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EUROPE

Procès des officiers turcs : "Une page de la vie politique se tourne"

Vidéo par France 3

Dernière modification : 22/09/2012

Plus de 300 officiers de l'armée turque ont été condamnés, vendredi, à des peines allant jusqu’à 20 ans de réclusion pour avoir tenter de renverser le gouvernement islamo-conservateur de l'AKP. L’opposition crie à la chasse aux sorcières.

Jusqu’à présent intouchable, l’armée turque, garante autoproclamée de la laïcité, a été sérieusement ébranlée par une décision de justice inédite. Plus de 300 officiers de tous grades  - dont 250 étaient déjà en détention provisoire - ont été reconnus coupables de tentative de coup d’État contre le parti islamiste au pouvoir, l'AKP. Accusés d’être les cerveaux de la conspiration, les généraux Cetin Dogan (ancien chef de la 1ère armée), Ibrahim Firtina et Özden Örnek ont été condamnés chacun à 20 ans de prison.

Au total, 78 officiers ont été condamnés à dix-huit ans de réclusion et 246 autres à seize ans. Vingt-huit d’entre eux ont vu leur sentence réduite à douze ans pour bonne conduite. Seuls 34 prévenus ont été acquittés.

Une décision qui marque un véritable tournant dans la vie politique turque, selon Jérôme Bastion, journaliste français qui vit à Istanbul. "C’est une page qui se tourne, un coup fatal contre le rôle très politique de l’armée. Mais ce n’est pas le premier, ni le dernier puisque le Parti de la justice et du développement [AKP] qui est au pouvoir avait déjà grandement réduit les prérogatives constitutionnelles de l’armée ces dernières années", explique-t-il, rappelant également que plusieurs autres procès sont en cours et devraient, là encore, se solder par de lourdes condamnations.

Les explications à Istanbul du journaliste Jérôme Bastion

"Notre combat continue"

Selon le jugement de la Cour de Silivri, le complot, aussi connu sous le nom de code "Masse de Forgeron", avait pour objectif de chasser, dès 2003, le Parti de la justice et du développement du pouvoir auquel il venait d'accéder un an plus tôt. Il prévoyait une série d'attentats destinés à semer le chaos en Turquie et à justifier une intervention de l'armée.

Mais les inculpés, poursuivis depuis décembre 2010, ont tous contesté cette version des faits, prétendant que le plan incriminé n'était qu'un scénario d'exercice comme l'armée en produit souvent, et dénoncé l'utilisation de fausses preuves pour les jeter en prison.

Sitôt le prononcé des peines achevé, la foule des proches des accusés a violemment réagi en huant copieusement les magistrats. Les accusés ont salué leurs familles, certains le poing levé, des bouteilles d'eau ont fusé du public en direction de la cour et une partie du public a entonné l'hymne national.

"Nous voyons ici un procès mis en œuvre pour faire payer les soldats [...] de Mustafa Kemal [Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, ndlr], qui ont donné leur vie à leur pays, leur attachement à la République et à ses principes", a déclaré à la barre Cetin Dogan. "Cette décision sera jetée dans les poubelles de l'histoire judiciaire, notre combat continue, nous n'abandonnerons pas", a renchéri Nilgün Dogan, l’épouse de l’ancien général.

Le leader du principal parti d'opposition (CHP), Kemal Kiliçdaroglu, regrette également ce verdict et a qualifié cette affaire de "procès politique".

Plus largement, les milieux pro-laïcité dénoncent une chasse aux sorcières visant à faire taire l'opposition et à faciliter l'islamisation en catimini de la Turquie.

"Une avancée majeure vers la démocratisation de la Turquie"

Depuis 2007, les procédures contre cette armée responsable de quatre coups d'État en un demi-siècle se multiplient. Alors du côté des pro-gouvernementaux, composés principalement de conservateurs et de religieux, on salue cette décision qui constitue, selon eux, "une avancée majeure" vers la démocratisation de la Turquie et le respect de l'État de droit.

Le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a refusé, pour sa part, de commenter le verdict et a rappelé que les prévenus pouvaient encore se pourvoir en cassation. "Il faut attendre de voir la décision de la cour suprême d'appel, a-t-il relevé. Nous attendons tous une décision juste de sa part."

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 22/09/2012

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