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Moyen-orient

Les rebelles ne croient pas à la mission de Lakhdar Brahimi

© AFP

Dernière modification : 17/09/2012

À l'issue d'une visite de quatre jours en Syrie de Lakhdar Brahimi, les rebelles syriens ont indiqué que la mission du nouvel émissaire international était vouée à l'échec. Les violences ont fait dimanche plus d'une soixantaine de morts.

L'émissaire international Lakhdar Brahimi a quitté la Syrie dimanche après des entretiens avec des chefs rebelles, selon qui sa mission est vouée à l'échec, en raison de la poursuite des violences qui ont beaucoup perturbé la rentrée scolaire.

"Nous sommes convaincus qu'il (M. Brahimi) va échouer parce que la communauté internationale ne veut pas en réalité aider le peuple syrien", a affirmé le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi, chef du conseil militaire rebelle à Alep (nord).

"Nous ne voulons pas être tenus responsables de cet échec", a-t-il déclaré à l'AFP après s'être entretenu via Skype, comme d'autres chefs rebelles, avec le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe.

L'Iran reconnaît sa présence militaire en Syrie

Pour la première fois, l'Iran a publiquement admis avoir envoyé des membres des Gardiens de la révolution en Syrie pour aider le régime dans la rébellion, ainsi qu'au Liban.



La communauté internationale, paralysée par ses divisions, ne parvient pas à sanctionner le régime de Damas et aucune solution n'est en vue pour le conflit qui a fait plus de 27.000 morts en 18 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

L'Iran, qui comme la Syrie et la Chine soutient Damas, a reconnu publiquement pour la première fois la présence en Syrie et au Liban voisin de membres des Gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime iranien, assurant qu'il s'agissait de "conseillers" et non d'une présence militaire.

L'émissaire Brahimi, qui a pris ses fonctions le 1er septembre, avait rencontré M. Assad samedi à Damas, et estimé lors de cette première visite en Syrie que la crise "s'aggrave et représente une menace (...) pour le monde".

Les violences ont repris de plus belle dimanche, faisant 66 morts à travers le pays selon un bilan provisoire de l'OSDH. A Alep, 22 personnes ont trouvé la mort, dont 11 lors d'un bombardement de l'armée sur la quartier oriental de Chaar.

Cinq enfants tués à Idleb

Des combats faisaient rage à la périphérie de Damas et en province, a précisé l'ONG qui s'appuie sur un réseau de militants sur place.

La ville d'Al-Bab, à 35 km au nord-est d'Alep, tenue par les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), a été la cible de nouveaux raids de l'aviation du régime, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vers 16H30, un chasseur-bombardier a lâché deux bombes visant le QG d'un chef rebelle, avant de mitrailler à plusieurs reprises rues et avenues.

Dans la province d'Idelb (nord-ouest), dix personnes ont été tuées à Kfar Aweid, dont au moins cinq enfants et une femme par des raids d'hélicoptères selon l'OSDH, qui a mis en ligne une vidéo amateur montrant le corps désarticulé d'une fillette décapitée par les tirs.

En dépit des violences, les médias officiels ont annoncé la rentrée de "plus de 5 millions d'élèves et de 385.000 instituteurs et employés".

De nombreuses écoles ont ouvert dans les quartiers épargnés par les violences à Damas, alors que selon l'Unicef plus de 2.000 établissements scolaires ont été détruits ou endommagés durant les 18 mois de conflit et des centaines sont utilisés pour héberger des déplacés.

"Je n'ai pas envoyé mes deux enfants à l'école, tout simplement parce que les écoles sont fermées dans le quartier", s'est plaint un chauffeur de taxi à Tadamoun, quartier du sud de Damas régulièrement bombardé.

A Alep, la métropole du Nord dont plusieurs quartiers ont été dévastés par près de deux mois de violents combats, aucune école n'a fonctionné.

Le pape veut une solution "viable"

Au dernier jour de sa visite au Liban voisin, le pape Benoît XVI a appelé à des "solutions viables" en Syrie. "Puisse Dieu concéder à votre pays, à la Syrie et au Moyen-Orient le don de la paix des coeurs, le silence des armes et l'arrêt de toute violence", a-t-il dit.

"J'en appelle aux pays arabes afin qu'en frères, ils proposent des solutions viables qui respectent la dignité de chaque personne humaine, ses droits et sa religion", a-t-il ajouté.

La communauté internationale est divisée entre la Russie, l'Iran et la Chine qui refusent toute ingérence en Syrie, alors que les Occidentaux, Arabes et Turcs veulent le départ de M. Assad.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a d'ailleurs accusé dimanche la Turquie voisine d'autoriser des "milliers de terroristes du réseau d'Al-Qaïda" à entrer en Syrie pour y semer le chaos, dans des messages au secrétaire général de l'ONU et au président du Conseil de sécurité.

La Turquie, qui a rompu avec la Syrie, abrite quelque 80.000 [BIEN 80.000] réfugiés syriens, non sans difficulté.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Antakya (sud de la Turquie) pour exiger la fermeture des camps abritant les réfugiés syriens, qu'ils ont qualifiés de "terroristes", avant d'être dispersées par la police, a constaté l'AFP.

Et dans le Kurdistan irakien, l'actrice américaine Angelina Jolie a rencontré des réfugiés syriens dans le camp de Domiz, et exhorté les voisins de la Syrie à laisser leurs frontières ouvertes aux réfugiés.

(AFP)

Première publication : 16/09/2012

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