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Asie - pacifique

La Birmanie amnistie 500 prisonniers

© AFP

Dernière modification : 17/09/2012

Plus de 500 prisonniers ont été amnistiés par le président birman. Cette décision, qui marque une nouvelle étape dans les réformes entreprises par le gouvernement, intervient alors que l'opposante Aung San Suu Kyi entame une visite aux États-Unis.

Le président birman Thein Sein a accordé le 17 septembre une amnistie générale à plus de 500 prisonniers. Selon la télévision d’État, cette mesure a été prise pour servir "la stabilité de l’État et la paix éternelle" et  "l’amitié avec les pays voisins", laissant entendre que des Chinois pourraient être libérés alors que Thein Sein est attendu à Pékin où il doit séjourner jusqu'au 22 septembre. Et si l’annonce ne précise pas s’il s’agit de prisonniers politiques, elle indique que des "étrangers seraient concernés".

Aung San Suu Kyi est arrivée aux États-Unis

La prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a entamé le 17 septembre un voyage de trois semaines aux États-Unis. Il s'agit de sa première visite dans ce pays depuis la fin de sa résidence surveillée en 2010.

La chef de l'opposition birmane sera reçue par le président Barack Obama et se verra remettre la médaille d'or du Congrès, la plus haute distinction civile américaine.

Aung San Suu Kyi doit également prononcer des discours dans des universités et rencontrer des réfugiés birmans, dont beaucoup vivent aux États-Unis.

Selon la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, sur les 514 détenus amnistiés, 424 seraient des prisonniers politiques. Quinze d’entre eux auraient déjà été libérés le 17 septembre, dont plusieurs de la terrible prison d’Insein à Rangoun.

"Nos vies sont détruites"

"En tout dix prisonniers: huit prisonniers politiques, un Indien et un Chinois ont été libérés de la prison d'Insein ce soir vers 17h30", a déclaré à l'AFP Nay Win, un membre de la LND. "Nos vies sont détruites même si nous sommes toujours vivants", a ajouté cet homme qui avait été condamné à huit ans de prison en 2008 pour avoir évoqué la corruption de juges.

Human Rights Watch se félicite de cette décision mais attend d’avoir la liste complète des détenus amnistiés. "Le problème est qu'il y a un manque de transparence du gouvernement birman concernant qui est un prisonnier politique, où ils sont, et combien il en reste", a ainsi réagi Phil Robertson, responsable de l’ONG en Asie.

Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2011 lors de la dissolution de la junte, le gouvernement a multiplié les réformes et a libéré près de 700 prisonniers politiques.Thein Sein ne manquera d'ailleurs pas de mettre en avant ces avancées au cours de son voyage aux États-Unis le 24 septembre. Le président birman entend bien obtenir des aides économiques et faire tomber les dernières sanctions internationales qui pèsent sur son pays. Au cous de son étape américaine, il prononcera pour la première fois un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies.

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 17/09/2012

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