Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Faut-il s'inquiéter de la chute du prix du baril ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

En Israël, les ventes d'armes à feu en forte hausse

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : que reste-t-il de la révolution du Maïdan?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"The Search", Bérénice Bejo sur le champ de bataille

En savoir plus

FOCUS

Violences conjugales : la France s'attaque à la source du fléau

En savoir plus

SUR LE NET

Ferguson : le web réagit à l'annonce du grand jury

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burkina Faso : le ministre de la Culture contraint à la démission

En savoir plus

DÉBAT

L’affaire Ferguson, triste miroir de la société américaine?

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : l'impossible accord ?

En savoir plus

Culture

Le cinéaste Abbas Kiarostami annonce un nouveau film de son confrère emprisonné Jafar Panahi

© AFP

Texte par Guillaume GUGUEN

Dernière modification : 05/10/2012

Bravant l'interdiction qui lui a été faite d'exercer son métier, Jafar Panahi (photo) aurait tourné un nouveau film, selon son compatriote Abbas Kiarostami. En 2011, le réalisateur avait défié Téhéran en présentant un film à Cannes.

Plus d’un an après la présentation de son documentaire "Ceci n’est pas un film" à Cannes, le réalisateur iranien Jafar Panahi, assigné à résidence à Téhéran, pourrait être de nouveau sélectionné dans un grand festival international. C’est ce qu’a indiqué, jeudi 4 octobre, son compatriote Abbas Kiarostami en marge du Festival du film de New York.

Au site américain IndieWire, le cinéaste iranien a en effet confié que son confrère avait achevé la réalisation d’un nouveau long-métrage. "Il vient d’achever son second film depuis sa condamnation [en 2010, ndlr], a-t-il assuré. Je pense qu’il sera montré à un festival. Donc il fait des films en Iran. Je ne sais pas pourquoi mais c’est une réalité qui semble gêner certains." Producteur délégué de "Ceci n'est pas un film",  Wide Management n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

"La situation est difficile pour tous"

Par ailleurs interrogé sur le sort réservé aux cinéastes en Iran, Abbas Kiarostami, dont le dernier film "Like someone in Love" a été tourné au Japon, a affirmé : "Certains d’entre nous restent en Iran, où ils subissent la censure et travaillent comme ils peuvent. D’autres, comme moi, ont décidé de tourner ailleurs. Tout le monde fait comme il peut. La situation est difficile pour tous".

Accusé de propagande contre le régime iranien, Jafar Panahi a été condamné en décembre 2010 à six ans d’assignation à résidence ainsi qu’à 20 années d’interdiction de voyager et d’exercer son métier. Véritable pied de nez aux autorités de Téhéran, "Ceci n’est pas un film", tourné chez lui, avait pourtant pu être projeté in extremis au Festival de Cannes 2011. Une copie du documentaire, enregistrée sur une clé USB, avait pu passer les frontières iraniennes dissimulée dans un gâteau.

Figure de proue de la Nouvelle vague iranienne, l’auteur du "Cercle" et de "Sang et Or" est présent, aux côtés des punkettes russes des Pussy Riot, parmi les cinq nominés en lice pour le Prix Sakharov décerné chaque année par le Parlement européen à des personnalités qui symbolisent le mieux la liberté d’esprit et d’expression.

Première publication : 05/10/2012

  • CINÉMA

    "Ceci n'est pas un film", sursaut de créativité qui fait fi de la répression iranienne

    En savoir plus

  • CINÉMA

    Les proches de Jafar Panahi veulent croire à l'utilité des pressions internationales

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)