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Afrique

Les Shebab somaliens reconnaissent la perte de leur dernier bastion

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/09/2012

Les islamistes des Shebab se sont retirés du port stratégique de Kismayo, abandonnant leur dernier grand bastion du sud de la Somalie, 24 heures après l'assaut lancé par les forces de l'Union africaine.

Les rebelles islamistes des Shebab ont abandonné, samedi 29 septembre, la ville portuaire de Kismayo, leur dernier bastion d'importance en Somalie. Depuis vendredi matin, l’armée kényane et les soldats de l’Union africaine (UA), venus appuyer les fragiles forces somaliennes, progressent petit à petit dans les rues de la cité.

"Nous avons retiré nos combattants de Kismayo à partir de minuit", a annoncé ce samedi matin l’un des porte-parole des Shebab, précisant qu’il ne s’agissait que d’un repli "stratégique".

À la mi-journée, les soldats avaient pris possession de la moitié nord de la ville. "Le porte-parole de l’armée kényane m’a dit que les soldats avançaient précautionneusement au cas où les insurgés auraient laissé des bombes le long de la route, et au cas où des insurgés seraient restés en ville pour tendre des embuscades aux troupes", rapporte Stéphanie Braquehais, correspondante de FRANCE 24 au Kenya. Les troupes veulent à tout prix éviter des confrontations et des dommages collatéraux, "la progression est donc assez lente".

Opération militaire d’ampleur

Depuis le début du mois de septembre, l’armée kényane préparait le terrain en pilonnant les positions rebelles dans ce port stratégique situé à environ 400 kilomètres de la capitale, Mogadiscio.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux alentours de minuit, les forces somaliennes, kényanes et de l’Union africaine ont lancé une opération d’ampleur pour s’emparer de Kismayo. Embarqués à bord de quatre navires, les soldats ont débarqué sur les plages de la ville puis ont attaqué les insurgés au sol alors que des hélicoptères leur ouvraient la voie.

Selon l’état-major kényan, deux cadres militaires des Shebab ont été tués au cours des affrontements de vendredi. Cette information a été démentie par les rebelles. Au moins cinq soldats kényans ont, par ailleurs, perdu la vie au cours des combats qui ont suivi le débarquement. La débâcle des Shebab, annoncée vendredi matin, a été confirmée samedi dans la matinée.

"Dès l’aube, les habitants sont sortis dans les rues et se sont rendus dans les anciennes places fortes des Shebab pour aller piller la nourriture, les ordinateurs, les matelas… bref, tout ce qu’ils pouvaient trouver, déclare Stéphanie Braquehais. Le plus inquiétant toutefois, c’est qu’ils ont également pillé des armes et des munitions qu’avaient abandonnées les insurgés dans leur retraite".

Les Shebab multiplient les revers

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), quelque 13 000 personnes ont fui cette ville de 200 000 habitants depuis les premiers bombardements, début septembre. "Nous sommes terrifiés. Tout le monde, à Kismayo, garde le silence", témoigne une habitante de la ville. "Les Shebab ne sont pas morts, on s’inquiète pour la suite", renchérit un homme. Selon plusieurs témoignages, un homme qui se réjouissait trop ouvertement de la déroute des Shebab a été abattu, samedi, de plusieurs balles dans la tête par deux hommes masqués.

En perdant Kismayo, les insurgés islamistes - ils ont prêté allégeance à Al-Qaïda en février dernier - se voient dépossédés d’un pôle économique primordial pour leur approvisionnement en armes et munitions. Par ce port, les Shebab faisaient également commerce de charbon de bois avec les pays du Golfe, l’une des principales ressources du groupe.

Il s'agit donc d'un nouveau coup dur pour les insurgés qui, depuis la perte de Mogadiscio à l’été 2011, multiplient les revers. Ils ont notamment perdu le contrôle de nombreux postes-frontières fort lucratifs pour eux. En 2008, la milice islamiste contrôlait pratiquement tout le territoire somalien. Elle est désormais contrainte de trouver refuge dans la campagne du sud du pays.
 

Première publication : 29/09/2012

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