régions d’origine des différents blessés. “Les gens de l’hôpital me disaient juste que c’étaient des étrangers sans préciser s’ils étaient Marocains, Tunisiens, Égyptiens, Jordaniens...”

En revanche, il a aisément pu reconnaître les Occidentaux...et a fortiori ses compatriotes. “J’ai rencontré deux jeunes Français. Je les ai soignés, puis je leur ai parlé, le Français était leur langue maternelle... Ils étaient convaincus de devoir se battre contre Bachar al-Assad pour instaurer le règne de la charia”, explique-t-il. Le médecin n’a pas pu en savoir tellement plus... “Ils étaient très méfiants, c’était difficile de parler avec eux. Mais le plus troublant, c’est que le plus jeune des deux expliquait que l’exemple à suivre, c'était Mohammed Merah”, raconte-t-il.

L’auteur des tueries de Toulouse et de Montauban, qui ont fait sept mort en mars 2012, a-t-il fait des émules et incité des jeunes à aller se battre en Syrie ? “Je crois que personne n’a une idée claire de combien de dizaines d’individus ça peut faire mais les autorités françaises sont très conscientes du problème et du danger que cela représente”, estime-t-il en tous cas....  

Dans un conflit asymétrique, les rebelles ne peuvent de toutes façons pas se passer des services de ses volontaires. Sur ce point, “c’est surtout la faute des puissances occidentales de ne rien avoir fait”, déplore Jacques Bérès.

Première publication : 10/09/2012

COMMENTAIRE(S)