Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

Amériques

Le parti présidentiel en difficulté aux premier tour des municipales

Dernière modification : 08/10/2012

En ballottage dans de nombreuses villes du pays, dont Sao Paolo, le Parti des travailleurs (PT) de la présidente Dilma Rousseff (photo) est en difficulté au premier tour des élections municipales brésiliennes.

Le Parti des travailleurs (PT), au pouvoir depuis 2003 au Brésil, s'est trouvé en difficulté lors des élections municipales de dimanche, ses candidats se trouvant en ballottage dans de nombreuses villes du pays.

Le PT n'a remporté au premier tour qu'une seule mairie de capitale régionale.

A Sao Paolo, la principale ville du pays, le candidat du PT, Fernando Haddad, a réussi à éviter d'être battu au premier tour malgré son retard dans les sondages pendant la campagne, mais devra affronter dans trois semaines José Serra, un ancien ministre centriste et candidat de l'opposition à la présidentielle de 2010.

Fernando Haddad, 49 ans, avait pourtant été choisi par l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva et avait reçu le soutien de l'actuelle présidente Dilma Rousseff, dans le cadre de la volonté du PT de transférer le pouvoir à une génération de dirigeants plus jeunes.

La mairie de Sao Paulo, comme celle des autres grandes villes brésiliennes, est considérée comme une rampe de lancement pour arriver aux plus hautes fonctions au niveau national.

Des élections sur fond d’affaire de corruption dans la classe politique

Les élections dans les 5.500 municipalités brésiliennes interviennent en plein jugement d'une très importante affaire de corruption impliquant d'anciens conseillers du président Lula, qui reste toutefois l'homme politique le plus populaire du pays.

Par ailleurs, le climat économique n'est plus aussi favorable que quand le PT a pris le pouvoir il y a près de dix ans.

La Cour suprême brésilienne devrait condamner cette semaine l'ancien directeur de cabinet de Lula, José Dirceu, pour avoir organisé un système d'achat de votes sur fonds publics dans le but de consolider le soutien à la coalition au pouvoir menée par le PT lors des deux premières années de la présidence de Lula qui a duré de 2003 à 2010.

La coalition du PT boudée par ses propres alliées

Après 12 années au pouvoir, la coalition autour du PT connaît des tiraillements avec ses alliés qui ont présenté leurs propres candidats dans de nombreuses localités.

Ainsi, le PT n'a remporté au premier tour qu'un siège de maire de capitale régionale, en l'occurrence à Goiania. Dans dix des 26 capitales régionales, un second tour devra avoir lieu.

Dans la troisième ville du Brésil, Salvador, capitale de l'Etat de Bahia, le candidat du PT, Nelson Pelegrino, semblait dimanche soir parti pour un second tour face à Antonio Carlos Magalhaes Neto du parti conservateur DEM.

Le Parti socialiste brésilien (PSB) a remporté la mairie de Recife, face à un sénateur PT, les deux partis n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur une candidature unique.

De même, les deux alliés au pouvoir avaient présenté des candidats rivaux pour la mairie de Fortaleza où ils s'affronteront pour un deuxième tour le 28 octobre.

La bonne performance du PSB dans le nord du Brésil pourrait inciter son dirigeant, le sénateur Eduardo Campos, à se présenter à la présidentielle de 2018, voire dès 2014 face à la présidente Dilma Rousseff.

Rio de Janeiro, deuxième ville du pays en plein préparatifs des Jeux olympiques de 2016, a reconduit son maire, Eduardo Paes, du parti PMDB, membre de la coalition au pouvoir.

Ces municipales pour lesquelles étaient appelés à voter 140 millions de Brésiliens, étaient les premières dans le cadre de la loi "propre" qui interdit de fonction élective toute personne condamnée pour meurtre, agression sexuelle, escroquerie, blanchiment d'argent ou trafic de drogue.

(Reuters)

Première publication : 08/10/2012

  • BRÉSIL

    L'ancien bras droit de Lula accusé de corruption

    En savoir plus

  • ENVIRONNEMENT

    Le Brésil joue son va-tout à trois jours de Rio+20

    En savoir plus

  • BRÉSIL

    Opération policière d'envergure dans la plus grande favela de Rio de Janeiro

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)