Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Père Noël habite en Chine"

En savoir plus

Afrique

Amplats licencie 12 000 mineurs sud-africains en grève sauvage

© AFP

Vidéo par Ludovic de Foucaud

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/10/2012

Le numéro un mondial du platine a annoncé le licenciement de 12 000 de ses 28 000 salariés de Rustenburg, dans le nord de l'Afrique du Sud. Le site est bloqué depuis le 12 septembre.

Le bras de fer se poursuit en Afrique du Sud.  Alors que les mineurs grévistes poursuivent leur mouvement pour réclamer une augmentation de salaire, Anglo American Platinum, le numéro un mondial du platine, a annoncé, ce vendredi 5 octobre, le licenciement de 12 000 employés du site de Rustenburg en grève sauvage.

"Environ 12 000 employés ont décidé de ne pas se présenter (devant les conseils de discipline), de ne pas assister aux audiences, et ont donc été licenciés en leur absence", annonce un communiqué d'Amplats, filiale d'Anglo American, qui avait clairement menacé de licencier les grévistes refusant de comparaître devant les conseils de discipline.

Ces conseils, convoqués depuis mardi, se sont tenus comme prévu, explique Amplats. "Les employés concernés connaîtront aujourd'hui (vendredi) le verdict de leur audience. Ils auront trois jours ouvrables pour faire appel."

L'entreprise, dont tous les puits du bassin de Rustenburg sont bloqués depuis le 12 septembre, avait déjà lancé plusieurs ultimatums à ses employés, les sommant de reprendre le travail sous peine de licenciement. Les ultimatums avaient jusqu'à présent été repoussés à chaque fois.

Les grévistes, dont le mouvement ne respecte pas les procédures du droit du travail sud-africain, réclament 16 000 rands mensuels (1 450 euros).

"L'ANC ne veut pas laisser se démultiplier les grèves sauvages"

Deux mois de grèves sauvages

Les violences à Amplats témoignent de la tension qui règne toujours dans nombre de mines sud-africaines.

Jeudi soir, un mineur a été tué dans des affrontements entre employés d'Amplats et policiers à Rustenburg. Des violences avaient déjà fait cinq morts en début de semaine.

"On ne sait toujours pas si ce mineur a été victime des affrontements violents qui ont eu lieu hier entre les forces de l’ordre et une centaine de grévistes",  souligne Caroline Dumay, correspondante de FRANCE 24 en Afrique du Sud.

Les policiers affirment avoir utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser un rassemblement illégal, assurant que les mineurs avaient commencé à jeter des pierres sur les forces de l'ordre.

Mais tous les témoignages recueillis auprès des mineurs indiquent au contraire que la police a ouvert le feu avant qu'il y ait eu la moindre marque d'hostilité de la part des mineurs.

"On ne reculera pas"

Malgré le durcissement du bras de fer, les mineurs grévistes affirment qu'ils ne renonceront pas. "On ne reculera pas, peu importe ce qu'ils disent ou ce qu'ils font, on se battra jusqu'à la dernière goutte de sang", a affirmé l'un des animateurs du mouvement, Mametlwe Sebei.

Quant au gouvernement et à l'ANC, ils multiplient les rencontres avec la chambre de commerce, la chambre des mines et les syndicats, sans pour autant changer de position.

"Il y a eu ce matin un communiqué très clair de l’ANC : il faut améliorer les conditions des mineurs mais il n’est pas question de laisser se démultiplier les grèves sauvages qui menacent la stabilité de l’industrie minière", souligne Caroline Dumay. "Le secrétaire général de l’ANC, Gwede Mantashe, a été très clair : il faut encourager la police et la laisser faire son travail. Pas question de céder aux mineurs. Le licenciement d’Amplats en est la preuve".
 

(FRANCE24 avec dépêches)

 

Première publication : 05/10/2012

  • AFRIQUE DU SUD

    Un mort lors d'affrontements entre policiers et mineurs grévistes en Afrique du Sud

    En savoir plus

  • AFRIQUE DU SUD

    Les mineurs de Marikana acceptent de reprendre le travail

    En savoir plus

  • AFRIQUE DU SUD

    En Afrique du Sud, "il suffirait d’une étincelle" pour raviver la colère des mineurs

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)