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La menace salafiste en Tunisie est-elle un fantasme français ?
Dans une interview accordée au "Figaro", le président tunisien, Moncef Marzouki, déplore la propension de la France à crier au loup salafiste. Un coup de griffe que certains analystes trouvent déplacé.
Ancien opposant historique devenu président, Moncef Marzouki n’a pas perdu sa capacité d’indignation. Notamment lorsqu’il s’agit de défendre l’image de la Tunisie, à la tête de laquelle il a été désigné en décembre 2011. Dans une interview publiée ce lundi 10 septembre dans les colonnes du "Figaro", le chef de l’État tunisien se dit "accablé, scandalisé, blessé, indigné par l'image qu'on […] donne de la Tunisie, à savoir un pays qui va basculer dans l'escarcelle de l'islamisme, qui est sur le point de verser dans le salafisme." Et de rassurer : "la Tunisie n'est pas en train de basculer dans l'islamisme à outrance. Prétendre cela relève du fantasme."
Principale cible du courroux présidentiel : la France et sa fâcheuse tendance à s’alarmer des troubles provoqués par des salafistes. "Il ne s’agit pas seulement d’un fantasme français, l’inquiétude suscitée par cet islamisme radical correspond à un ressenti de nombreux Tunisiens alimenté par des faits, observe Samy Ghorbal, journaliste et écrivain tunisien, auteur du livre "Orphelins de Bourguiba et héritiers du Prophète" (éd. Cérès, 2012).
Ces derniers mois, les attaques perpétrées par des personnes se revendiquant d’un islamisme radical semblent en effet s’être multipliées sur le territoire tunisien. Dernière anicroche en date : la mise à sac par des salafistes du dernier débit de boissons alcoolisées de Sidi Bouzid, ville symbole de la "révolution du jasmin". Au mois de juin, ce sont les violences survenues en marge d’une foire d’art contemporain, dont certaines œuvres étaient considérées comme blasphématoires, qui avaient suscité l’émoi dans le monde artistique tunisien et français.
Incidents "insignifiants"
Mais l’incident qui a le plus marqué les esprits en France demeure la violente agression dont a été victime, le 13 août, un responsable socialiste français. Alors en vacances à Bizerte avec son épouse et sa fille de 12 ans, ce conseiller régional de la Sarthe (ouest de la France) avait été roué de coups par des hommes jugeant les tenues vestimentaires de la famille peu appropriées. "Personne ne m'a secouru. Je n'ai dû mon salut qu'au fait que j'aie réussi à m'enfuir. Si j'étais tombé à terre, ils m'auraient lynché", avait témoigné par la suite la victime dans les médias français.
Un accrochage qualifié de "malheureux" par Moncef Marzouki mais qui, selon lui, fait partie de ces incidents marginaux montés en épingle par la presse hexagonale. "Je ne veux pas dire que ce n'est pas un acte condamnable, mais il y a des millions de touristes en Tunisie et ils ne sont jamais agressés, s’est employé à rappeler dans "Le Figaro" le président tunisien. Ces incidents sont insignifiants pour ce qui est de leur capacité à transformer la société tunisienne, mais ils sont malheureusement hypersignifiants par leur capacité de nuisance sur l'image de la Tunisie."
"Cellule cancéreuse"
Pour les partis d'opposition, le mal est cependant plus profond que cela. Ces récentes actions demeurent préoccupantes "pour l’impact néfaste qu’elles peuvent avoir sur la société tunisienne", redoute Adnane Ben Youssef, secrétaire exécutif de la Fédération Al Joumhouri France Nord. "Elles risquent en effet d’instituer la violence comme moyen de gestion d’un différend. Et comme ni le président ni Ennahda [le parti islamiste qui domine le Parlement et le gouvernement] n’ont adopté une ligne claire sur la question, cela risque de provoquer un recul de l’État."
Même son de cloche chez les observateurs de la vie politique tunisienne. "Nous ne sommes pas dans l’Algérie du début des années 1990, nous ne dénombrons aucun mort et n’avons pas encore découvert l’existence d’une quelconque milice, mais le mouvement salafiste est comme une cellule cancéreuse qu’il faut surveiller car il peut encore gagner en audience, prévient Samy Ghorbal. Les Tunisiens sont en droit d’attendre des institutions une vigilance accrue et une position ferme contre les atteintes au vivre-ensemble. Le rôle du président de la République est de rappeler certaines règles et non pas de délivrer lors d’une interview une analyse sociologique de la Tunisie".
Aveu d’échec
Nombreux se sont ceux qui voient dans les propos du chef de l’État tunisien un aveu de faiblesse, sinon d’échec. Propulsé fin 2011 à la présidence tunisienne après un accord de partage de pouvoir contracté avec Ennahda et les sociaux-démocrates du parti Ettakatol, Moncef Marzouki est régulièrement considéré par ses détracteurs comme un "pantin" poings et mains liés aux islamistes. L'extradition de l'ancien Premier ministre libyen Al Baghdadi Al Mahmoudi décidée à la fin juin sans son aval en constitue l'exemple le plus retentissant. Idem pour la question des salafistes, selon l'opposition. "Le président n’a pas de levier pour pouvoir agir, estime Adnane Ben Youssef. Il est tributaire de la stratégie de ses alliés d’Ennahda."
Contraint à la clandestinité sous le régime de Ben Ali, le parti islamiste, aujourd'hui au pouvoir après avoir récolté quelque 90 sièges (42%) à l'Assemblée à l'issue des élections d'octobre 2011, peine à réprimander des salafistes qui pourraient, en cas de sanctions, se radicaliser davantage. "Moncef Marzouki et Moustapha Ben Jaafar [le président de l’Assemblée nationale ] ont considéré qu’Ennahda était soluble avec la démocratie. Ils lui ont fait la courte échelle vers le pouvoir en s'alliant avec lui, rappelle Samy Ghorbal. On devient démocrate en apprenant de ses erreurs, de ses défaites. Il faut se souvenir que les islamistes turcs de l'AKP, qu'on cite volontiers en exemple aujourd'hui, avaient essuyé une série de revers, et c'est à cause de ces revers, parce que le pouvoir se refusait à eux, qu'ils ont accompli leur mue démocratique. En Tunisie, fallait-il tout leur donner tout, tout de suite ?"
Moncef Marzouki, lui-même, n’en semble plus convaincu. Dans son interview au "Figaro", le président alerte sur la tentation du parti de vouloir mettre la main sur "un certain nombre de rouages de l’État". Comme si Ennahda reproduisait "de façon quasi inconsciente les anciennes pratiques". Il y a alliés plus recommandables.
























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(28) Réactions
@Oum Assia
Ce sont vos lectures qui vous permettent de prendre les autres pour des abrutis ?
"La menace salafiste en Tunisie est-elle un fantasme français ?"
Non.
Un correctif après les événements récents?
Marzouki considère-t-il toujours que la menace intégriste en Tunisie est un fantasme français, alors que l'attaque contre l'ambassade américaine a été la plus meurtrière du monde arabe après celle de Benghazi? Il n'est pire sourd...
Un peu de tolérance..
Je trouve dommage que beaucoup de personnes associent le mot salafi (et non salafiste) sans en connaitre le sens, le saviez vous mais les salafi rejettent l'idée même de manifester, de violence. La vérité n'est pas à la télé, dans les médias mais dans les livres, et puis connaitre une religion ce n'est pas ses adeptes que l'on doit regarder mais bien ce qu'elle propose car aucun être humains n'est parfait et l'erreur est humaine. Un conseil arrêtez d'être des moutons et pour vous faire une VRAI opinion lisez !
réponse @ DULICITE sur " Faut pas condamner "
Dulicite, Il faut savoir condamner ce qui est condamnable !
Tariq Ramadan , Égyptien et Suisse , dont la famille vient droit de la mouvance des frères musulmans ne peut se défaire de ce cordon ombilical qui a formaté sa vie et sa pensée !
Il est quasi d'une logique implacable à un pourcentage frisant les cents pour cents qu'il est assez loin de la pensée philosophique mormone où bien encore bouddhiste pour ne pas dire chrétienne où juive, cela coule de source et cela est d'une logique implacable !
Nous somme quasi tous le produit de nos origines , sauf a de très rare exception !
Tout cela pour vous dire en résumé que les chats ne font pas des chiens où encore des pingouins .
Les positions de ce monsieur Tariq Ramadan, sont à prendre avec beaucoup de pincettes, de belles phrases et de belles paroles peuvent débouchées sur bien des résultats, ce monsieur est très fort pour savoir noyer le poisson et pour ma part je pense qu'il avance voilé en vérité, sa clarté apparente cache de grande zones sombres .
Javais signalé et souligné en rouge qu'une année en arrière cet a dire au début des évènement d''Égypte, les frères musulmans avait dit clairement qu'ils n'étais pas intéressés part le pouvoir, Tariq Ramadan le rappel dans un passage de son intervention , et aujourd’hui le président d' Égypte (et le monde entier en est témoin ),est issus des frères musulmans !!!
Je n'ai pour ma part aucune confiance en leurs paroles , et Tariq Ramadan descend directement de cette confrérie !!!
Bonne journée.
Eddy
Faut pas condamner...
http://www.dailymotion.com/video/xn1659_tariq-ramadan-faut-pas-condamner-les-islamistes-a-peine-arrives-au-pouvoir_news?ralg=meta2...
Les modérateurs réveillez vous SVP !!!!!!!
Réponse @ Rg sur,,,,
Chiites et salafistes, ce n'est pas la même chose
Ont est d'accord Rg !! Mais !!!
Que ce soit tribal, clanique, religieux , national, où que sais je encore,!! ???
Le résultat est le même et en est tout autant inacceptable !!!
Pour ce qui est des deux grandes branches de l'islam les sunnites majoritaires où bien les chiites minoritaires, leurs fanatismes sont tout aussi dangereux et sèment l'intolérance la barbarie, la mort , les massacres.
Ce grand problème concerne le monde entier à cause de leurs désir d’expansion part leurs prosélytismes déclarés et leurs démographies galopantes dont ils se servent pour armes !!
Toutes les religions souffrent et meurent aux contactes des ces musulmans fanatiques , en Afrique, en orient, et au proche orient !!
Le bouquet est qu'ils s'entre-tues se déchirent et ne laissent derrière eux que ruines et désolations .
Ceci n'est que la triste , moche et terrible réalité.
Eddy
Le modérateur frappe encore, impossible de faire passer ma ,,,,
,,,,,,,,Réponse @ Anonyme !!
Dictature chiite pure et dure?
Oui je confirme, et le souligne trois fois en rouge !!!
Cette dictature chiite est une dictature pure et dure pareil à celle de l'Iran , tu n'a qu'à te renseigner auprès de Wafa Sultan cette Syrienne qui à été obligée de fuir de Syrie pour pouvoir dire ce qu'elle pense de ce pays dont tu semble dire que ce serais un pays ou il fait bon vivre !!!
Voici un lien que tu à certainement zappé où fait l'impasse dessus volontairement où involontairement !!!
Il y à des pays musulmans ou sévit une dictature implacable sans voile et d'autres où la dictature est tout aussi implacable avec port du voile obligatoire pour les femmes qui dans les deux cas souffrent de l'intolérance de fanatiques religieux !
De toutes façon pour ce qui concerne les femmes dans l'islam leur vie est plus que dure et elles sont plus que souvent des citoyennes de seconde zone et elles n'ont pas intérêt de se révoltés !!
Ouvre les yeux et essaye d'avoir le courage de bien lire le lien avec leurs textes intégraux pour connaitre le calvaire de toutes ces femmes qui essaye de faire connaitre la dure vérité de l'islam où toutes ces pauvres populations qui souffrent et aimerais vivre sans tous ces fanatiques qui leurs rendent la vie impossible et les font vivres de vrais cauchemars.
Tu pourras appeler mon petit mot de disquette cela me laisse de marbre car il n'y à que la vérité qui blesse , désolé de t'avoir blessé , mais la vérité doit être dite pour arriver à faire taire les mensonges !!!!
Bonne journée . Eddy
http://www.google.es/url?sa=t&rct=j&q=femmes%20contre%20l%27islam&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CB0QFjAA&url=http%3A%2F%2Fnoislam.w...
Chiites et salafistes, ce n'est pas la même chose
Eddy, s'il est vrai qu'il y a une guerre larvée entre l'Iran chiite et les extrémistes sunnites (et les monarchies du golf), on ne peut assimiler la dictature syrienne au régime iranien et parler de dictature chiite islamiste. La dictature syrienne s'appuie sur le parti baas multi confessionnel et le clan allaouite chiite il est vrai mais il s'agit plutôt d'un communautarisme que d'unfanatisme religieux. Par ailleurs, dans de nombreux pays des chiites non "islamistes" sont victimes des fanatiques jihadistes ou des pouvoirs sunnites comme par exemple au Bahrain ou au Pakistan où de véritables massacres de chiites ont lieu dans l'indifférence générale.
Tunisie
C'est le souhait de la France et non le Fantasme