Dernière modification : 07/10/2012 

- Algérie - Décès


L'ex-président algérien Bendjedid est décédé des suites d'un cancer

L'ex-président algérien Bendjedid est décédé des suites d'un cancer
© AFP

Chadli Bendjedid, président de la République algérienne de 1979 à 1992, est décédé ce samedi à l'âge de 83 ans. Il avait été admis il y a plus d'une semaine à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja, à Alger, dans un état critique.

 

Chadli Bendjedid, président de l'Algérie de 1979 à 1992, est décédé samedi à Alger à l'âge de 83 ans des suites d'un cancer, a annoncé l'agence algérienne APS.

Un deuil national de huit jours a été décrété, selon un communiqué présidentiel diffusé dans la soirée.

Cette même source a indiqué que l'ex président serait enterré lundi à Alger, dans le carré des martyrs du cimetière d'el-Alia.

Chadli Bendjedid, troisième chef d'Etat algérien, avait été admis, il y a plus d'une semaine, à l'hôpital militaire d'Aïn Naâdja à Alger, selon l'APS.

Il avait rejoint le maquis constantinois dès le début de la guerre de libération nationale de 132 ans de colonialisme français, du 1er novembre 1954 à l'indépendance du pays en 1962.

Elu une première fois à la présidence en 1979, il fait libérer le premier président de l'Algérie indépendante Ahmed Ben Bella, renversé en 1965, et autorise le retour des opposants historiques Hocine Aït Ahmed et Bachir Boumazza.

Son mandat présidentiel est renouvelé en décembre 1988, après les sanglantes émeutes d'octobre contre la vie chère et pour la démocratie.

Bendjedid a été ensuite à l'origine de la démocratisation des institutions, notamment par la promulgation d'une constitution pluraliste en février 1989 et la renonciation à la présidence de l'ancien parti unique, le Front de libération nationale (FLN), en juillet 1991.

Fin 1991, les islamistes du Front islamique du salut (FIS-dissous) remportent le premier tour des élections législatives. Ils avaient déjà demandé des présidentielles anticipées, dès leur premier raz-de-marée électoral aux municipales de juin 1990.

Mais l'armée interrompt le processus électoral et le pays plonge dans une guerre civile qui a fait 200.000 morts.

En janvier 1992, Bendjedid est forcé à la démission par l'armée, et se retrouve assigné à résidence à Oran.

Il retrouve la liberté après l'élection d'Abdelaziz Bouteflika à la présidence en 1999.

En janvier dernier, il avait été hospitalisé à Paris pour un cancer, puis brièvement hospitalisé de nouveau en mai et en octobre.

Ses mémoires doivent être publiées le 1er novembre, date anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale en 1954.

Il était né le 14 avril 1929 à Bouteldja, un village de l'est algérien, à la frontière tunisienne.


(AFP)

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(7) Réactions

Toutes mes condoléances

Toutes mes condoléances ... Vive l'Algérie ... Je t'aime l'Algérie, pays de la résistance et des gens heureux ... Le pays où il fait beau à vivre ... Le soleil offre à ses habitants la force et la lumière pour un regard plein d'horizon ... Un pays où les hommes ont la sagesse d'être juste et honnête ...

"à l'origine de la democratisation". ben voyons!

Lorsque j'entends Chadli labellisé démocrate, j'ai honte pour la démocratie.
à la mort du dictateur putschiste Boumediene, chadli a été designeuse par l'armée. un procédé que n'aurait pas accepté un démocrate.
durant tout son règne, chadli n'a jamais eu à affronté un adversaire lors des parodies d'elections auxquelles il a participé. il a toujours été candidat unique d'un parti unique. drôle de démocrate.
le 20 avril1980, lors du printemps berbère, il a envoyé l'armée pour mater et déloger les etudiants qui menent un mouvement de revendication pacifique dans l'enceinte même de la cité universitaire de oued-aïssi ( Tizi-ouzou) . résultat : plusieurs dizaines de blessés, des disparus et 24 personnes poursuivies devant la cour de sureté de l’état pour conspiration contre l’État et intelligence avec la France (sic).
en 1985, plusieurs personnes sont arrêtées et poursuivies pour atteinte à la sureté de l’état. leur seul tort est d'avoir crée la ligue algérienne des droits de l'homme et une association des enfants de chahids.
en 1988, l'armée a tiré sur des algériens qui manifestaient contre la vie cher et pour la dignité. des centaines de morts et des milliers de blessés.
acculé, Chadli propose un referendum pour une nouvelle constitution. le pluralisme politique y est reconnu, mais l'article 2 fait de l'islam la religion de l’état. les minorités n'ont pas de droit de cité.
avec l’avènement des partis politiques, le FIS ( front islamique du salut) est agrée au mépris de la constitution qui interdit des partis politiques sur la base de religion ou de confession. les dés ont été pipés et tout a été fait pour pérenniser le système qui a fait cet adjudant de l'armée française; une dictature qu'il a servi durant toute sa carrière.
l'on se souvient encore des longues chaines dans les aswaks pour avoir un bidon d'huile, un sac de semoule, un kilo de poichiche ou une barquette de beurre. chadli a inventé la pénurie en Algérie. il a légalise la rapine ( les biens de l’état ont été vendus à la cliente du système au dinar symbolique, et ce par la grâce de la loi 81-01 portant cession des biens de l’état). Chadli a toléré sinon autorisé les détournements de deniers publics et la corruption ( on se souvient du fils du général-major Mustapha Beloucif, secretaire général du ministère de la défense, arrêté à Orly avec une malle de $), et cela a engendré une dette de 26 milliards de $ et l'intervention du FMI ( 75000 entreprise publiques locales ont été fermées).
et on ose parler de démocrate????

Toutes mes condoléances

C'était un sage qui voulait faire progresser son pays malheureusement il était entouré de loups.

...

On n'oubliera pas son mot lors de la victoire électorale des islamistes: "Qu'eussiez-vous voulu que j'y FIS?"

Oups

On ne dit pas l'Ex mais l'ancien président ... Sémantiquement parlant, c'est la même chose ... je conseille le DRH ou le responsable du personnel de France 24 d'organiser des séjours linguistiques en Algérie pour apprendre la langue de Molière ...

chadli est pour moi l'espoir

la perte, consécutivement de 2 ex-présidents est douloureuse, il était là quand on rêvait d'un avenir meilleur........

Un beau pays où il fait beau à vivre ... !!!

Depuis 62, l'année de son indépendance, l'Algérie a eu 6 présidents ... Que Dieu puisse accueillir dans son vaste paradis ...

 
 
 
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