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FRANCE

Marseille : dissolution d'une équipe de la BAC gangrenée par des "ripoux"

© AFP

Vidéo par France 2

Dernière modification : 06/10/2012

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé, vendredi, la dissolution de l’équipe de jour de la brigade anti-criminalité nord de Marseille, après la suspension de 12 policiers soupçonnés d’extorsion d'argent et de drogue.

En langage médical, on appelle ça une amputation. La dissolution d’une unité de la brigade anti-criminalité (BAC) à Marseille répond aux propos du procureur de la République, Jacques Dallest, qui avait dénoncé devant la presse une véritable "gangrène" au sein d’un service de police soupçonné d’extorsion à grande échelle.

Sept policiers de la BAC Nord ont été écroués et cinq autres placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen vendredi soir. Les policiers mis en cause, âgés de 25 à 50 ans, sont soupçonnés d’avoir volé et extorqué de l’argent et de la drogue à des dealers.

Les enquêteurs de la police des polices n’ont pas eu à chercher très loin pour trouver des preuves accablantes : 450 grammes de cannabis et d'herbe, des bijoux, et plusieurs sommes d'argent ont été découverts cette semaine lors de fouilles dans les vestiaires et les faux plafonds de la BAC Nord.

Face à l’ampleur du scandale, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé la suspension des 12 fonctionnaires et prononcé la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord à laquelle ils appartenaient.

"Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une exceptionnelle gravité" et s'"ils sont avérés", ils "portent atteinte à l'honneur et à la probité dont doivent être porteurs celles et ceux qui assurent la sécurité de nos concitoyens", a expliqué l'Intérieur dans un communiqué.

Vol, racket, et trafic de drogue

L'instruction est menée dans le plus grand secret depuis le 22 février par les juges Patricia Krummenacker et Caroline Charpentier pour des faits de vols et d'extorsion commis en bande organisée, passibles de 20 ans de réclusion, et d'infractions à la législation sur les stupéfiants.

La justice s’appuie sur l’écoute de conversations entre policiers de la "Bac jour", enregistrées dans leurs voitures de service par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) entre mai et septembre.

Des écoutes qualifiées par Jacques Dallest d’accablantes et instructives sur les pratiques des intéressés, de la récupération de drogue sur les dealers aux perquisitions illégales en passant par le partage d’argent et de stupéfiants.

"Tout y passe, et cela de façon répétée dans le temps, avec des fonctionnaires que l’on retrouve, qui sont nombreux à être dans ce que je considère comme un système organisé de vol, de racket, de trafic de drogue", a souligné le procureur.

"Trahison"

Cette affaire "exceptionnelle", selon la Direction générale de la police nationale, secoue la police marseillaise, qui avait déjà fait l'objet d'une opération "mains propres" à l'été 2010 sur fond d'arrestations dans le milieu du banditisme et de soupçons de fuites.

Pour Alphonse Giovannini, du syndicat Unité SGP Police, "les policiers sont blessés dans leur chair. Il y a des collègues qui ont trahi la profession, mais c'est une infime partie".

"Ce que je regrette, c'est que personne dans la hiérarchie n'ait pu arrêter tout cela alors qu'on a une pluralité d'acteurs et que ça durait depuis plusieurs années", a relevé de son côté Yves Robert, du Syndicat national des officiers de police.

À l'automne 2011, un ancien chef de la BAC nord avait été mis en examen pour violation du secret professionnel et interdit d'exercer dans le département. Une source proche de l'enquête avait indiqué jeudi qu'un lien était fait entre cette affaire et l'actuelle, mais une source judiciaire a assuré vendredi que les procédures étaient distinctes.
 

(FRANCE24 avec dépêches)

Première publication : 06/10/2012

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