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Economie

Tim Cook, au-delà de l'héritage de Steve Jobs

© wikimedia

Vidéo par Ben BARNIER

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 05/10/2012

Un an après la mort du fondateur d’Apple, Steve Jobs, son successeur Tim Cook a commencé à marquer le groupe de son empreinte. Pour s’extirper du lourd héritage de son prédécesseur, il lui reste toutefois à marquer les esprits du grand public.

Steve Jobs est décédé il y a un an jour pour jour, le 5 octobre 2011, et Apple se porte toujours bien. Très bien même. Depuis que Tim Cook a succédé au fondateur de la marque à la pomme, l’entreprise génère plus de bénéfices que jamais.

L’action d’Apple a gagné plus de 75 % en un an et le groupe est devenu la première capitalisation boursière au monde, valant plus de 600 milliards de dollars. L’iPhone 4S et l’iPhone 5 se sont tous les deux révélés être des succès commerciaux. Le dernier né de la gamme des smartphones stars du groupe s’est même vendu à 5 millions d’exemplaires pour son premier week-end de commercialisation (le 21 septembre).

Tim Cook, qui avait été qualifé de gestionnaire de génie dans plusieurs portraits publiés à l’époque de sa prise de fonction comme PDG d’Apple, a donc su faire fructifier l’héritage laissé par son charismatique prédécesseur.

Reste que la santé financière n’est pas tout. Certains commentateurs craignent que le patron d’Apple ne fasse que marcher dans les pas de géant de Steve Jobs. “Les profits actuels ont été construits sur ce qu’avait créé Steve Jobs et le groupe n’a rien proposé de novateur depuis un an”, se désole ainsi Robert Scoble, l’une des figures les plus influentes de la Silicon Valley, sur sur le site de la chaîne britannique BBC.

Le virage Maps

L’iPhone 4S, et même le 5, auraient ainsi été mis en chantier et approuvés tous les deux par Steve Jobs, rappelle de son côté le site technologique américain Gizmodo, citant plusieurs sources anonymes chez Apple. Même l’application Maps, qui remplace sur l’iPhone 5 la solution concurrente de Google, ne serait pas le premier enfant de Tim Cook. “Steve Jobs avait installé une équipe qui travaillait en secret au troisième étage du bâtiment 2 d’Apple sur une solution de remplacement à Google Maps”, affirme de son côé Businessweek, un site économique appartenant à la chaîne de télévision Bloomberg.

L'introduction de Maps, justement, a marqué l'illustration la plus marquant de la patte Tim Cook. Avec cette application, la marque à la pomme s’en est pris plein la poire. Il n’a fallu qu’une semaine au patron d'Apple pour présenter des excuses publiques. Un changement majeur par rapport à l’ère Steve Jobs. Ce dernier n’avait reconnu que du bout des lèvres un souci de réception avec l’iPhone 4 en juillet 2010, après un mois de polémique médiatique tous azimuts.

Cet épisode révèle le changement de culture et d’image que le nouveau PDG est en train d’insufler à Apple. Tim Cook dirige un groupe moins “dominateur, mais plus efficace et humain”, affirme, ainsi, CNN. “Il n’y a plus de coups de fil frénétiques après minuit, ni de subtile pression pour que les employés renoncent à leurs vacances en période de pré-lancement d’un produit”, raconte Businessweek, qui affirme avoir pu s’entretenir avec un dizaine de salariés d’Apple.

Lors de la tempête médiatique autour des conditions de travail dans les usines chinoises d’assemblages des iPhone, Tim Cook s’est rendu personnellement sur place, en mars dernier. C’était la première visite d’un dirigeant d’Apple dans ces usines. Il a même permis à une ONG américaine - la Fair Labor Association - de mener une enquête sur place. Une rare ouverture sur le monde ultra-secret que Steve Jobs avait bâti autour d’Apple.

Grand "rationalisateur"

Tim Cook, l’ancien directeur opérationnel d'Apple, a aussi mis les bouchées doubles pour rationaliser encore plus la chaîne de production du groupe. Il va ainsi “dépenser plus d’un milliard de dollars cette année pour développer des nouvelles technologies permettant de créer des appareils toujours plus fins”, relève Businessweek.

Sous son impulsion, Apple s’est aussi mis à développer son propre microprocesseur pour ses smartphones afin d'être moins dépendant d’autres entreprises. “Le résultat du travail de Tim Cook est phénoménal, je n’ai jamais vu une société pouvoir produire autant en si peu de temps et toujours respecter ses délais”, souligne à Businessweek Avadis Tevanian, un ancien responsable de la branche logiciel d’Apple.

Tim Cook est donc en train de pésenter au monde un visage nouveau pour Apple, tout en améliorant encore le fonctionnement au sein du groupe. Il ne lui reste plus qu’à associer son nom à un produit “révolutionnaire”, comme Steve Jobs aimait à appeler ses créations. L'iPad mini, qui devrait être dévoilé à la mi-octobre, pourrait être ce Saint Graal dont Tim Cook a encore besoin.

Première publication : 05/10/2012

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