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EUROPE

Le programme Erasmus ou la fin annoncée d'un "succès européen"

© Canal+/Ce qui me meut motion picture

Texte par Domitille BLANC

Dernière modification : 05/10/2012

L'aventure Erasmus, racontée par Cédric Klapisch dans "L'Auberge espagnole" (photo), permet chaque année à de nombreux étudiants européens de partir dans l’un des 33 pays souscrivant au programme. Aujourd’hui, la crise menace sa pérennité.

Appartenir à "l'unité dans la diversité". La devise a non seulement été celle de l’Union européenne (UE) cherchant à donner forme à la notion de citoyenneté européenne, mais aussi celle du programme Erasmus, aujourd'hui menacé de disparition. Depuis 25 ans, grâce à lui, près de 3 millions de jeunes partent étudier chaque année dans l’un des 33 pays participants et n'en reviennent pas déçus. Preuve du succès du dispositif, le nombre d'étudiants européens ayant obtenu une bourse Erasmus pour étudier ou faire un stage dans un autre pays a augmenté de 8,5% au cours de l'année universitaire 2010-2011.

"Erasmus [...] est l'une des plus grandes réussites de l'UE", avait commenté la commissaire européenne chargée de l'Éducation et de la Culture, Androulla Vassiliou, devant le Parlement européen en juin 2012.

Pour l'année 2010-2011, le budget du programme Erasmus s'est élevé à 460 millions d’euros. Mais les États membres ayant décidé de limiter les dépenses globales de l'UE à 129 milliards d'euros, plusieurs programmes, dont Erasmus, sont désormais en danger.

"Si on n’augmente pas les versements des États, le programme Erasmus, comme de nombreux autres programmes, sera arrêté", a déclaré le 3 octobre Alain Lamassoure, président de la commission Budget au Parlement européen. Pour ce dernier cependant, les jeunes Européens étudiant actuellement dans une université étrangère avec une bourse Erasmus "n’ont rien à craindre". Le risque de fermeture du programme concerne en revanche l’année universitaire 2013-2014.

Demande de "rallonge budgétaire" aux États

Alain Lamassoure dénonce aussi la "mauvaise foi" des États, qui avaient pourtant accepté de mettre la main à la poche, en signant des engagements de paiements. "Mais au moment de lâcher les crédits, il n’y a plus personne."

Un paradoxe, souligné par Patrizio Fiorilli, porte-parole du commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski : "Tous les conseils européens se concluent sur l’annonce d’une volonté d’investir dans la jeunesse, mais quand on demande une rallonge budgétaire pour mettre en place ces programmes, c’est la Commission européenne qui a l’air de supplier les États membres".

À la mi-octobre, la Commission européenne doit présenter sa demande de budget rectificatif aux États membres. "Cette année, on arrive à la fin des programmes, qui sont prévus jusqu’en 2013, et qui seront renouvelés pour sept ans."

En se privant de ce moyen de rapprochement entre jeunes de différentes nationalités au travers d'échanges culturels et d'expériences de vie quotidienne, l’Europe risque d'être perçue, une nouvelle fois, comme un système technocratique vague, éloignée des préoccupations de ses citoyens. La conscience d’appartenir à une entité unique, qu’Erasmus tentait de faire naître chez les jeunes citoyens européens, risque de disparaître.

Première publication : 04/10/2012

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