Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début des audiences de Charles Blé Goudé devant la CPI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacques Weber, un colosse du théâtre français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Papa Wemba, invité du Journal de l'Afrique !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

En savoir plus

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

  • Vidéo : Marine Le Pen voit la diplomatie française comme "un canard sans tête"

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

FRANCE

"Il y aura la France et il y aura l’Afrique, plus besoin de mêler les deux mots"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/10/2012

Lors d’un entretien exclusif accordé ce jeudi à FRANCE 24, RFI et TV5 à la veille de sa tournée africaine, Hollande a déclaré vouloir nouer des relations privilégiées avec ceux qui respectent le jeu démocratique et refermer l’ère de la Françafrique.

Le nouveau départ des relations franco-africaines, que François Hollande appelle de ses vœux, connaîtra son baptême du feu avec la rencontre du chef de l’opposition congolaise, Étienne Tshisekedi, en marge du XIVe sommet de la francophonie les 13 et 14 octobre à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

"La rencontre avec Étienne Tshisekedi est un message envoyé à tous les chefs d’État africains", a déclaré François Hollande lors d’un entretien exclusif accordé à FRANCE 24, RFI, et TV5.

"Je fais en sorte d'avoir de bonnes relations d’État à État, mais je reconnais aussi les opposants dès lors qu'ils s'inscrivent dans la démocratie, qu'ils veulent concourir sans violence à ce que ce soit les urnes qui décident en Afrique comme partout ailleurs."

François Hollande explique pourquoi il est impossible de négocier avec les islamistes du Nord-Mali

Interviewé depuis un salon de l’Élysée à la veille de sa tournée africaine, le président français a insisté sur sa volonté de lier des relations privilégiées avec les hommes politiques africains qui respectent les alternances démocratiques.

Une déclaration qui promet d’accentuer la pression sur son hôte à Kinshasa, le président Joseph Kabila, dont la réélection en décembre 2011 avait été entachée d’irrégularités.

L’Afrique en nouvel eldorado

Durant cet entretien d’une heure, le locataire de l’Élysée s’est toutefois refusé à endosser le rôle de donneur de leçon.

"Je ne suis pas là pour être l’arbitre, le juge (…) C’est une nouvelle politique qui est en train de se définir" a déclaré François Hollande, qui prône des relations transparentes pour refermer définitivement l’ère de la Françafrique.

"Il y aura la France et il y aura l’Afrique – on n’aura pas besoin de mêler les deux mots".

Cette "nouvelle politique" sera au cœur de son allocution, vendredi, devant l’Assemblée nationale du Sénégal, pays où une alternance démocratique a mis fin, en mars 2012, à des mois de tensions.

Tout en reconnaissant les "fautes" du passé, comme la colonisation ou la traite négrière, le président français souhaite surtout évoquer le continent africain comme une terre de croissance et d’opportunité économique.

"Je ne viens pas faire un discours pour en effacer un précédent (…) mais pour ouvrir une nouvelle page dans les relations franco-africaines", a affirmé François Hollande en évoquant le très polémique discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en 2007, durant lequel l’ancien président avait déclaré que l'"homme africain n’était pas vraiment entré dans l’Histoire".

En finir avec le Sahelistan

La crise malienne est pour François Hollande l’occasion de montrer la nouvelle manière dont Paris entend jouer son rôle dans les affaires africaines. Il n’est plus question pour la France de dire "aux Africains quoi faire" et d’envoyer des troupes, mais de soutenir logistiquement les initiatives africaines et de relayer leurs positions au Conseil de sécurité de l’ONU.

Évoquant la frilosité d’Alger à s’engager militairement contre les groupes islamistes implantés au Nord-Mali, François Hollande a ainsi estimé que l’Algérie avait payé "un tribut suffisamment lourd au terrorisme pour qu’on vienne lui donner la leçon."

"À moi de rassurer l'Algérie (…). Ce qui doit se faire, c’est lutter contre le terrorisme. Ce n’est pas de faire je ne sais quelle occupation d’un territoire", a déclaré le chef de l’État.

François Hollande a rappelé que les forces françaises se cantonneraient à des missions de formation et de soutien logistique aux unités africaines. Une assistance militaire justifiée également par le risque de voir des djihadistes français perpétrer des attentats dans l’Hexagone.

"C’est en laissant Aqmi, c’est-à-dire Al-Qaïda, prospérer dans le Sahel que je ferai courir un risque à mon pays (…) Nous avons même appris qu'il y avait eu des ressortissants français [parmi les militants] au Mali, comme il y en a en Somalie, comme nous pouvons en trouver en Syrie, et qui ensuite peuvent revenir dans leur pays avec des visées terroristes. Je ne peux pas l'accepter. Il faut donc couper la route des terroristes."

 

Regardez l'intégralité de notre entretien exclusif avec François Hollande

Première publication : 10/10/2012

  • DIPLOMATIE

    François Hollande attendu au tournant du Sommet de la francophonie de Kinshasa

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)