Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

FRANCE

Dix acquittements dans le procès des viols collectifs

© AFP. Nina, victime des viols, et son avocate

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/10/2012

Le procès de 14 hommes accusés de viols collectifs dans une cité de la région parisienne s’est soldé par l’acquittement de 10 d’entre eux. Des peines allant de trois ans de prison avec sursis à un an ferme ont été prononcées pour les autres.

Le verdict est tombé tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Dix des quatorze hommes poursuivis pour des viols collectifs sur deux jeunes femmes, Nina et Aurélie*, dans une cité de Fontenay-sous-Bois, en Île-de-France, ont été acquittés par la Cour d’assises du Val-de-Marne. Les quatre autres ont été condamnés à des peines légères, allant de trois ans de prison avec sursis à un an de prison ferme.

Le parquet de Créteil fait appel

Le ministère public a décidé de faire appel des condamnations et de certains acquittements, a indiqué vendredi à l'AFP la procureure de Créteil, Nathalie Becache.

"Le verdict est trop éloigné du réquisitoire de l'avocate générale, à la fois sur les peines prononcées et sur certains acquittements. Il ne correspond pas au déroulement des crimes et à leur appréciation", a-t-elle déclaré.

L'appel concerne les quatre personnes condamnées à des peines allant de trois ans avec sursis à un an ferme, ainsi que les acquittements prononcés par la cour alors que l'avocate générale avait requis des condamnations.

Quelques applaudissements ont accueilli l’énoncé du verdict. "On évite un fiasco judiciaire", a commenté Amar Bouaou, avocat d’un acquitté et d’un condamné. Les peines prononcées sont bien en deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé cinq à sept ans de prison pour huit accusés. L’avocate générale s’en était remise aux jurés pour décider du sort des six autres, évoquant un manque d’éléments à charge à leur encontre.
 
"Une instruction mal faite"

"Un naufrage judiciaire", a pour sa part commenté Laure Heinich, l'avocate des deux jeunes femmes, sur France Info. "Quand on entend ‘coupable de viol en réunion : trois ans de sursis', nécessairement on s'interroge : quel est le sens de la peine ?", a-t-elle également déclaré, fustigeant une instruction "extrêmement mal faite".

Après plus de trois semaines de débats sous haute tension, la Cour d’assises n’a reconnu les viols que sur une seule des jeunes femmes, Nina. Toutes les deux avaient déposé plainte en 2005 pour des viols à répétition - des "tournantes" - commis dans des conditions particulièrement sordides. Les plaignantes avaient entre 15 et 16 ans au moment des faits.
 
Plusieurs accusés ont reconnu avoir eu des relations sexuelles avec Nina, "consentante" selon eux. La jeune femme avait au contraire déclaré aux enquêteurs avoir eu le sentiment d’être "prise pour de la viande". Les hommes accusés de viol sur Aurélie, aujourd’hui 28 ans, ont tous été déclarés non coupables. "C’est flou. C’est loin. Il y a des choses dont on ne peut pas se souvenir", avait-elle déclaré à l’AFP la veille du verdict.

Vies de pères de famille rangés
 
Tous les accusés, qui vivent aujourd’hui des vies rangées de pères de famille, ont toujours nié avec véhémence les accusations dont ils ont fait l’objet. Douze d’entre eux ont comparu libres, l’un étant en fuite au Chili et l’autre, incarcéré, devant être jugé en novembre pour le kidnapping de son enfant et l’assassinat de son ex-compagne en février 2010.
 
Les deux jeunes femmes n’étaient pas présentes au tribunal de Créteil au moment de l’énoncé de la décision de la Cour d’assises. Aurélie, mère de trois enfants, ne s’est pas rendue au tribunal pendant une dizaine de jours, après une tentative de suicide. Nina, de son côté, n’a pas assisté à l’ensemble du procès sur les conseils de son médecin. Elle souffre d’ "épuisement psychologique".


*Le prénom a été modifié

(FRANCE24 avec dépêches)

 

Première publication : 11/10/2012

COMMENTAIRE(S)