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Economie

Comment Wall Street a été secoué par un algorithme mystère

© Wikimedia

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 11/10/2012

Pendant quatre jours, la semaine dernière, un programme informatique a été à l'origine de 4 % des ordres passés à la Bourse de New York. Mais on ne connait toujours pas la source et les motifs de cette opération de trading à haute fréquence.

Le mystère demeure entier. Un peu plus d’une semaine après qu’un algorithme a emballé le New York Stock Exchange (NYSE) et le Nasdaq - l’indice des valeurs technologiques - on ne sait toujours pas qui est à l’origine de la frénésie d’ordres qui a agité les deux places financières new-yorkaise, ni pourquoi.

L’utilisation des mathématiques et de programmes informatiques pour gagner en efficacité dans le grand jeu de la bourse n’est pas une nouveauté. On appelle ce phénomène le High frequency trading (HFT - trading algorithmique ou de haute fréquence).

Mais cet algorithme précis en a dérouté plus d’un. “Il présente plusieurs particularités dont la principale est l’ampleur du nombre d’ordres passés”, explique à FRANCE 24 L.C., un investisseur français qui a consacré un article à ce sujet sur le blog spécialisé dans la finance Margin Call. Repéré vendredi dernier par la société américaine Nanex, qui surveille les anomalies de marchés, ce programme a été responsable à lui tout seul de 4 % (soit environ 20 millions par séance) de tous les ordres passés à la Bourse de New York entre le 2 et le 5 octobre, date à laquelle il a disparu de la surface de la Bourse.

Plus étrange encore : cet algorithme n’a, au final, effectué aucune transaction. Il se mettait en branle à l’ouverture de la séance et s’arrêtait à la clôture pour ne passer, durant ce laps de temps, que des ordres d’achat dont l'annulation s'effectuait dans la milli-seconde. Sa frénésie d’ordres ne semblait, en outre, répondre à aucune logique puisque ce programme s’intéressait aussi bien à des groupes du secteur des nouvelles technologies comme Microsoft ou Groupon qu’à des banques comme Wells Fargo, ou encore au laboratoire pharmaceutique Eli Lilly.

Une chose est sûre : cette offensive informatique ne visait pas à faire un coup en Bourse. N’étant responsable d’aucune réelle transaction, le programme n’a eu aucun effet sur les cours des actions concernées. “Il s’agit en fait d’un bourrage de carnet d’ordres, ce qui peut correspondre à une volonté de tester les limites de cet algorithme”, souligne L.C.

31 % des revenus du NYSE

Une autre explication résiderait dans la volonté de l’opérateur à l’origine de cette opération de créer un déséquilibre entre les acteurs du marché. Les ordres passés par ce seul algorithme ont utilisé 10 % de toute la bande passante du Nasdaq. “Une telle consommation crée inévitablement des latences informatiques qui donnent un avantage aux opérateurs situés à l’intérieur des salles de marchés, puisque les autres recevront les informations avec quelques secondes de retard”, explique L.C. “C’est injuste, mais aucune règle n'interdit de passer des ordres même frénétiquement”, ajoute ce spécialiste.

Un épisode qui “illustre parfaitement l’importance grandissante de l’informatique dans l’activité des places financières”, souligne L.C. De par le grand nombre de transactions effectuées grâce à cette automatisation - et sur chacune d’elle l’opérateur boursier touche une commission - les places financières sont devenus accros au High Frequency Trading. Ce dernier représente 31 % des revenus du New York Stock Exchange et 17,1 % du Nasdaq, rappelle Margin Call.

Une dépendance financière qui peut expliquer pourquoi personne n’est pressé de trouver l’origine de ce mystérieux algorithme. Pour augmenter leurs revenus, les Bourses traditionnelles ont, en effet, tout intérêt à attirer les aficionados du HFT et donc de ne rien “faire pour entraver leur développement”, écrit Margin Call. Ces experts de l’algorithme à but financier pourraient, dans le cas contraire, aller trouver refuge sur les marchés alternatifs - ou dark pool - qui échappent à tout contrôle, et se développent depuis le début des années 2000 et la fin du monopole des places financières traditionnelles.

Reste que c’est jouer avec le diable informatique. Le High Frequency Trading présente des risques certains, comme l’a démontré l’épisode du Flash Crash il y a deux ans. Le 6 mai 2010, le Dow Jones chute de 9,2 % en dix minutes entre 14 h 42 et 14 h 52. Une dégringolade sans précédent dans l’histoire de Wall Street due à un emballement des ordres passés par des traders utilisant des logiciels pour effectuer leurs transactions. Malgré une enquête de la Security Exchange Commission (SEC, le gendarme américain de la Bourse) suite à cette débacle, aucune mesure pour réguler le trading algorithmique n’a été prise depuis.

Première publication : 11/10/2012

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