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Afrique

Qui est Ansar al-Charia ?

Vidéo par Karim HAKIKI , Khalil BECHIR , Catherine NORRIS TRENT

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 17/09/2012

Ce groupe salafiste est soupçonné d’être responsable de l’attaque de Benghazi, mardi 11 septembre. Mais que sait-on vraiment de cette mouvance obscure qui s’est formée après la chute de Mouammar Kadhafi ? Éléments de réponse.

Quarante-huit heures après l'attaque du consulat américain de Benghazi, ville de l'Est de la Libye, l’enquête des autorités du pays suit son cours pour en identifier les auteurs. Plusieurs responsables officiels de l'administration Obama soupçonnent Al-Qaïda, et notamment le groupe salafiste radical Ansar al-Charia. Mais que sait-on exactement de cette organisation ?

Cette brigade des partisans de la charia ("Katibat Ansar al-Charia") a vu le jour après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Composée d’anciens rebelles qui ont combattu les forces loyalistes durant la révolution libyenne en 2011, cette milice s’est illustrée lors de la bataille de Syrte en août et septembre 2011 en diffusant notamment une série de vidéos sur Internet. "À partir de ces images, on a estimé que ce groupe armé comptait 200 à 300 hommes dans ses rangs", précise Mathieu Guidère, universitaire et auteur de "Le printemps islamiste : démocratie et charia".

Après la révolution libyenne, "Katibat Ansar al-Charia" échoue à instaurer un État islamique et refuse de déposer les armes. Depuis, le groupe salafiste radical, dont le fief est basé à Benghazi, contrôle, selon l'AFP, des installations civiles et militaires dans la ville, comme l’hôpital central. Ansar al-Charia a fait parler de lui ces derniers mois : Les experts rappellent que la mouvance a été accusée d’avoir mené, en juin, une attaque contre l’ambassadeur britannique alors en visite dans la région de Benghazi et d’avoir essayé, en septembre, de détruire le mausolée d'un saint musulman en septembre au sud de Benghazi.

"La charia comme seule et unique source de législation"

Proche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’organisation repose sur deux idéologies : la première présente la charia comme seule et unique source de législation en Libye, la seconde, que la justice applique la charia immédiatement. Pour les mettre en application, la mouvance s’appuie sur un modus operandi adopté conjointement avec Ansar al-Charia Tunisia, le groupe du même nom en Tunisie : la provocation, le spectaculaire et la médiatisation.

Outre la branche armée, ce groupe est doté d’une vitrine politique. Ainsi, il entend peser dans le paysage politique pour mettre en application la charia "qui est son premier et dernier souci". Les petites formations indépendantes sont courtisées par les principaux partis, celui de la coalition de Mahmoud Djibril et celui de la justice et de la construction (PJC), issu des Frères musulmans. "Chacun des petits partis a son importance car tout va se jouer à quelques voix", commente Mathieu Guidère.

Ansar Al-Charia nie tout responsabilité dans l’attaque de Benghazi

Aussi petite soit-elle, l’organisation pourrait néanmoins avoir un impact non négligeable dans la stabilité du pays et dans les relations de la Libye avec les pays occidentaux. Pour Mathieu Guidère, l'"attaque qui a coûté la vie à l'ambassadeur américain porte la marque de Ansar al-Charia ". "Cet attentat répond directement à l'appel du numéro un d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, qui a demandé aux salafistes libyens de s'en prendre aux Américains pour venger la mort d'un des grands stratèges de l'organisation, Abou Yahya al-Libi, tué en juin dernier par un drone américain au Pakistan."

Ce jeudi 13 septembre, la mouvance salafiste radicale a nié sa responsabilité dans l’attaque du consulat américain, en dénonçant dans un communiqué "des accusations sans vérification ou enquête", ainsi qu’un "plan pré-établi pour ternir l'image (du groupe) et susciter une hostilité à son égard".

Première publication : 13/09/2012

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