Dernière modification : 27/09/2012 

- ArcelorMittal - Arnaud Montebourg - France - Sidérurgie


À Florange, Arnaud Montebourg monte au front contre ArcelorMittal

Le "bras de fer" a commencé entre le gouvernement et le groupe sidérurgique ArcelorMittal concernant l'avenir du site de Florange - menacé de fermeture -, a déclaré le ministre du Redressement productif devant les salariés du groupe.

Par France 2 (vidéo)
 

Un "bras de fer" a commencé entre le sidérurgiste ArcelorMittal, qui refuse de redémarrer deux hauts fourneaux du site de Florange, et le gouvernement français, a déclaré à Florange jeudi 27 septembre le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, devant les salariés du groupe. "Nous sommes aujourd'hui dans un bras de fer qui commence et nous allons le mener ensemble", a déclaré le ministre. "Mittal a fait la première concession qui consiste aujourd'hui à accepter une reprise, là où ailleurs, dans d'autres sites, il la refuse", a-t-il souligné.

Arnaud Montebourg a expliqué que les négociations avec le président du groupe, Lakshmi Mittal, qui a rencontré le 27 septembre le président François Hollande en tête-à-tête à l’Élysée, ont commencé le 30 août pour s'achever ces dernières heures et n'ont pas permis d'infléchir la décision du sidérurgiste. 

Le gouvernement a "répété, martelé, rappelé" qu'il souhaitait le redémarrage des deux haut fourneaux de Florange à l'arrêt depuis 14 mois, et "à l'évidence, il ne vous a pas échappé que ce souhait n'était nullement partagé par les actionnaires et la direction du groupe ArcelorMittal", a souligné le ministre sous les huées des salariés.

La direction d'ArcelorMittal pourrait sceller l'avenir des hauts fourneaux de Florange lundi 1er octobre lors d'un comité central d'entreprise à Saint-Denis.

 
La cession des activités en question
 
Le gouvernement a deux exigences, a détaillé Arnaud Montebourg. D'une part que les activités éventuellement abandonnées par ArcelorMittal dans la filière "chaude" - production d'acier à partir de minerai de fer et de coke -  puissent "faire l'objet d'une reprise par tout opérateur intéressé dans le monde". D'autre part que l'aciériste, s'il décide effectivement d'abandonner le "chaud", "investisse de façon significative et importante" sur la filière "froide". "Le gouvernement exige qu'ArcelorMittal investisse 150 millions d'euros à Florange", a ainsi annoncé Arnaud Montebourg, tout en soulignant qu'ArcelorMittal "portera seul la lourde responsabilité" de l’avenir de Florange.
 
Pour les syndicalistes cependant, "la cession uniquement de l'usine à chaud est un non-sens". "La spécificité de Florange, c'est le fait que ce soit un site intégré, c'est pour ça que ça marche", a déclaré à l’AFP Yves Fabbri, de la CGT. "La reprise, elle, ne peut être que totale, tout le site : si on scinde en deux l'activité, c'est nul", a renchéri Jean Mangin, un autre leader de la CGT.
             
Les syndicats "déçus"
 
À Florange, le bras de fer entre les syndicats et la direction remonte à février, quand les salariés ont commencé à occuper les locaux, bloquer le site et manifester en Lorraine et à Paris. Implantée dans la vallée de la Fensch, en Moselle, l'usine ArcelorMittal est l'une des dernières grandes industries de ce secteur, frappé par la crise depuis plusieurs dizaines d'années.
 
Ces hauts fourneaux, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011, emploient 550 des 2 800 employés du site lorrain. ArcelorMittal avait alors assuré qu’ils n’avaient été mis qu’en veille temporaire, invoquant la faiblesse de la demande d'acier en Europe qui l'a déjà conduit à cesser ses investissements sur le site de Liège, en Belgique, qui semble condamné.

Mais cet arrêt entraîne du chômage partiel massif pour une grande partie des 2 500 salariés permanents du site, et pèse sur les nombreux sous-traitants. La filière "chaude" représente "570 emplois directs, mais c'est une activité avec laquelle le groupe a beaucoup sous-traité. En tout, cela concerne 1 000 emplois impactés", a souligné sur RTL Edouard Martin, délégué CFDT.
 
Le 27 septembre au soir, les syndicalistes reçus par Arnaud Montebourg se sont dits "déçus", mais la CFDT a défendu le principe de la loi évoquée par le ministre pour "organiser la reprise par voie de justice d'un site industriel viable". De leur côté, la CGT et FO ont appelé à une nationalisation de l'usine.
 
Plusieurs dizaines de salariés bloquaient l'entrée de l'usine jeudi 27 septembre au matin.            

FRANCE 24 avec dépêches

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(4) Réactions

Mittal

En plus de fermer et de liquider tous les employés, le site ne sera pas déconstruit ni dépollué.
La zone restera en friche et les installations pourriront sur pied pendant 100 ans.
Acrochez vous a vos couettes les socialos parce que c'est pas fini !

Le PS s'est refusé à admettre la crise du capitalisme

Aux dernières nouvelles le groupe sidérurgique ArcelorMittal a décidé la fermeture définitive du site Florange. Dans un non sens purement démagogique et pour uniquement prendre le pouvoir, le PS soutenu par sa presse, a choisi de ne pas dire la vérité aux Français en choisissant de personnaliser la crise du mode de production et de répartition du capitalisme, d’essence à base de la baisse du profit du Capital, en une conséquence de la gestion de M. Sarkozy voir l'imputer à ses comportements personnels: dynamisme jugé "anormal" aussi prise de repas au Fouquet, l'utilisation de l’avion de fonction alors que l'actuel exécutif en abuse même enfin le ciblage médiatique, chose unique en UE, de citoyens pour le seul fait d’être riches comble par cela même qui ne le sont pas. Le PS s'est longtemps refusé à prononcer les mots crise, rigueur budgétaire ou la règle d'Or, la compétitivité comme si ne pas le faire viendrait changer la réalité des ménages ou des entreprises. Comme le PS s’est refusé à voir la réalité en face il ne cesse de s’empêtrer en continu dans des contradictions de plus en plus impossibles à réduire par acrobatie de rhétorique ou des sorties en flèche de certains ministres. Les plus lourdes de ces contradictions est d’annoncer des réductions des dépenses tout en augmentant le recrutement et sans toucher à la pléthore et redondantes agences du gouvernement et aux déficits des régions. On annonce chercher la compétitivité, l’emploi et le pouvoir d’achat mais on soumet les entreprises et les ménages à plus de pression fiscale qui va alourdir les charges des entreprises, réduire encore plus leur marges et accumulation de même les revenus des ménages donc leur consommation et leur épargne. Enfin si par le passé et en particulier en fin du 19 s dans une recherche théorique et explicative du fonctionnement du capitalisme les socialistes de nos jours ne se fixe que le pouvoir comme finalité et le chatouille des électeurs sur base de plus de répartition sans croissance, l'ouverture de postes budgétaires sans des excédents du budget enfin la consolidation des avantages et privilèges de l’aristocratie ouvriériste et de la haute administration dont ils sont les représentants politiques

Enfin , quelqu'un qui fait......

.....quelque chose de sérieux dans cette affaire ,ça va faire baver l'UMP !

gesticulation politique

tout cela n'est que gesticulation politique pour faire passer la pillule. Montebourg n'a rien dans la besace en tout cas pas plus que ses predecesseurs pour sauver ARCELOR. Et comme il ne confisquera pas Florange a MITTAL, et bien tout sera demantele, progressivement mais surement.

 
 
 
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