Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Emmanuel Macron, nouvel homme fort de Bercy

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

La preuve par l'image de "l'invasion" russe en Ukraine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis"

En savoir plus

FOCUS

Ces chrétiens d'Irak qui commencent leur nouvelle vie en France

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Alain Choquette, drôlement magique !

En savoir plus

TECH 24

Quand le jeu vidéo change le monde

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Université d'été du PS : "une allumette et c'est l'incendie"

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : la Syrie, une alliée inévitable ?

En savoir plus

DÉBAT

François Hollande expose la ligne diplomatique de la France

En savoir plus

  • Ukraine : des femmes de soldats russes sans nouvelles de leurs maris

    En savoir plus

  • Un premier cas d'Ebola détecté au Sénégal

    En savoir plus

  • Google fait décoller le rêve des drones livreurs

    En savoir plus

  • L'Ukraine va lancer les procédures d'adhésion à l'Otan

    En savoir plus

  • Maroc : une autoroute bloquée 14 jours pour tourner "Mission : Impossible 5"

    En savoir plus

  • En direct : Laurent Fabius à la conférence des ambassadeurs

    En savoir plus

  • Un enfant britannique atteint d'une tumeur est recherché en France

    En savoir plus

  • Golan : 43 Casques bleus pris en otage, la force onusienne prête à se défendre

    En savoir plus

  • Judo : la Française Audrey Tcheuméo laisse filer la médaille d'or

    En savoir plus

  • Ligue Europa : fortunes diverses au tirage pour Lille, Saint-Étienne et Guingamp

    En savoir plus

  • Isolés, les pays touchés par Ebola peinent à faire face à l'épidémie

    En savoir plus

  • Quand le Canada et la Russie jouent les profs de géographie sur Twitter

    En savoir plus

  • Le nombre de réfugiés syriens atteint le chiffre record de trois millions

    En savoir plus

  • Dans un climat tendu, le PS ouvre son université d'été

    En savoir plus

  • L'Occident dénonce l'incursion "évidente" de la Russie en Ukraine

    En savoir plus

  • Obama "n'a pas encore de stratégie" pour intervenir contre l'EI en Syrie

    En savoir plus

  • Ukraine : le "double jeu dangereux" de Vladimir Poutine

    En savoir plus

Asie - pacifique

L'ex "super-flic" de Bo Xilai, Wang Lijun, écope de 15 ans de prison

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Dernière modification : 24/09/2012

Auteur des révélations ayant provoqué la chute de l’apparatchik Bo Xilai, Wang Lijun (photo), "super-policier" de la ville de Chongqing, a été condamné, lundi, à 15 ans de réclusion pour défection, corruption et abus de pouvoir.

Déclencheur du plus gros scandale politico-pénal de ces dernières décennies en Chine, Wang Lijun est passé d'un statut de superpolicier craint et respecté à celui d'un renégat, condamné lundi comme un vulgaire criminel.

Au terme d'un procès très sensible pour le pouvoir, ce haut responsable qui en savait trop s'est vu infliger une peine relativement clémente de 15 ans de réclusion pour défection, corruption et abus de pouvoir, des charges qu'il n'avait pas contestées lors de l'audience.

Tout bascule pour lui un jour de février où, brutalement tombé en disgrâce auprès de son patron Bo Xilai --l'ancien maître absolu de Chongqing--, M. Wang tente de trouver refuge dans un consulat américain proche de cette métropole géante.

Là, devant des diplomates qui n'en croient pas leurs oreilles, il déballe au grand jour les turpitudes qui se sont déroulées à Chongqing. Et notamment l'assassinat d'un Britannique commis par Gu Kailai, l'épouse de M. Bo.

Wang Lijun cherche alors à se protéger, mais de fait il précipite sa chute. Sitôt sorti du consulat, il est transféré à Pékin puis détenu au secret.

Selon la presse chinoise, le chef de l'Etat Hu Jintao, présidant une réunion de hauts responsables communistes, aurait lui-même qualifié de "traître" Wang Lijun.

Digne d'un roman d'espionnage, ce personnage de 52 ans avait jusque-là réussi à s'imposer comme un policier redouté, voire détesté.

Regard d'acier derrière de fines lunettes et visage rarement traversé d'un sourire, Wang Lijun a la tête de l'emploi du "superflic" incorruptible et aux méthodes musclées.

Issu de la minorité mongole, c'est un expert en arts martiaux. Il compterait pas moins de vingt cicatrices sur le corps, souvenirs d'anciennes blessures par balle ou arme blanche.

Il a fait ses classes dans la province du Liaoning, région industrielle du nord-est de la Chine. Simple gardien de la paix au début des années 1980, il grimpe dans la hiérarchie avec déjà un goût particulier pour la lutte anticriminelle.

C'est dans le Liaoning qu'il rencontre Bo Xilai, un apparatchik promis à un bel avenir au sein de l'appareil communiste. M. Bo, quand il se voit confier le poste de secrétaire général de Chongqing, appelle Wang Lijun. Celui-ci devient son bras droit, chargé de la sécurité.

Ensemble les deux hommes vont marquer Chongqing de leur empreinte.

Au charismatique M. Bo de se mettre en lumière et d'endosser le crédit de la spectaculaire transformation de cette ville-laboratoire, qui devient en quelques années un pôle économique majeur.

A l'efficace M. Wang de nettoyer la ville de ses triades. Il lance une croisade contre la corruption, marquée par l'exécution de basses œuvres et de graves accusations de violation des droits de l'Homme.

Cette opération, qui culmine en 2009, débouche sur des milliers d'arrestations, des suspects qui ont relaté d'atroces séances de tortures et des retentissants procès antimafia, dont celui de Wen Qiang, haut responsable chargé de la justice, condamné à mort et exécuté.

Wang Lijun, à la tête du Bureau de la sécurité publique (BSP), assoit ainsi sa réputation d'"Eliot Ness" chinois. Un patron sans scrupule qui inspirera même une série télévisée, Tiexue jinghun ("Police au mental de fer et de sang").

Devenu maire-adjoint de Chongqing, il semble indéboulonnable et hors d'atteinte des rares critiques, qui relèvent par exemple son penchant pour les montres et les costumes de luxe.

Méthodique, prudent, il ne laisse rien au hasard : n'a-t-il pas enregistré discrètement Gu Kailai quand celle-ci lui a avoué son meurtre? N'a-t-il pas veillé à prélever subrepticement des tissus sur le cadavre de sa victime?

Son hyper-activité le conduit même à dessiner et breveter un imperméable rouge pour les forces de l'ordre de Chongqing.

Wang Lijun est aussi un spécialiste de médecine légale, capable de pratiquer une autopsie. Il a été nommé professeur de recherche honoraire par un organisme américain, le Henry Lee Institute of forensic science.

AFP

Première publication : 24/09/2012

  • CHINE

    Inculpation d'un ancien chef de la police proche de Bo Xilai

    En savoir plus

  • CHINE

    Quatre policiers chinois reconnaissent avoir protégé l'épouse de Bo Xilai

    En savoir plus

  • CHINE

    Bo Xilai, l'étoile déchue du Parti communiste chinois

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)