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Afrique

Aqmi menace de tuer les otages français en cas d'intervention au Nord-Mali

© AFP

Vidéo par France 3

Dernière modification : 20/09/2012

Dans un message publié mercredi 19 septembre sur un site mauritanien, Aqmi menace d'exécuter les quatre otages français enlevés le 16 septembre 2010 au Niger. Le groupe islamiste accuse la France d'appeler à "envahir" le Nord-Mali.

SUR RFI
Rachid Tlemçani, enseignant-chercheur à la faculté de sciences politiques de l'université Alger III

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé mercredi de s’en prendre aux quatre otages français, employés d'Areva et Vinci, enlevés il y a deux ans au Niger. Dans ce message adressé aux familles, l’organisation islamiste reproche au gouvernement français d'avoir "l'outrecuidance d'appeler à envahir le pays des musulmans maliens".

Aqmi fait référence à la déclaration de François Hollande, qui avait annoncé fin août que la France appuierait "logistiquement " l’intervention d’une force africaine pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord, région contrôlée depuis plus de cinq mois par des extrémistes islamistes.

"Cette initiative folle n'aura pas seulement pour conséquence la mort des otages, mais noiera la France tout entière dans les marécages de l'Azawad (Nord du Mali), ce qui aura pour conséquence pour elle et pour son peuple davantage de malheurs et de drames", menace l'organisation.

Ce message, qui n'avait pas encore été authentifié mercredi soir par le ministère français des Affaires étrangères, est publié par le site mauritanien Sahara Media Agency, généralement très bien informé sur les activités des groupes islamistes armés au Mali. Ce site avait mis en ligne le 8 septembre une vidéo datée du 29 août, dernière preuve de vie des otages.

"Nous avions pensé que le nouveau pouvoir français était plus sage que l'ancien et serait plus soucieux de la vie des citoyens français" et qu'il traiterait "les vraies causes qui ont fait que nos combattants ont pris pour cible les citoyens français", affirme l’auteur du texte, Salah Abou Mohamed, porte-parole d'Aqmi. Au lieu de "corriger les erreurs" que sont l'"occupation de terres musulmanes et la lutte contre l'islam et son peuple", ajoutent-ils, "nous les avons vus récemment aggraver les choses (...) et appeler à envahir les terres musulmanes au Mali".

La France dans le collimateur de l'Aqmi

Visite du Premier ministre malien à Paris

Hasard du calendrier ou pas, ce communiqué est publié alors que le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra, en visite à Paris, doit s'entretenir jeudi avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Cheikh Modibo Diarra a affirmé mercredi que le temps "pressait" pour une intervention, réclamant "beaucoup plus de fermeté" de la communauté internationale.

"Plus le temps passe, plus cela va être compliqué de déloger" les groupes armés dans le nord du Mali, "plus ils ont le temps de cibler d'autres endroits et d'exporter le problème ailleurs", a ajouté Diarra, qui reconnaît que "la question des otages pourrait gêner la France, ce serait légitime".

Le texte ne contient toutefois pas d’ultimatum. Aqmi se dit même "ouverte aux négociations" mais attend que "le gouvernement fasse le premier pas, juste en prenant contact avec nous, afin de pouvoir tenir ses dernières promesses et assurances aux familles", dit encore l'organisation.

Les familles des otages ont été reçues le 13 septembre par le président français, qui leur avait assuré que "tout était fait avec la plus grande détermination" pour obtenir la libération des otages enlevés au Niger, de même que celle de deux autres Français enlevés au Mali fin 2011, également aux mains d'Aqmi.

(FRANCE 24 avec dépêches)

Première publication : 20/09/2012

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