Dernière modification : 11/10/2012 

- Internet - Liberté d’expression - Philippines


Philippines : suspension d’une loi sur la cybercriminalité

Une loi sur la cybercriminalité qui fait polémique aux Philippines a été bloquée par la justice du pays. Les punks de Birmanie s’affichent sur le web. Et le Premier ministre britannique David Cameron ouvre un compte sur Twitter.

Par Electron Libre

Philippines : suspension d’une loi sur la cybercriminalité

La Cour suprême des Philippines a décidé mardi de suspendre provisoirement l’application d’une loi controversée sur la cybercriminalité. Plusieurs pétitions, soutenues par des dizaines de milliers d’internautes, ont en effet été soumises à la plus haute juridiction du pays pour qu’elle se prononce sur la conformité du texte avec la constitution.

Cette loi tant décriée est censée donner aux autorités les moyens de lutter contre le piratage, l’usurpation d’identité ou encore la pédopornographie. Mais elle prévoit également de punir d’une peine pouvant aller jusqu’à douze ans de prison la diffamation sur Internet.

Et d’après ses détracteurs, le dispositif permettrait par ailleurs au gouvernement de bloquer des sites web et de surveiller les communications des internautes sans mandat de la justice. De nombreux activistes, blogueurs et journalistes se sont donc mobilisés sur la Toile ces dernières semaines pour dénoncer ce qu’ils pensent être une menace pour la liberté d’expression.

La loi est en effet accusée de mener à l’instauration d’une « cyber loi martiale », une allusion aux années de règne du dictateur Ferdinand Marcos qui avait imposé la loi martiale dans les années 70. Et pour exprimer leur opposition, les internautes ont été invités à noircir leurs sites ou leurs profils sur les réseaux sociaux.

Une campagne qui se poursuit malgré la suspension de la loi par la justice. Des activistes promettent en effet de rester mobilisés jusqu’à ce qu’elle soit abrogée, et appellent à l’élaboration d’un nouveau projet de loi avec, cette fois-ci, une consultation publique sur le sujet.

 

Les punks birmans se font entendre sur la toile

Un groupe de punks qui déambule dans une grande galerie commerciale pour dénoncer le consumérisme, la tyrannie des marques, ou la télévision… Nous ne sommes pas à Tokyo ou à Séoul, mais à Rangoun en Birmanie… Ces images diffusées sur YouTube sont celles du dernier clip du groupe punk local No U Turn.

Un groupe qui n'est pas le seul à occuper la toile et à présenter une facette peu connue de la Birmanie… La scène punk rock locale est en effet très active sur le net avec la mise en ligne de clips sur Youtube, la promotion de leurs albums sur facebook… et surtout la diffusion de leur musique via des plates formes d’écoute ou des sites spécialisés. Une manière de se faire connaître tout en échappant à la censure pour ces jeunes qui chantent tous en anglais… Des groupes comme Blood Sugar Politik ou Rebel Riot, dont les noms expriment un rejet de la politique pratiquée dans le pays, restent en effet dans le collimateur des autorités malgré le processus d'ouverture entamé en 2011, après un demi-siècle de dictature militaire.

Née à Rangoon dans les années précédant les réformes politiques, cette culture underground continue de se développer. Et si les groupes de rock birmans ont toujours du mal à trouver des scènes pour jouer…ils s’organisent. Avec notamment la création d'événements, comme le « Common Street Festival » ou le « Myanmar Woodstock Festival », qu’ils font connaître via les réseaux sociaux.

Et grâce à internet, les groupes de rock indépendants birmans commencent à s’exporter hors de leurs frontières: c’est le cas de Side Effect, qui a récemment été invité à un festival en Indonésie.


Les smartphones bientôt au service des cambrioleurs ?

Un virus informatique capable de voler les informations de votre téléphone, mais aussi d’espionner chez vous. Ce logiciel a été mis au point par des chercheurs américains. Une fois installé, il prend le contrôle de votre smartphone, et prend secrètement des photos qui peuvent servir à reconstituer votre domicile en 3D... Des données que pourraient utiliser des hackers mal intentionnés pour localiser des objets de valeur ou des documents importants. Le but des créateurs de ce logiciel est d’alerter sur les nouvelles techniques développées par les pirates informatiques.

 

La tendance du jour sur les réseaux sociaux

Réticent depuis plusieurs années à se créer un compte sur Twitter, le premier ministre britannique David Cameron s'est enfin jeté à l'eau samedi dernier. Une entrée remarquée sur le site de microblogging puisqu'il a déjà attiré plus de 100 000 abonnés en quelques jours. Mais tous ne sont pas forcément des fans. Son arrivée sur Twitter a en effet été accueilli par un torrent de critiques et d'insultes qui reflète son impopularité grandissante. Ainsi, de nombreux internautes ont interpellé David Cameron pour dénoncer la politique d'austérité menée par son gouvernement conservateur.

 

La vidéo du jour

Des ampoules en guise de pinceaux et une ville endormie comme toile de fond… Dans cette vidéo, l’artiste finlandais Anssi Määttä nous livre une sublime démonstration de « light-painting », une technique de prise de vue qui permet de jouer avec les traces lumineuses pour dessiner dans l’obscurité.

 

Le web au chevet des victimes de la tornade de l’Oklahoma
21/05/2013 - SUR LE NET

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Aujourd’hui sur le net, les internautes volent aux secours des victimes de la tornade de l’Oklahoma. La Toile se mobilise pour qu’une femme du Salvador puisse se faire avorter. Et un aquarium virtuel illustre les conséquences de la surpêche.
Appel à un "printemps thaïlandais"
20/05/2013 - SUR LE NET

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Aujourd’hui sur le net, l’opposition thaïlandaise se mobilise contre le pouvoir en place. Un site Internet américain accuse le maire de Toronto, au Canada, de consommer du crack. Et une vidéo propose de voyager entre le Pérou et la Bolivie.
Azerbaïdjan : l’étau se resserre autour des cyber-opposants
20/05/2013 - SUR LE NET

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Le cinéma à la demande
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Le principe du cinéma à la demande est simple : chaque internaute vote pour le film qu'il veut voir programmé près de chez lui. Via les réseaux sociaux, l'utilisateur peut alors inviter ses amis à choisir le même film. Dès que celui-ci atteint un nombre suffisant de demandes, il est remis à l'affiche le temps d'une soirée ou plus. Une manière de rattraper les films manqués lors de leur passage en salle.
Des mères de Mexicains portés disparus en grève de la faim
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