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FRANCE

Cellule terroriste démantelée : 12 suspects placés en garde à vue

© AFP

Vidéo par France 2

Dernière modification : 08/10/2012

L'enquête sur l'attaque d'une épicerie juive de Sarcelles, en septembre, a révélé les activités d'un groupuscule islamiste, dont l'un des membres à été tué à Strasbourg par des tirs de riposte policiers. Douze personnes sont toujours en garde à vue.

Mercredi 19 septembre. Deux hommes aux visages dissimulés par leur capuche jettent, en milieu de journée, une grenade dans le magasin Nouari, une épicerie casher de Sarcelles, en banlieue parisienne, faisant quelques dégâts matériels. Sur les quatre personnes présentes dans le magasin, une sera transportée à l’hôpital, légèrement blessée. Une enquête est immédiatement ouverte par la justice mais, pour la communauté juive, cet acte, survenu au lendemain de Roch Hachana, le Nouvel An du calendrier hébraïque, est rapidement qualifié d’antisémite.

Samedi 6 octobre, plus de deux semaines après les faits, les autorités françaises mènent un véritable coup de filet dans ce qui est devenu une vaste enquête antiterroriste. Lors de cette opération, l’un des deux auteurs présumés de l’attaque de Sarcelles, Jérémie Louis-Sidney, un converti de 33 ans, est tué par des tirs de riposte policiers, à Strasbourg. Dans la foulée, les interpellations se multiplient. Selon un premier décompte fourni par la police, onze personnes sont arrêtées. Elles ont passé, dimanche soir, leur deuxième nuit en garde à vue. Une douzième personne est interpellée, vers 18h, samedi soir à Thorcy (Seine-et-Marne). Ce ne serait qu'un début, selon Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, qui a annoncé "sans doute, peut-être, d'autres arrestations".

Outre des armes, de la documentation et du liquide, les enquêteurs ont retrouvé samedi des testaments qui laissent penser que certains se préparaient à mourir en martyrs.

Ils ont également mis la main sur une liste avec des noms d'associations ou d'institutions juives. Mais, pour savoir si cette cellule préparait d'autres attentats, il va falloir attendre "les investigations à venir", selon le parquet de Paris.

Autre point à éclaircir : les liens du groupe avec un homme peut-être parti combattre en Syrie, selon une source proche de l'enquête.

"Il faut être sans pitié face à ces actes répréhensibles"

Le président du Consistoire, Joël Mergui, a exigé de "trouver une solution à un mal qui s'appelle la haine des juifs". Mais, en pleine période des fêtes de Souccot, l'inquiétude de la communauté juive a été ravivée par des tirs à blanc près de la synagogue d'Argenteuil, samedi soir.

Qui sont les nouveaux djihadistes à la française ?

François Hollande s'est employé à rassurer les juifs de France, dont les représentants sont venus lui exprimer leur inquiétude, dimanche. Dans un discours depuis le perron de l’Élysée, le chef de l'État a évoqué l'opération policière en soulignant qu'elle avait "permis d'anéantir, de mettre hors d'état de nuire une cellule islamiste dont tout laisse penser qu'elle avait déjà frappé et qu'elle pouvait aussi le faire dans les prochaines semaines". Le président a également déclaré que les musulmans de France étaient victimes de l’islamisme radical, une "idéologie monstrueuse" qu’il a comparée au nazisme.

Manuel Valls, a annoncé pour sa part qu’il renforcera "ces prochains jours, ces prochaines heures, les protections" des lieux de culte juifs.

Quant au chef de la diplomatie, Laurent Fabius, il prône "la fermeté absolue" face au terrorisme mais demande aux Français de ne pas faire d’amalgame avec l’ensemble des musulmans. "Il faut, lorsqu'il y a une telle action répréhensible qui est commise, être absolument sans pitié", a-t-il déclaré.

Un nouveau Mohamed Merah

Abattu dimanche lors d’échanges de tirs avec la police dans son appartement strasbourgeois, Jérémie Louis-Sidney, était le principal suspect de l’attaque. Son empreinte ADN avait été identifiée sur la cuillère de la grenade lancée contre le magasin casher.

Condamné à Grasse en 2008 dans une affaire de stupéfiants, il n'était connu que depuis le printemps de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), selon le parquet de Paris. Décrit par la justice comme "très déterminé" et voulant "finir en martyr", cet homme vivait discrètement dans un quartier paisible de Strasbourg chez l'une de ses épouses religieuses, selon des témoins. À Cannes, il se partageait entre les domiciles de ses proches.

Ce bon vivant aimant l'alcool et la fête s'était radicalisé progressivement, se rendant notamment au Maghreb pour rencontrer des imams, selon des sources proches de l'enquête. Devenu polygame, il s'était mis à critiquer le mode de vie occidental de sa compagne cannoise, selon une source policière.

Si une partie du groupe a été interpellée en Seine-et-Marne, d'où est originaire Louis-Sidney et où a été appréhendé un autre converti muni d'une arme prête à l'emploi, Cannes semble avoir été le centre névralgique de cette cellule.

(FRANCE24 avec dépêches)

Première publication : 08/10/2012

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