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Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, est l'invité de Roselyne Febvre et Frédéric Rivière. Il revient sur l'actualité politique, notamment le mouvement des "pigeons entrepreneurs" et le traité budgétaire européen. Il donne également son avis sur la bataille pour la présidence de l'UMP.
Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans le rendez-vous RFI/France 24. Avec Frédéric Rivière, nous recevons Christian Jacob. Bonjour.
Christian JACOB.- Bonjour.
Roselyne FEBVRE.- Vous êtes président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Nous allons commencer par les questions d'actualité. Il y a une actualité européenne dont nous allons parler. En ce qui concerne la compétitivité, le gouvernement réfléchit à une baisse du coût du travail. Il envisagerait des baisses de charges patronales compensées par une hausse de la CSG (contribution sociale généralisée). Est-ce une bonne idée ?
Christian JACOB.- D'abord les bras nous en tombent. Le gouvernement met cinq mois avant de reconnaître qu'il y a un problème de coût du travail. Les trois premières mesures qui ont été décidées par ce gouvernement sont de supprimer la TVA antidélocalisation qui permettait de faire baisser les charges à la fois pour les salariés et pour les employeurs, de supprimer les heures supplémentaires qui sont aussi un élément de coût de travail et d'augmenter les cotisations sociales. C'est-à-dire que, au mois de juillet, le gouvernement se met en place, il prend trois mesures qui augmentent le coût du travail, qui baissent le pouvoir d'achat des salariés. Réfléchir aujourd'hui à la compétitivité, oui, bien sûr, il est bien temps.
Roselyne FEBVRE.- C'est en plus des 10 milliards de hausses d'impôts.
Christian JACOB.- Il faut d'abord voir comment ils envisagent de le faire. Il y a une nécessité de baisser le coût du travail. Je rappelle quand même que, pendant toute la campagne présidentielle, François Hollande avait dit qu'il n'y avait pas de problème de coût du travail. Ensuite il a remis une commission en placé, qui est présidée par M. Gallois, qui doit rendre ses travaux à la fin de l'année. Ensuite je crois qu'il y aura une négociation avec les partenaires sociaux. Bref, on a encore repoussé ça d'au moins six mois. J'attends de voir. Si la mesure se traduit par une augmentation, un matraquage via la CSG, je pense que nous n'aurons rien gagné, bien au contraire.
Frédéric RIVIERE.- Cette mesure telle que « Le Monde » l'a présentée est beaucoup plus ambitieuse que la vôtre puisqu'il s'agit de transférer 40 milliards de charges. C'était 1,6 % de TVA et beaucoup de gens, y compris à droite, disaient que ça arrivait beaucoup trop tard et que c'était bien insuffisant pour véritablement soulager les entreprises.
Christian JACOB.- L'enjeu est de trouver une autre assiette de financement de la protection sociale, donc de basculer sur la TVA. Après, il y avait un premier taux mais on peut aussi aller plus loin sur le taux. L'intérêt de la mesure sur la TVA antidélocalisation, c'est que vous faites financier la protection sociale par les produits d'importation. Or là on va faire financer la protection sociale par les retraités via la CSG, c'est-à-dire des gens qui ont déjà payé des impôts toute leur vie.
Roselyne FEBVRE.- Par tout le monde.
Christian JACOB.- Tout le monde dont les retraités. Parce que la différence est notable, c'est-à-dire qu'on paie des cotisations pendant toute sa vie d'actif qui permettent ensuite d'avoir une retraite. Donc là, on réimpose sur la retraite. C'est ça la CSG.
Roselyne FEBVRE.- Ça ne vous aura pas échappé, il y a un mouvement des entrepreneurs d'Internet qui s'est appelé le mouvement des « pigeons » pour dénoncer un matraquage fiscal. Les patrons en colère, sous Nicolas Sarkozy, ça n'aurait jamais existé. Nicolas Sarkozy chouchoutait les patrons. On lui reprochait justement de les chouchouter un peu trop. A votre avis, le gouvernement a-t-il un problème avec les patrons et l'argent ?
Christian JACOB.- Le problème qu'il y a, c'est effectivement ce matraquage fiscal que j'évoquais à l'instant. Il y a besoin de 30 milliards à condition qu'on soit sur un taux de croissance à 0,8 %. Il faut trouver 30 milliards. Là-dessus le gouvernement dit : « On met 20 milliards sur de l'impôt. » Concrètement, on va être sur une augmentation en masse de 22 % ou 23 % d'impôt sur le revenu à payer par les familles. Pour l'impôt sur les sociétés, qui concerne les patrons, on en est à plus de 30 % d'augmentation de la recette. C'est une fois de plus une manière d'augmenter le coût du travail, de faire baisser la compétitivité des entreprises. Ça plus la suppression des heures supplémentaires et plus l'augmentation des cotisations vieillesse pour cette stupidité d'être revenu à la retraite à 60 ans. Beaucoup d'entreprises sont effectivement dans une situation extrêmement fragile. Elles ne vont pas pouvoir recruter, vraisemblablement licencier, se fragiliser.
Roselyne FEBVRE.- C'est la mauvaise direction ?
Christian JACOB.- Ah, c'est vraiment la mauvaise direction.
Frédéric RIVIERE.- Le collectif des « patrons pigeons », comme ils se sont surnommés eux-mêmes, a protesté trois jours et Bercy a dit : « On va réétudier. En effet il y a peut-être des mesures mal calibrées, notamment sur les plus-values sur les cessions d'entreprises. » Donc c'est un gouvernement pragmatique qui est à l'écoute.
Christian JACOB.- A l'écoute ? Il fait n'importe quoi. On est dans l'improvisation totale. Je prends une mesure : la non déductibilité des remboursements d'intérêts d'emprunt pour une entreprise qui va passer à 80 % et ensuite à 70 %. Quand une entreprise achète du matériel, elle rembourse ses prêts. La partie intérêts de ses mensualités, de ses annuités, elle les passe en charges d'entreprise. Supprimer ça, c'est une mesure dont on estime la recette à 4 milliards, c'est-à-dire à l'équivalent de 10 % de la recette totale de l'impôt sur les sociétés. Donc on met vraiment les entreprises dans un corner avec des arguments qui sont fallacieux. Quand on dit : « Mais non, ce sera les grands groupes, le grand capital, pas les PME », c'est stupide. Les premiers donneurs d'ordres des PME sont les grands groupes.
Roselyne FEBVRE.- La semaine prochaine, nous aurons au Parlement la ratification du traité budgétaire européen. Nous avons entendu le discours du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, mardi à l'Assemblée nationale. Il a voulu dramatiser les enjeux pour convaincre les récalcitrants, notamment à gauche. Vous, vous l'avez trouvé convaincant puisque vous allez voter ce traité.
Christian JACOB.- L'ironie est assez limite si vous permettez. Nous, nous sommes sur un traité qui a été négocié en mars dernier par Nicolas Sarkozy. Nous avons soutenu ce traité, qui a été négocié et signé par lui, comme nous avions voté le mécanisme européen de stabilité. En deux mots, nous avons un mécanisme européen de stabilité qui a permis de débloquer pratiquement 1 000 milliards si on prend l'ensemble du fonds. Le traité vise à faire en sorte que les Etats respectent le fait de réduire leur déficit et de réduire la dette publique. Ce traité a été combattu en permanence par François Hollande. Aujourd'hui, François Hollande comme Jean-Marc Ayrault paient la démagogie et le mensonge qui ont été les leurs pendant toute la campagne présidentielle. Je comprends que les communistes et les Verts soient perdus. On leur a dit que ce traité était mauvais et que M. Hollande allait le renégocier.
Frédéric RIVIERE.- Vous êtes dans une situation complètement paradoxale. Le Président demande que votre traité - le traité de Nicolas Sarkozy - soit voté.
Christian JACOB.- A la virgule près.
Frédéric RIVIERE.- Mais vous êtes obligé de critiquer quand même. Par principe.
Christian JACOB.- Non, non, non. Nous, nous assumons complètement. Nous avons toujours dit que nous voterions ce traité et nous le votons. François Hollande a dit qu'il le renégocierait, il n'a rien renégocié. Ils ont dit qu'ils ne le voteraient pas, or aujourd'hui il appelle sa majorité à le voter. Nous, nous sommes dans une logique. Depuis le début, depuis le mois de mars dernier, nous avons toujours dit que nous voterions ce traité.
Roselyne FEBVRE.- Vous conviendrez qu'il existe un accord tacite qui n'est visible ni dans le traité ni dans le pacte de croissance : avoir fait plier Angela Merkel sur la BCE et avoir obtenu plus de solidarité en échange d'une orthodoxie budgétaire. Là-dessus, avec Mario Monti, François Hollande a fait bouger les lignes.
Christian JACOB.- Absolument pas. C'est de la fumisterie, de la poudre aux yeux. Il n'y a absolument rien. Ce plan de croissance, vous savez ce que c'est ? C'est 120 milliards pour les 25 pays. Sur ces 120 milliards, un peu plus de 70 milliards sont redéployés, existaient déjà, sont des crédits qui avaient été votés. Concrètement, pour la France, ce sera un retour hypothétique de trois à quatre milliards. Un seul exemple : sur les investissements d'avenir, la France à elle seule a débloqué 35 milliards en 2009. Nous sommes vraiment sur rien. Le traité qui est aujourd'hui soumis à ratification est à la virgule près le même. Il n'y a pas de différence. Je l'ai soumis à la tribune de l'Assemblée en montrant les deux textes. Il n'y a aucune différence. Les deux textes sont identiques.
Frédéric RIVIERE.- Jean-Marc Ayrault l'a reconnu.
Christian JACOB.- Souvenez-vous de la fameuse tirade de François Hollande pendant la campagne présidentielle : « Moi Président, je renégocierai le traité. » Mais rien n'a été renégocié. Aujourd'hui, il paie l'addition pour le mensonge qui a été le sien pendant la campagne présidentielle
Roselyne FEBVRE.- Nous allons parler de l'UMP parce qu'il se trame des choses pour le congrès et, bien sûr, pour la présidence. Deux hommes sont donc en lice : François Fillon et Jean-François Copé dont vous êtes un proche. La droite a été au pouvoir pendant dix ans. On a le sentiment que vous êtes plus dans vos querelles de personnes que dans l'idée de structurer une opposition forte. Vous n'en avez plus l'habitude depuis dix ans.
Christian JACOB.- Je voudrais juste vous rappeler deux choses. L'opposition a pris toutes ses responsabilités au mois de juillet lorsque la gauche a voulu faire passer ce collectif budgétaire qui supprimait les heures supplémentaires et augmentait les cotisations retraite. Le débat devait durer trois jours mais il y a eu une opposition très solide qui a été reconnue par tous les observateurs et qui a fait que le débat a duré plus de 15 jours, ce qui a permis de mettre en exergue et de montrer à l'opinion publique la catastrophe que la gauche était en train de préparer avec ce collectif budgétaire. Ensuite nous sommes dans des élections internes qui se passent on ne peut plus sereinement. Nous ne désignons pas notre premier secrétaire comme au PS : dans une arrière-cour avec de sombres discussions.
Roselyne FEBVRE.- Les modalités sont tout de même très compliquées.
Christian JACOB.- Ah, si on trouve que la démocratie a des modalités compliquées, il y a effectivement d'autres méthodes.
Frédéric RIVIERE.- Il n'était pas facile d'être candidat pour les « petits candidats »
Roselyne FEBVRE.- Deux mastodontes et les autres balayés.
Christian JACOB.- Non mais c'est on ne peut plus facile. A partir du moment où on veut être président de l'UMP et recueillir 51 % des suffrages, il faut avoir 3 % de parrainages.
Roselyne FEBVRE.- Il y a tout de même deux grosses écuries.
Christian JACOB.- Ces deux candidats sont les candidats majeurs de notre mouvement mais c'est une élection totalement démocratique au moment où les socialistes se planquent dans des arrière-chambres pour négocier de je ne sais pas quelle manière avec des chantages et des pressions.
Roselyne FEBVRE.- Les chantages et les pressions n'existent pas chez vous ?
Christian JACOB.- Absolument pas. Chez nous, c'est démocratique. Ce sont les militants qui votent.
Frédéric RIVIERE.- On parle beaucoup du retour hypothétique de Nicolas Sarkozy dans la vie politique, notamment après la phrase de Bruno Le Maire, en tout cas celle que lui prête « Le Canard Enchaîné ».
Roselyne FEBVRE.- Laquelle ?
Frédéric RIVIERE.- Nicolas Sarkozy aurait dit qu'il ne voyait pas comment il ne pourrait pas être candidat en 2017 en vertu du fait que la France serait dans un état désastreux à ce moment-là. Cette figure tutélaire, ce flou et ce doute ne risquent-ils pas de compliquer la tâche de reconstruction de l'UMP ?
Christian JACOB.- Absolument pas. La dernière élection présidentielle a eu lieu il y a cinq mois. La prochaine aura lieu dans cinq ans. Nous verrons le choix des candidats à ce moment-là. Ce n'est absolument pas d'actualité.
Roselyne FEBVRE.- Celui qui sera le président de l'UMP sera a priori celui qui mènera la candidature de 2017.
Christian JACOB.- Non. Il y aura vraisemblablement une primaire ouverte en 2016 et c'est à ce moment-là que le candidat sera choisi.
Roselyne FEBVRE.- Quel est votre pronostic ? Jean-François Copé ? C'est le cheval sur lequel vous misez depuis longtemps.
Christian JACOB.- Nous ne parlons pas de chevaux mais de personnalités.
Roselyne FEBVRE.- C'est une image, bien sûr, mais c'est une course.
Christian JACOB.- Je pense que Jean-François Copé est celui qui aujourd'hui a les qualités et les compétences qui correspondent aux enjeux. Nous sommes dans un enjeu de reconquête. Nous avons perdu les conseils généraux, qui sont désormais majoritairement à gauche, les régions, le Sénat, l'Assemblée, l'Elysée, donc il faut reconstruire. Il faut un homme de reconquête. On a vu ce que Jean-François Copé avait été capable de faire à Meaux : il a fait basculer une ville qui avait toujours été à gauche, il a été réélu trois fois, il a repris une circonscription à la gauche. Il a aussi un tempérament. C'est quelqu'un qui est capable de porter le fer. A mon avis, c'est donc lui qui est le plus adapté pour conduire.
Frédéric RIVIERE.- Jean-François Copé dit incarner la droite « décomplexée ».
Christian JACOB.- La droite assumée, oui.
Frédéric RIVIERE.- Quels sont les complexes de la droite dont il veut se débarrasser ? Le racisme anti-Blancs ? La condamnation du mariage homo ?
Christian JACOB.- C'est la condamnation du racisme sous toutes ses formes. Je ne pense pas qu'un racisme serait acceptable et l'autre pas. Pour moi, le racisme est insupportable, quelles que soient ses formes. Il s'agit d'assumer les valeurs qui sont les nôtres et d'aller sur tous les sujets de préoccupation qui sont ceux des Français aujourd'hui.
Frédéric RIVIERE.- Mais quelles sont ces valeurs que vous n'osiez pas assumer ?
Christian JACOB.- Non, elles ont toujours été assumées mais c'est aussi une question de tempérament. Jean-François Copé a ce tempérament. Il a une capacité à poser les choses à plat sur la table. Prenons un exemple concret. Quand il lance la proposition de loi contre le port de la burqa dans les espaces publics, au départ il n'a pas une majorité de députés qui le suivent et le gouvernement est frileux sur le sujet. Il porte le fer. La loi est votée. Lorsqu'il impose 40 % de femmes dans les conseils d'administration, c'est aussi une initiative qu'il porte, qui n'est pas spontanément majoritaire mais il a ce tempérament.
Roselyne FEBVRE.- Martine Aubry disait également qu'il y avait une gauche dure et une gauche molle mais vous noterez que flirter avec ces sujets d'une droite décomplexée, d'une droite dure, ça avait marché en 2007 pour Nicolas Sarkozy mais ça n'a pas marché en 2012. Pourquoi ça marcherait maintenant ?
Christian JACOB.- D'abord « droite dure », je ne sais pas ce que ça veut dire.
Roselyne FEBVRE.- A la droite de la droite, on va dire.
Christian JACOB.- Non, non, non.
Roselyne FEBVRE.- Celle qui veut aller chasser sur les terres de Marine Le Pen.
Christian JACOB.- Ça, c'est un sujet qui n'existe pas. Nous nous adressons à tous les Français. Est-ce que M. François Hollande a récusé certains bulletins de vote en disant : « Ceux-là, je n'en veux pas parce qu'ils viennent d'électeurs qui ont voté autrement au premier tour de la présidentielle. » Il faut arrêter avec cet épouvantail qu'on nous brandit. Moi, j'attends aussi que la gauche ait le courage d'assumer ses responsabilités en mettant un mur entre elle et l'extrême gauche. Nous, nous avons toujours su le faire avec l'extrême droite. Il n'y a jamais eu aucune compromission entre l'UMP et l'extrême droite, ce qui n'est pas le cas de la gauche et de l'extrême gauche et ce qui n'a d'ailleurs pas toujours été le cas de la gauche avec l'extrême droite.
Frédéric RIVIERE.- A propos de droite décomplexée, qu'avez-vous pensé des propos de François Lebel, le maire UMP du VIIIe arrondissement ? A propos du mariage homo, il a dit : « D'abord, moi, je n'en célébrerai pas. Ensuite, si l'on ouvre la porte au mariage homosexuel, pourquoi pas l'inceste, la pédophilie, la polygamie ? »
Christian JACOB.- Là, je pense que nous abordons un sujet sérieux sur lequel nous sommes en train de travailler. Moi, je suis opposé au mariage de personnes du même sexe et je suis opposé - encore davantage s'il le fallait - à l'adoption. Il y a deux choses. Il y a la reconnaissance de l'amour et je pense que l'amour que se portent deux personnes du même sexe ou deux personnes de sexe différent est tout aussi respectable. Le mariage, c'est autre chose. C'est une institution. Le but du mariage est d'avoir des enfants et de fonder une famille. Je reste opposé au mariage parce, à un moment, il faut toujours une gamète mâle et une gamète femelle si l'on veut avoir des enfants. La reconnaissance de l'amour, elle, est respectable et on peut même aller plus loin. A partir du PACS ou d'autres formules - je pense notamment à la donation au dernier vivant - on peut améliorer la reconnaissance des couples homosexuels et favoriser leur union mais en aucun cas par le mariage et encore moins par l'adoption.
Roselyne FEBVRE.- Merci. Votre pronostic avant le 18 novembre, date du congrès ? François Fillon ou Jean-François Copé ?
Christian JACOB.- Moi, je suis convaincu que Jean-François Copé va gagner. C'est le candidat des militants et c'est celui qui correspond à la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui.
Roselyne FEBVRE.- Merci beaucoup.































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(1) Réaction
au sujet de votre déclaration sur le 17 octobre1961
Monsieur Jacob d’après vos propos Monsieur hollande a terni l'image de la police républicaine de votre pays en reconnaissant le massacre d’Algériens lors des manifestations du 17 octobre 1961 vraiment avec tout le respect que je vous dois vous ne manquez pas de culot pendant qu'on y est pourquoi ne pas décerner une médaille de bravoure à ces policiers et à leur tête MAURICE PAPON qui ce dernier n'est condamnable que pour ses crimes contre les juifs (deux poids deux mesures) quelle justice au pays de la démocratie que vous défendez à longueur de journée sur les plateaux des chaines de télévision.sachez que nous Algériens on se plie mais on ne se casse pas (MAATOUB LOUNES).