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Amériques

À Rio, la police pénètre dans deux des plus dangereuses favelas

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Dernière modification : 15/10/2012

Les autorités brésiliennes sont entrées à Jacarezinho et Manginhos, à Rio, pour reprendre le contrôle aux narcotrafiquants et espèrent réussir à gérer une quarantaine de favelas d'ici à la Coupe du monde de football en 2014.

La police brésilienne est entrée dimanche dans deux des favelas les plus violentes de Rio de Janeiro, Jacarezinho et Manginhos, pour en reprendre le contrôle aux trafiquants de drogue, qui en avaient fait leur quartier général, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Cette opération s'inscrit dans les efforts de reprise en main progressive des favelas des grandes villes du pays, afin de tenter de nettoyer les zones les plus dangereuses et d'améliorer la sécurité pour les visiteurs attendus pour la Coupe du monde de football en 2014 et les jeux Olympiques en 2016.

Peu avant 05h00 (08h00 GMT), quelque 800 policiers, accompagnés par treize blindés de la Marine, sont entrés à pied dans les ruelles de ces bidonvilles, où depuis des années le trafic de drogue avait lieu en plein jour et dont de nombreux habitants sont des consommateurs de crack, la drogue du pauvre particulièrement dangereuse.

A Jacarezinho, une journaliste de l'AFP a pu entendre quelques coups de feu au tout début de l'opération, alors que, selon les médias locaux, l'intervention s'est déroulée sans heurts à Manguinhos.

"La situation est tranquille, il n'y a pas d'incident", a déclaré à la chaîne de télévision Globo News le colonel Federico Caldas, responsable des relations publiques de la police militaire de Rio, ajoutant qu'il n'y avait pour l'instant pas eu d'arrestation.

"Maintenant, nous cherchons la drogue, les armes et les criminels", a-t-il ajouté.

"Un pas de plus vers la paix"

Le gouverneur de l'Etat de Rio de Janeiro, Sergio Cabral, s'est félicité de ces interventions. "C'est un pas de plus vers la paix, vers la réduction des homicides, des vols de voitures, des cambriolages, et l'effet pratique de tout cela est une vie plus tranquille pour les habitants", a-t-il dit.

Pour bien marquer le retour de la force publique, des membres du Bataillon d'élite de la police militaire (BOPE) ont hissé en fin de matinée le drapeau national et celui de l'Etat de Rio sur la Place centrale de Manguinhos en chantant l'hymne national.

L'opération a mobilisé 170 fusiliers marins, à bord de blindés, et 1.300 policiers, dont 500 pour encercler les favelas, tandis que des hélicoptères de la Marine et de la police survolaient la zone.

Les policiers progressaient par groupes de huit à travers les ruelles, réquisitionnant ou fouillant certaines maisons, tandis que les blindés prenaient position près des montagnes d'ordures.

Quelques personnes regardaient depuis leur fenêtre les policiers avancer dans la favela, tandis que d'autres éclataient en larmes lorsque les policiers entamaient des fouilles chez eux.

Rares étaient les gens dans les rues, et plus rares encore ceux qui acceptaient de parler aux journalistes. "Je crois que c'est une bonne chose, que la paix arrive à Jacarezinho", a déclaré à l'AFP Paulo Cesar, 35 ans, qui se rendait à la messe.

L'arrivée de la police "est merveilleuse, Dieu merci, mais je ne peux pas parler beaucoup", dit prudemment une certaine Maria Silvia.

Cinq leaders du trafic de drogue tués

Des policiers avaient commencé à bloquer dès vendredi soir les issues de ces favelas, comptant quelque 75.000 habitants et situées à une dizaine de kilomètres du centre de Rio, sur des routes importantes de la ville.

Samedi matin, cinq chefs présumés du trafic de drogue ont été tués alors qu'ils tentaient de fuir et dix autres sont recherchés. "Nous pensons qu'ils sont là, et nous allons fouiller toutes les maisons", a expliqué un des responsables policiers de l'opération.

En revanche, la présence policière ne semblait pas effrayer les centaines de consommateurs de crack, dont beaucoup d'enfants, qui vivent dans les baraques de ces bidonvilles et traînent sur les voies ferrées. Une équipe spécialisée dans la lutte contre le crack et ses conséquences participait à l'opération. Elle a emmené une centaine d'enfants dans des centres d'accueil pour drogués.

Manguinhos sera la 29e favela dont la police a repris le contrôle depuis le début de ces opérations de nettoyage en 2008. Mais le trafic de drogue semble à chaque fois se déplacer.

Présence policière permanente

Ainsi Jacarezinho et Manginhos étaient devenues le quartier général de la bande de trafiquants de drogue Comando Vermelho en novembre 2010, après que ceux-ci eurent été chassés des favelas de Penha et Alemao lors d'une opération policière similaire.

Des interventions moins importantes étaient également menées dimanche dans d'autres favelas pour tenter de débusquer les trafiquants de drogue.

Une fois repris le contrôle, la police installe ensuite dans ces quartiers des unités de police spécialement entraînées pour faire face aux problèmes spécifiques des favelas. C'est ce qui se passera à Manguinhos d'ici à la fin de l'année.

En revanche, à Jacarezinho, "il faudra plus de temps. Pour l'instant, nous allons nous contenter d'être présents en permanence, et nos opérations seront peu à peu intensifiées", a précisé à Globo News le chef adjoint de la police civile, Fernando Veloso.

Depuis 2008, les autorités ont ainsi repris peu à peu le contrôle d'une trentaine de ces quartiers qui étaient devenus des zones de non-droit interdites à la police. Le dernier en date était celui de Rocinha, le plus important bidonville du pays, situé au coeur des quartiers riches de Rio.

Les autorités espèrent arriver à une quarantaine de favelas sous contrôle d'ici à 2014.

(AFP)

Première publication : 14/10/2012

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