Dernière modification : 01/10/2012
- Ennahda - Islamisme - Religion - Salafisme - Tunisie
"Pour nous, salafistes, la démocratie est un concept impie"
© AFP
Si les salafistes font beaucoup parler d’eux ces derniers temps, leur parole est plus rare. FRANCE 24 est parvenue à s’entretenir à Tunis avec quelques jeunes adeptes tunisiens de cette mouvance.
Par Imed BENSAIED , envoyé spécial en Tunisie (texte)
De plus en plus visibles depuis les révolutions arabes, les salafistes ont fait la une des journaux ces derniers temps. Notamment lors des évènements violents provoqués par le film islamophobe "Innocence of Muslims" dans une partie du monde arabo-musulman. S’ils font beaucoup parler d’eux, leur parole est plus rare à cause de leur grande méfiance à l’égard des médias, a fortiori s’ils sont étrangers. FRANCE 24 est parvenue à s’entretenir à Tunis avec quelques jeunes adeptes tunisiens de cette mouvance, afin de comprendre les raisons qui les ont poussés à suivre les préceptes du salafisme qui prône une interprétation stricte et littérale du Coran.
Perçus comme une menace pour les libertés individuelles et publiques, ces derniers, qui ont refusé d’être photographiés pour les besoins de cet article, livrent également leurs points de vue sur les derniers évènements qui ont secoué leur pays, comme la récente attaque de l’ambassade américaine par des salafistes.
Barbe fournie et tunique afghane
Avant la révolution, il n’était pas question pour Momen, jeune Tunisois âgé de 23 ans, de laisser pousser sa barbe, aujourd’hui très fournie. Pas plus qu’il ne pouvait revêtir la longue tunique afghane, qu’affectionnent les salafistes, et qu’il porte désormais. Pour lui, le salafisme n'est ni une doctrine, ni une secte, mais bel et bien "la religion" ainsi qu’un mode de vie. "Dieu m'a guidé vers le droit chemin, je suis salafiste", précise celui qui ne cache plus son appartenance à la mouvance rigoriste depuis la chute du régime de Ben Ali, en janvier 2011.
S’exprimant exclusivement en arabe littéraire, "la langue du Coran", Momen explique que c’est paradoxalement sous l’ancien régime qu’il a décidé de rejoindre les rangs salafistes. Et ce, après avoir longuement et secrètement fréquenté pendant son adolescence des adeptes de cette mouvance dans des mosquées de la capitale.
La charia est "la seule solution"
Interrogé sur le processus de démocratisation en cours en Tunisie, le jeune salafiste hausse le ton. "La démocratie est un concept impie, exporté par les Occidentaux, car ses principes reposent sur les libertés qui comprennent celle de ne pas croire en Dieu, ce qui est puni de mort en islam", explique-t-il. Momen rejette l’idée-même d’un régime reposant sur la séparation des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire : "Dans ce cas, que reste-t-il comme pouvoir à Dieu ?", s’exclame-t-il. Le principe d’égalité ne trouve pas non plus grâce à ses yeux. "Comment peut-on croire qu’un mécréant peut être l’égal d’un musulman, ou que la femme peut être l’égale d’un homme ?", se demande-t-il sur un ton faussement interrogatif. Sans surprise, il ajoute que "l’application de la charia est la seule solution, toute autre système de gouvernement est voué à l’échec".
Toutefois ce commerçant, spécialisé dans la vente de "produits islamiques", se montre d’une relative modération en condamnant les récents évènements violents survenus en Tunisie, imputés aux salafistes. "Il s’agit d’une branche radicale, des salafistes djihadistes qui ont attaqué l’ambassade américaine, ceux d’entre eux qui ont perdu la vie ce jour-là ne sont pas des martyrs, car je doute qu’ils aient réellement la foi", juge Momen. Et d’ajouter : "Ils me font honte, je n’ai pas envie d’être associé à ce genre de personnes qui sont loin des préceptes du salafisme. Croyez-vous que nos prédécesseurs - le mot arabe salaf veut littéralement dire "les prédécesseurs" - agissaient d’une façon aussi odieuse à l’époque du Prophète ?" Selon lui, c’est à cause de tels comportements que les salafistes sont montrés du doigt et sont considérés comme suspects.
"Notre patience a des limites"
Un avis que ne partage pas Youssef, un autre salafiste interrogé par FRANCE 24 dans une banlieue de Tunis. Selon ce jeune homme âgé de 20 ans et qui suit une formation de maintenance informatique, l’attaque violente de l’ambassade américaine en Tunisie était justifiée. "Il ne s’agissait pas d’une opération de pillage. En incendiant l’édifice, ils voulaient exprimer leur colère légitime après l’offense faite à nos croyances", explique-t-il. "L’Occident doit comprendre qu’il ne peut ni insulter les musulmans ni porter atteinte à leurs traditions en toute impunité", ajoute-t-il.
Adepte de la mouvance radicale depuis près d’un an, Youssef, qui n’était avant la révolution qu’un "fervent pratiquant", dénonce l’attitude des médias de son pays à l’égard des salafistes. "Les médias, dominés par le gouvernement actuel (dirigé par le parti islamiste modéré Ennahda, ndlr) ne cessent de brouiller notre image et de nous présenter comme une bande de sauvages, alors que le nombre de salafistes explose dans le pays et de plus en plus de jeunes sont attirés par cette vision de l’islam", peste-t-il. Et d’ajouter : "Ennahda ne protège pas les salafistes, sinon comment expliquez-vous leur renoncement à inscrire la charia dans la Constitution ?"
Très remonté contre le parti islamiste, qui, estime-t-il, exploite les salafistes à des fins politiciennes et électorales, il avertit : "Si le gouvernement veut nous affronter, nous allons, tous, droit à la catastrophe, car les salafistes ne se tairont plus et ne laisserons plus personne les combattre à partir de maintenant." Et de conclure : "Notre patience a des limites, quand celles-ci seront atteintes, nous répondrons aux vexations et aux provocations de la même manière, voire plus durement."
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(29) Réactions
Quand est-ce que l'islamisme,
Quand est-ce que l'islamisme, comme mouvance politique, a-t-il marché pour que ces conservateurs le brandissent fièrement comme modèle politique ?
Algérie ? Égypte ? Arabie saoudite ? Iran ? Soudan ? Somalie ?
Allah n'a pas l'air d'aimer ceux qui l'aiment trop.
Et bien sûr, c'est toujours l'autre qui comprend mal les préceptes moyenâgeux du Divin. Même si l'autre est un imam et moi un chanteur R'n'B.
Ah
Ah
salafistes
Dpuis tjrs je suis choquée de voir la presse publier es conceptions salafistes de l'islam alors que ces incultes pensent qu'il ont la science nfuses dés qu'il laissent pousser la barbe.
SUFFIT-IL A UN HOMME DE METTRE LA BLOUSE D4UN M2DECIN POUR ËTRE MEDECIN, SUFFIT-IL A UN HOMME DE METTRE LA ROBE D'AVOCAT POUR ETREAVOCAT?NON
CE'N'EST PAS EN SE DEGUISANT EN AFAN OU SAOUDIEN QU'ON DEVIENT MUSULMAN
AU MOMENT DE L'AVEEMENT DE KHOMEINY HASSAN 2 A DIT SI KHOMEYNI EST MUSULAN JE NE SUIS PAS MUSULMAN,IL EST COMMANDEUR DES CROYANTS ET IL SAIT DE QUOI IL PARLE.
A QUAND UNE CONFERENCE SUR L'ISLAM?
La démocratie est une utopie comme le communisme
Et?...
La démocratie n'est qu'une utopie inventée par l'homme.Les Grecques, les Espagnols, les Portugais en savent quelque chose. Si vous vous étiez renseigné sur l'état de la démocratie comme vous la défendez aveuglement vous auriez vu les dizaines de livres qui soit annonce sa mort soit dénonce une application à géométrie variable de ce concept.
Les puissants lobbies (militaro-industriels, financier, mafieux, ..) ont depuis longtemps mis à genoux l'idée dont vous vous en faisiez.
Coluche disait "si voter changer quelque chose il y a longtemps que cela serait interdit"
alors :
Evacuons tous les salafistes de la France et d'Europe, et retirons la nationalité française à ceux à qui on l'a bradée.
La laïcité,parade contre l'intolèrance religieuse...
D'où qu'elle vienne...En France,il y a des levées de boucliers
contre l'enseignement des religions à l' "école";ce qui-précisém
ent-nourrit l'intolèrance envers les religions et fait apparaît
re ceux qui n'embrassent pas LA religion(selon les salafistes,
par exemple)comme impies,"se refusant à Dieu" et donc coupables
à leurs yeux d' "ignorer" Dieu;et,selon eux,ceux qui se "refus
ent à Dieu" sont impies et passibles de la peine de mort...
Mais alors,que sont ces "fous de Dieu" qui se "substituent" à
Dieu pour punir ces impies...?Des "croyants" qui "servent" Dieu
...?Ou qui pêchent par orgueil(l'un des 7 péchés capitaux,dits
"péchés mortels"en chrétienté)...?Jésus a enseigné:"...ceux qui
s'élèveront face à mon Père seront abaissés";"..ceux qui s'abais
seront(les humbles),seront élevés".Qui donc peut rendre justice
(pour les croyants)? Dieu seul...Et seul le pardon peut "s'exer
cer" au nom de Dieu;ce qui n'empêchera pas Dieu de punir celui
qui a fauté...Est-ce la "rigueur salafiste" souffrirait d' "ava
liser" ces principes...de tolèrance?
condition humaine...
Dieu a bon dos... On coupe une tête? C'est pas moi, c'est Dieu. On bat une femme? C'est pas moi, c'est Dieu. Ce que refusent les salafistes, c'est simplement la condition humaine. Ce salafiste est avant tout soumis aux Oulémas. Car c'est bien des hommes qui coupent les têtes et battent les femmes! Dieu est-il vraiment le problème?
Tunis ?
Pourquoi aller jusqu'à Tunis ? Des jeunes gens comme cela il y en a des milliers en région parisienne.
Eh voilà les Salafistes, nous vous l'avions bien dit !
Il y a plus de dix ans les algériens ont été confrontés aux Salafistes, aujourd'hui ils n'ont plus leur place. Les régimes musulmans plus que jamais n'ont qu'un seul ennemi ce sont les islamistes intégristes qui les ont aidé à monter au pouvoir et qu'ils devront éradiquer pour éviter que leurs pays ne retombe au Moyen Age, c'est à dire à un niveau bien inférieur à celui d'avant la décolonisation. Le pire est que les salafistes ne le sont au départ que parce qu'ils sont payés aux pétro dollars saoudiens pour être salafistes et non pas parce qu'il s'agit d'une conviction profonde. Avec le temps devenir salafiste devient avoir un revenu......
Pauvre Tunisie, Pauvre Lybie, Pauvre Egypte,
Vous voilà dans de beaux draps,
Réagissez Débarassez vous de vos Salaf au plus vite.
SALAFISTES
En afrique, la démocratie édictée par l"occident n'a été que désastres pour tous les gouvernés. C'est l"occident qui choisit nos présidents en lieu et place de nos populations dans des opérations simulacres de vote.Ici,démocratie égale paupérisation de la population.