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Afrique

Attaque anti-américaine de Benghazi : de larges zones d'ombre demeurent

Texte par Ségolène ALLEMANDOU , Leela JACINTO

Dernière modification : 18/09/2012

Le journal "Le Figaro" publie un récit reconstituant l'assaut contre le consulat américain de Benghazi, dans l'est de la Libye. Plusieurs éléments permettent de mieux comprendre le déroulement de l’attaque, mais de larges zones d’ombre demeurent.

Une semaine après l’assaut contre le consulat américain de Benghazi, dans l’est de la Libye, de nouveaux éléments permettent d’en savoir un peu plus sur le scénario de l’assaut.

Selon le récit reconstitué par le quotidien "Le Figaro", l’attaque anti-américaine du 11 septembre dernier a été menée en deux temps et dans deux lieux distincts par des assaillants déterminés.

L’ambassadeur américain J. Christopher Stevens est décédé dans l’enceinte du consulat tandis que les trois autres victimes, dont deux Marines et un fonctionnaire américain, sont morts sur le second site, une ferme, selon le terme employé par les sources libyennes, située à environ un kilomètre du consulat.

L’assaut contre le consulat américain s’est déroulé, selon l’envoyé spécial du quotidien, entre 20 h 30 et 23 heures, deux heures trente durant lesquelles une centaine d’"extrémistes" islamistes a attaqué le bâtiment avec des kalachnikovs et des armes de type RPG, laissant les forces de police impuissantes. Les fonctionnaires retranchés ont, semble-t-il, profité d’accalmies pour quitter le consulat et se réfugier dans cette ferme à l’écart de la ville.

Resté sur place, l’ambassadeur, a succombé par suffocation au monoxyde de carbone, dans le consulat en ruines. Selon les témoignages recueillis par le journaliste du "Figaro", le corps inerte de l’ambassadeur a été extrait des décombres vers 1 heure du matin par plusieurs hommes, avant d’être transféré à l’hôpital dans une voiture privée.

Un refuge resté secret

Mais l’assaut ne s’arrête pas là. Plusieurs heures après l’attaque, vers 3 heures du matin, l'un des commandants de la brigade Deraa Libya (une des nombreuses milices actives en Libye), Imad Shaqabi, reçoit l'ordre de rejoindre l'aéroport de Benghazi avec une vingtaine d'hommes, pour récupérer des Marines qui viennent d’arriver de Tripoli par avion.

La milice libyenne n’en sait pas plus. Ce sont finalement les Marines qui leur indiquent par GPS la destination ultime, l’endroit même où le personnel diplomatique s'est retiré. Une fois le convoi arrivé sur place, "des hommes aguerris", au nombre de quatre ou cinq, selon le commandant Shaqabi cité dans Le Figaro, ont ouvert le feu à la roquette. L’attaque est brève et le bilan est lourd : deux Marines sont tués et un membre de la brigade Deraa Libya blessé. Un quatrième ressortissant américain, blessé lors de l’attaque du consulat, a également perdu la vie.

Une attaque planifiée ?

L’assaut dans cette ferme suscite de nombreuses interrogations, notamment du côté libyen. Le ministre de l’Intérieur Wanis al-Sharif évoque une opération préméditée. "Cet endroit est supposé être secret et nous avons été surpris que des groupes armés soient au courant de son existence”, a-t-il déclaré dans un entretien avec Reuters la semaine dernière. Lundi 17 septembre, le ministre a limogé deux hauts responsables de la sécurité, le vice-ministre en charge de la région est, Wanis al-Charef, ainsi que le directeur de la Sûreté nationale, le général Hussein Bou Hmida.

Depuis le début de son enquête, les autorités libyennes restent persuadées que l'opération était programmée et pointe du doigt des partisans du régime déchu de Mouammar Kadhafi et d'Al-Qaïda. Cet assaut "était planifié, c'est certain, par des étrangers, par des gens entrés dans le pays il y a plusieurs mois. Et ils prévoyaient cette attaque criminelle depuis leur arrivée", a déclaré le président du Parlement Mohammed al-Megaryef, lors d’un entretien à CBS News, dimanche 16 septembre.

Le dignitaire, qui a également annoncé l'interpellation "d'environ cinquante" personnes, a précisé qu'un "petit nombre" d'assaillants étaient des étrangers entrés en Libye, "certains depuis le Mali et l'Algérie". "Les autres sont des complices, peut-être des sympathisants", a-t-il ajouté.

Ces propos sont confortés par un témoin de l’attaque, un combattant de la brigade Shuhada Libya al-Hurra à Benghazi interrogé par FRANCE 24. “Ils avaient l’air de bien connaître le consulat. Ils sont venus bien armés et ils ont pris possession des lieux très rapidement. Il n’est pas possible que cette attaque n’ait pas été planifiée”, raconte le combattant qui préfère garder l’anonymat.

“Les personnes qui ont attaqué le consulat avaient l’air d’islamistes, ils ne ressemblaient pas tous à des combattants de ma katiba (brigade). C’est évident qu’ils avaient orchestré cette attaque en amont et qu’ils ont attendu d’avoir un bon prétexte pour attaquer le consulat”, a-t-il ajouté.

Aucune revendication

De son côté, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) a déclaré dans un communiqué que cette attaque avait été en partie motivée par la mort d'Abou Yahia al-Libi, dirigeant libyen d'Al-Qaïda au Pakistan, tué en juin dernier par un drone américain. Mais le groupe n’a toutefois pas revendiqué l'attaque du consulat et de la ferme. De son côté, la mouvance salafiste radicale Ansar Al-Charia a nié toute responsabilité.

Jusqu'ici, Washington est resté extrêmement prudent sur cette enquête. La Maison Blanche a indiqué "n'avoir aucune information laissant penser à une attaque planifiée". Interrogée dimanche 16 septembre sur Fox News, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, a estimé que cette attaque, le jour du 11e anniversaire du 11-Septembre, n'était pas forcément "préméditée" et résultait plus probablement d'un rassemblement "spontané" et "violent" devant le consulat.

L'ambassadrice a demandé "d'attendre" les "confirmations définitives de l'enquête" du FBI. De son côté, le département d'État a annoncé qu'il ne communiquerait plus sur le sujet.

Première publication : 18/09/2012

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