Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 25 juillet (Partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Vol AH 5017 : l'équipage aurait changé de direction à cause de la météo

En savoir plus

TECH 24

Objets : tous connectés !

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centenaire de la Grande Guerre : retour sur la bataille de Verdun

En savoir plus

FOCUS

Ces réfugiés syriens dont de nombreux Turcs ne veulent plus

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Paris fête l'été !

En savoir plus

REPORTERS

L’essor du tourisme "100 % halal"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Crash du vol AH5017 : "Série Noire"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Tidjane Thiam, directeur général de Prudential

En savoir plus

  • En images : la zone du crash du vol AH5017 au Mali

    En savoir plus

  • Crash du vol AH5017 : les enquêteurs français attendus samedi au Mali

    En savoir plus

  • Un soldat libanais rejoint le Front Al-Nosra

    En savoir plus

  • Une manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris interdite

    En savoir plus

  • Crash du vol AH5017 : "J'ai perdu mon jeune frère et toute sa famille"

    En savoir plus

  • Tour de France : Navardauskas décroche une première victoire pour la Lituanie

    En savoir plus

  • Didier Drogba officialise son retour à Chelsea

    En savoir plus

  • Cinq Palestiniens tués lors du "Jour de colère" en Cisjordanie

    En savoir plus

  • L’essor du tourisme "100 % halal"

    En savoir plus

  • En Ukraine, le conflit militaire se double d'une crise politique

    En savoir plus

  • BNP Paribas écope de 60 millions d'euros d'amende aux États-Unis

    En savoir plus

  • Tour de France : "Jicé" Péraud, routard sur le tard, à la conquête des cols

    En savoir plus

  • Vol AH5017 : l'hypothèse d'un tir de missile sol-air "quasiment impossible"

    En savoir plus

  • Gaza : 15 Palestiniens tués dans une école de l'ONU

    En savoir plus

  • Washington accable la Russie, l’UE renforce ses sanctions contre Moscou

    En savoir plus

  • Tour de France : le Chinois Cheng Ji, lanterne rouge et fier de l'être

    En savoir plus

  • Gaza : Israël et le Hamas loin d’être prêts à un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Le Kurde Fouad Massoum élu président de l'Irak

    En savoir plus

  • En images : à Alep, les cratères d'obus deviennent des piscines pour enfants

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains et européenns vers Tel-Aviv

    En savoir plus

Afrique

Nord-Mali : Alger négocie secrètement avec les islamistes d'Ansar Dine

© AFP

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 02/10/2012

Jusque-là très en retrait, l'Algérie s'est impliquée dans la crise malienne en organisant secrètement sur son sol, samedi, une rencontre entre des islamistes d'Ansar Dine et un officiel de Bamako, confirme une source contactée par FRANCE 24.

Tout plutôt qu’une intervention militaire occidentale. C’est en substance la ligne tenue par Alger depuis le début de la crise malienne. Pour trouver une issue au conflit opposant les groupes islamistes armés (qui occupent le nord du Mali depuis six mois) aux autorités de Bamako (qui réclament ardemment une intervention militaire occidentale), l’Algérie a officieusement organisé une rencontre entre des représentants du mouvement musulman extrémiste Ansar Dine et un "haut gradé" de Bamako.

C’est du moins ce qu’a déclaré, samedi 29 septembre, une "source officielle malienne" à l’AFP. "Des représentants du mouvement islamiste Ansar Dine et un officiel malien se sont très récemment rencontrés à Alger pour évoquer la situation dans le nord du Mali", a-t-elle confié à l’agence de presse. Une information confirmée par une source proche du dossier contactée par FRANCE 24 : "La rencontre a eu lieu samedi [29 septembre]. Et parmi eux, il y avait le chef d’Ansar Dine, le Touareg Iyad Ag Ghali".

Une rencontre qui "n’a rien de surprenant"

Selon Kader Abderrahim, spécialiste de l’Algérie à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), cette rencontre officieuse "n’a rien de surprenant". Alger a toujours affirmé qu’il fallait privilégier les négociations pour régler le conflit malien et s’est toujours opposé à l’envoi d’une force militaire internationale réclamée par Bamako. "Alger ne peut se résoudre à une telle intervention dans un pays qu’elle considère comme son arrière-cour, explique Kader Abderrahim. Il n’a aucune envie de voir des bases militaires étrangères s’installer à ses frontières. Or, il voit que cette option militaire peut rapidement devenir une réalité. Alors Alger explore d’autres alternatives."

Il est vrai que le 29 septembre, dans un entretien au quotidien français "Le Monde", le Premier ministre malien,  Cheick Modibo Diarra, avait clairement pressé Paris d’intervenir militairement dans le nord du Mali pour déloger les islamistes. "Il faudra que la France fasse le premier pas", avait-il alors déclaré.

"Alger s’est posé le choix de ses interlocuteurs"

Alger est, en outre, dans une position diplomatique délicate depuis l'enlèvement par des islamistes de plusieurs de ses diplomates, le 5 avril, à Gao, dans le nord du Mali. "L’Algérie est restée discrète jusqu’à présent, parce qu’elle tient à récupérer sains et saufs ses représentants retenus en otages", explique Kader Adberrahim. Une discrétion et une main tendue d’Alger vers les islamistes d’autant plus compréhensibles que le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), proche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait annoncé, début septembre, l’exécution de l’un des otages algériens, Tahar Touati.

Alger serait donc prêt à engager des négociations avec un groupe islamiste armé ? "Le pays s’est posé le choix de ses interlocuteurs comme le font les États confrontés à une crise. Ce ne serait pas la première fois qu’un pays traite en secret avec des terroristes pour arriver à un accord", rappelle le spécialiste de l’Iris.

"Ansar Dine n’est pas un mouvement terroriste, mais un mouvement rebelle"

La position algérienne n’étonne pas non plus Mathieu Guidère, spécialiste de l’islam radical. Depuis les années 1990, rappelle-t-il, les liens entre l'Algérie et les mouvements touaregs, dont Iyad Ag Ghali est issu, ont toujours été complexes. "Alger s’est posé en intermédiaire incontournable dans toutes les crises entre Touaregs et gouvernement malien, explique Mathieu Guidère. "Sa perception d’Ansar Dine est donc très différente de celle de Paris, par exemple". Pour Alger, "Ansar Dine est une figure fréquentable. Son chef, le Touareg Iyad Ag Ghali, a souvent été un interlocuteur de l’Algérie. Il est d’ailleurs surnommé dans la région comme ‘l’homme des Algériens’".

Contrairement à la France et aux Occidentaux qui ne font presque aucune distinction entre Mujao, Aqmi et Ansar Dine, "Alger considère [ce dernier] comme un mouvement rebelle et non pas terroriste. À partir de ce constat, soigner les relations avec ce mouvement islamiste n’a donc rien ni de surprenant, ni de choquant pour Alger", conclut Mathieu Guidère.

Première publication : 02/10/2012

  • DIPLOMATIE

    Intervention au Mali : Washington freine les ardeurs de Paris

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Hollande appelle à une résolution rapide de l'ONU sur le Mali

    En savoir plus

  • MALI

    Intervention au Nord-Mali : la France apportera une aide logistique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)