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Les rebelles abattent un avion de l’armée dans une zone stratégique

Dernière modification : 14/10/2012

Les insurgés syriens sont parvenus à abattre un avion de combat de l'armée en périphérie ouest d'Alep et maintiennent depuis trois semaines leur siège de la Base 46, où est établie une garnison cruciale pour le régime.

Les rebelles ont abattu samedi un avion de combat de l'armée en périphérie ouest d'Alep, dans le nord de la Syrie, a-t-on appris auprès d'un officier rebelle basé à Atme, un village situé dans la province voisine d'Idleb qui sert de base-arrière à la rébellion. Il a ajouté que l'appareil avait été abattu à la mitrailleuse lourde.

Le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a confirmé ces informations, précisant que "l'avion était en train de bombarder le village de Khan al-Assal." Des rebelles ont tiré en l'air brièvement pour célébrer l'événement, selon l'AFP.

Une vidéo amateur prise par des militants et distribuée par l'OSDH montre des personnes courir vers un lieu où l'on voit une aile d'avion noircie par le feu ainsi que des morceaux de ce qui semble être la carlingue. "Allah Akbar", scandent les témoins sur place, toujours selon la vidéo.

"Les gens ont l'habitude de fêter l'événement lorsque des avions sont abattus parce qu'ils bombardent les zones civiles", explique M. Abdel Rahmane.

Une seconde vidéo prise et distribuée par des militants montre un combattant rebelle conduire le caméraman amateur jusqu'aux restes de l'avion. "Voilà les avions d'Assad!", crie un homme non identifié, en référence au président Bachar al-Assad.

Depuis le début de la révolte contre le régime, qui s'est militarisée face à la répression, la rébellion a annoncé à plusieurs reprises avoir abattu des hélicoptères ou des avions de l'armée qui bombardent sans relâche ses positions. Un hélicoptère avait notamment été abattu le 5 octobre dans la banlieue est de Damas, selon l'OSDH.



La Base 46, enjeu majeur des combats

L'officier rebelle d'Atme a affirmé en outre que les insurgés avaient bloqué une colonne de renforts envoyés depuis Alep vers la base d'Atareb, plus connue sous le nom de Base 46, qui est assiégée depuis trois semaines par les rebelles. Depuis cette base, garnison stratégique à l'ouest d'Alep, l'armée arrose à intervalles réguliers de ses obus d'artillerie lourde les villages environnants.

La prise de la Base 46 marquerait une victoire majeure pour la rébellion, avec la "libération" quasi-complète d'un large territoire dans le nord-ouest, depuis la frontière turque jusqu'aux portes d'Alep, où rebelles et armée se livrent une bataille acharnée depuis mi-juillet.

À une dizaine de kilomètres au sud d'Alep, les insurgés ont également arrêté une colonne de blindés et de transports de troupes qui se rendait à Maaret al-Noomane, autre ville importante au sud d'Alep aux mains des insurgés depuis une semaine, selon un journaliste de l'AFP.

Les rebelles tentent par tous les moyens de bloquer les renforts gouvernementaux sur les axes routiers, passage obligé de l'armée vers Alep (nord) où armée et rébellion s'affrontent depuis la mi-juillet.

Lourdes pertes parmi les combattants

Selon les experts, l'armée est affaiblie par la multiplication des fronts dans le pays et les attaques sur ses routes d'approvisionnement. Et sa supériorité militaire, en particulier aérienne, ne lui permet plus que de ralentir la progression de la rébellion.

"Les combats se sont tellement intensifiés que le bilan des civils des derniers jours est inférieur à celui des rebelles ou des soldats", estime Rami Abdel Rahmane, le président de l'OSDH qui fait état de 105 morts pour la journée de samedi, dont 39 civils.

Parmi les civils, huit personnes, dont un enfant et deux femmes, ont péri dans l'explosion d'une voiture piégée près de Damas, a rapporté l'OSDH.

Au coeur d'Alep, les combats ont gagné la mosquée des Omeyyades, a constaté un correspondant de l'AFP. Les insurgés accusent l'armée de l'utiliser comme base en raison de sa position stratégique dans la vieille ville et de son architecture, qui en fait une forteresse.

Du mouvement sur le front diplomatique

Face à la poursuite des violences, et alors que la communauté internationale est paralysée par ses divisions, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à réformer le Conseil de sécurité de l'ONU qui "est en train de perdre rapidement sa légitimité", a-t-il prévenu. Il a notamment dénoncé les vetos que Moscou et Pékin, grands alliés de Damas, ont opposé à trois reprises, empêchant le vote de résolutions sur la crise syrienne.

De son côté, M. Brahimi, qui sera dimanche à Téhéran et lundi à Bagdad au cours d'une tournée régionale entamée mercredi en Arabie saoudite, était samedi à Istanbul, en pleine poussée de fièvre entre Ankara et Damas.


Il y a rencontré le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi, ainsi que le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, qui a prévenu que la Turquie riposterait à nouveau en cas de nouvelle violation de sa frontière par la Syrie.

Les rapports syro-turcs sont exécrables depuis que cinq civils turcs ont été tués le 3 octobre par un obus syrien à la frontière. Ils se sont envenimés après l'interception en Turquie d'un avion syrien transportant, selon Ankara, des armes russes, ce qu'ont vivement démenti Damas et Moscou.

Samedi, Damas a dit souhaiter la création d'un comité de sécurité conjoint avec la Turquie pour élaborer "un mécanisme de surveillance de la frontière, dans le respect de la souveraineté nationale" des deux pays.

Selon l'ONU, les violences ont forcé plus de 340.000 réfugiés syriens à fuir le pays, et plus d'un million de déplacés à quitter leur foyer. Le conflit a fait plus de 33.000 morts en 19 mois, selon un décompte de l'OSDH.

Près de 400 déplacés ont trouvé refuge dans un camp récemment installé près de la frontière avec la Turquie et déjà complet, selon l'organisation libyenne qui l'a financé et se prépare à ouvrir un camp similaire dans la même région du nord-ouest de la Syrie.

(FRANCE 24 avec dépêches)

Première publication : 13/10/2012

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