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Afrique

Hollande à Dakar : "Le temps de la Françafrique est révolu"

© AFP

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Le chef de l'État français a évoqué de nouvelles relations franco-africaines fondées sur la transparence, la franchise, et la bonne gouvernance lors du grand discours de sa première tournée africaine, ce vendredi à Dakar.

Transparence, bonne gouvernance, et franchise réciproque. Ce sont les mots clés de la refonte des relations franco-africaines que François Hollande a appelé de ses vœux, vendredi, dans une allocution devant l’Assemblée nationale sénégalaise à Dakar.

"Le temps de la Françafrique est révolu !" a solennellement déclaré le président français en évoquant les réseaux occultes qui lient Paris avec des hommes d’influence souvent peu fréquentables dans ses anciennes colonies africaines.

"Les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la présidence de la République française comme dans les ministères", a martelé le chef de l’État au début de sa première tournée africaine.

Nouvelle trinité

Analyse France 24: "En théorie, il n'y a plus de cellule africaine à l'Élysée"

François Hollande a tracé trois grandes lignes directrices visant à assainir les relations entre Paris et les capitales africaines :

- Tout d’abord, un "principe de transparence" décliné dans le domaine militaire – la fin des "clauses secrètes" entre certains régimes africains et les forces françaises déployées dans la région – ainsi que dans le domaine économique.

- Paris s’engage ensuite à encourager un "principe de bonne gouvernance" sur le continent africain afin de favoriser les alternances démocratiques et lutter contre la corruption. François Hollande a explicitement mentionné la poursuite des procédures judiciaires dans les affaires dites des biens mal-acquis, portant sur l’acquisition de patrimoine luxueux dans l’Hexagone par des hommes politiques africains piochant dans les deniers publics.

"Je salue l’initiative de Macky Sall de lancer une opération des biens mal-acquis, la France n’y fera pas obstacle - bien au contraire !", a lancé le président français sous une salve d’applaudissements des parlementaires sénégalais.

- Enfin, François Hollande a regroupé des exigences de développement économique, de respect des minorités, et d’amélioration de la condition des femmes sous le "principe d’égalité", dernier élément de cette trinité refondatrice.

 

"Exigence sans ingérence"

"À sa façon, François Hollande a répondu à Nicolas Sarkozy"

Malgré un discours très porté sur les "valeurs universelles", le président français s’est défendu d’adopter une position moralisatrice envers les États africains.

"Je ne suis pas venu en Afrique pour imposer un exemple, ni pour délivrer des leçons de morale. Je considère les Africains comme des partenaires et des amis. L'amitié crée des devoirs, le premier d'entre eux est la sincérité. Nous devons tout nous dire, sans ingérence mais avec exigence", a-t-il dit.

Il s’agissait pour le chef de l’État de se distinguer de Nicolas Sarkozy, qui avait provoqué un véritable tollé sur le continent avec ses propos sur "l’homme africain qui n’est pas suffisamment entré dans l’histoire".

Apaiser les blessures de l’Histoire

Et si François Hollande n’a fait aucune référence explicite au discours de son prédécesseur, livré à Dakar en 2007, il a savamment ponctué son allocution de références historiques à même d’apaiser les blessures du passé.

"Par deux fois au cours du dernier siècle, le sang africain a été versé pour la liberté du monde, et je ne l’oublierai jamais," a-t-il déclaré en évoquant la mémoire des soldats africains morts pour la France pendant les deux guerres mondiales.

Dans un bref passage de son allocution, François Hollande a même inversé la traditionnelle condescendance des élites européennes envers le continent africain en louant la "vitalité" exemplaire de la démocratie sénégalaise et ses progrès en matière de parité hommes-femmes.

"Les femmes présentes comme représentantes du peuple sénégalais, cela m’inspire beaucoup de modestie, parce qu’en France, nous n’en sommes pas encore à votre niveau", a ainsi déclaré le président français en référence aux 43,30 % de femmes députées siégeant à l’Assemblée nationale du Sénégal.

Première publication : 12/10/2012

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