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À Kinshasa, Hollande se fait l'avocat des droits de l'Homme
En marge du sommet de la Francophonie, le président français a dénoncé des "réalités inacceptables" en RD Congo en inaugurant la médiathèque Floribert Chebeya, un militant des droits de l'Homme congolais assassiné en 2010.
François Hollande se gardant d'applaudir le discours du Congolais Joseph Kabila : c'est l'une des images fortes de l'ouverture, samedi, du sommet de la Francophonie de Kinshasa, où le président français s'est posé en garant des libertés.
La question des droits de l'Homme a constitué le fil rouge de la visite d'une journée du chef de l'État dans l'ancien Zaïre, où il a invité les 56 pays du monde francophone à mettre leur langue "au service du monde et de la liberté".
"Je suis venu aussi ici, à Kinshasa, pour parler clair comme je m'y suis engagé à Dakar, c'est-à-dire que je ne change pas de discours selon les lieux ou selon les interlocuteurs", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse finale dans la capitale congolaise.
"Je dis non pas ce que je pense mais ce que la France porte comme message, comme principes, comme valeurs", a-t-il ajouté.
Après le Sénégal, la République démocratique du Congo était la deuxième étape d'une tournée africaine de deux jours, la première de son quinquennat, du président français.
À l'ouverture du sommet de la Francophonie, François Hollande a rappelé que "c'est en français que les révolutionnaires de 1789 ont proclamé et donc écrit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen".
"La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants", a-t-il dit.
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a également affirmé que "Tous les gouvernements sans exception doivent garantir à leurs ressortissants une bonne gouvernance, l'état de droit et le respect des libertés individuelles".
Pas d'applaudissements
Tous ces propos ont pris un caractère particulier dans un pays où les journalistes et les militants des droits de l'homme ont du mal à s'exprimer et où les élections de novembre 2011 ont été entachées d'irrégularités.
Dans le Palais du peuple, François Hollande s'est gardé d'applaudir les propos liminaires du président congolais Joseph Kabila, qu'il a omis de remercier en tant qu'hôte lorsqu'il a pris la parole.
Les deux hommes avaient eu auparavant un entretien "franc et direct" au palais présidentiel, ce qui n'a pas empêché le président français de réitérer sur le sol congolais ses propos tenus cette semaine à Paris, où il avait qualifié "d'insoutenable" la situation des libertés en RDC, des commentaires fraîchement accueillis à Kinshasa.
"C'est la bataille des droits de l'Homme, elle demeure. Ici nous sommes, je l'ai dit, dans une démocratie où le processus n'a pas été encore été complet, c'est le moins que l'on puisse dire. Il y a encore des réalités inacceptables", a-t-il dit après avoir inauguré une plaque en l'honneur du militant des droits de l'Homme congolais Floribert Chebeya, assassiné en juin 2010.
Le cas de ce militant, dont les meurtriers n'ont pas été jugés, et de journalistes emprisonnés, a été abordé lors de l'entretien avec Joseph Kabila.
Étienne Tshisekedi, chef de l'opposition congolaise qui accuse Joseph Kabila de lui avoir volé la victoire au scrutin de novembre 2011, a été reçu pendant une vingtaine de minutes à la résidence de France par François Hollande. Il a confié aux journalistes avoir trouvé son hôte français "très receptif".
"Les deux hommes ont évoqué les questions intérieures, y compris les droits de l'opposition et des médias et aussi la situation dans l'Est et l'intégrité territoriale du pays", a-t-on indiqué dans l'entourage du chef de l'État français.
Arrivé au petit matin en provenance du Sénégal, François Hollande a rencontré à Kinshasa les représentants de sept ONG, et reçu des membres de l'opposition de l'Assemblée nationale congolaise "qui lui ont demandé un renforcement de la démocratie et des libertés en RDC", a rapporté son entourage.
Des élections locales, prévues l'an prochain, serviront de test.
Le Français est une langue africaine
François Hollande et Joseph Kabila ont évoqué la situation dans l'Est de la RDC, où des combats transfrontaliers provoquent d'importants déplacements de population.
Réaffirmant dans son discours que "les frontières de la République démocratique du Congo sont intangibles", le président français s'est dit favorable à ce que le mandat de la Monusco (la Mission d'observation des Nations unies en République démocratique du Congo) "puisse être précisé, élargi si nécessaire".
La situation au Mali a aussi été largement abordée entre le président français et ses interlocuteurs, alors que le conseil de sécurité des Nations unies vient de voter une nouvelle résolution préparant une intervention armée panafricaine.
François Hollande a renouvelé le message d'encouragement à l'Afrique délivré la veille dans la capitale du Sénégal.
"Le français est une langue africaine", a-t-il dit sous les applaudissements de l'assemblée. "L'avenir de la francophonie, il est ici, en Afrique (...) Le français n'appartient pas à la France, il vous appartient, il est à vous."
Selon les prévisions, sur les 700 millions d'hommes et de femmes qui parleront le français en 2050, 80% vivront en Afrique.
(REUTERS)


























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(8) Réactions
Que peut faire la France de Hollande en Afrique
Le front tripartite Tchad-Guinée-RDC qui se met en place avec à sa tête Idriss Déby Itno pourra très bien faire face à la France de Holande pour les raisons suivantes: 1. Le menaces aux frontières (Tchad, Guniée Equato) sont définitivement anhilées. Et les deux pays se sont préparées suffisamment en armes et autres pour faire face à tout ce qui est agression extérieure. 2. Ces trois pays disposent d'énormes ressources minières dont a justement besoin la France de Hollande. Ils ont la Chine pour partenaire dans le secteur minier et la Chine mène une politique de non ingérence dans les affaires des autres Etats. Et la Chine est prête à opposer son véto contre tout ce qui menacerait la stabilité des pays avec lesquels elle est en affaire. 3. La françafrique étant morte et enterrée à Dakar, la ligne de conduite politique de la France est de ne plus intervenir dans les affaires des pays africains. Ce qui veut dire qu'il n'y aurait plus de complots; plus de coups d'Etat, plus de coups bas. L'opposition interne dans ces pays est muselée et sans voix. Elle est démnunie, n'ayant aucun moyen de faire face à ces dictateurs qui font la pluie et le bon temps dans leur pays.
Laissez-nous libre.
Ce que François Hollande et son peuple doivent retenir est qu'ils n'ont pas de leçons à nous donner qu'est ce que nous ne voyons pas en France? Quelle liberté qu'il veulent nous parler? Quel droit de l'homme, au moment où vous êtes les premiers à nous tuer avec pour vous enrichir, chez-vous à tout moment il y a de grèves; des marches inutiles; vous institutionnalisez même le mariage des homosexuel ah! quelle sadisme? et c'est ce que vous appelez liberté chez-vous? Pour terminer, je vous conseille de nous laisser libre.
francophonie à kinshasa
Hollande n'a pas eu tort de parler sur la franchise et de mettre les points sur les i. je parle comme étant citoyenne congolaise ni come majoritaire , ni comme opposant, ce qui se passe en RDC devient inéxplicable , personnellement la RDC a besoin d'aide d'une forte coopération , forte diplomatie pour ramener ce pays longtemps sturé au mal à un niveau mais un quid qui sont les dirigeants de ce pays?, est ce le peuple constitue t-elle une force de la democratie ou pas
Droits de l'homme à géométrie variable
C'est en français que les révolutionnaires de 1789 ont proclamé et donc écrit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen", a rappelé François Hollande à l'ouverture du sommet de la Francophonie, ce qu est vrai, mais c'est en français aussi que l'Algérie et son peuple ont vécu la pire des violation des droits de l'homme énoncés dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen C'est une vérité aussi.
La France et le français
Bonjour à tous
C'est vrai que le français est et restera pour longtemps la langue d'une partie de l'Afrique. Elle le restera pour surmonter les obstacles linguistiques locaux, elle le restera pour renvoyer une image de bon enfant de l'Afrique envers l'Europe et la France, elle le restera pour garder un souvenir certain entre les colonisés et le colonisateur.
Néanmoins, même si on peut accepter que cette hypothèse fera un chemin, il faudra s'interroger sur tous ces aspects et permettre d'amorcer des debats autours de deux questions majeures. ces questions sont en relation avec les moyens de faire du français une langue vivante et c'est en deux les perspectives de maintenir cette langue dans un duo farouche en tre elle et l'anglais.
1) les états francophones du sud sont pauvres et mettent l'essentiel de leur produit dans des aspects sociaux tel que les routes, les hopitaux etc...;
Comment faire et que fera la France pour les aider à lancer une vraie politique de la langue française? ce ne sera certainement pas en limitant trop les inscriptions des jeunes francophones dans les universités françaises. ce ne sera pas en instituant des barrages de visas, de certifications de je ne sais quoi encore pour pouvoir se retrouver dans un bain linguistique et langagier. ce ne sera pas en fixant chacun chez soi que le français sera vécu en partage par ces malheureux francophones.
2 Il s'agit ensuite de regarder notre langue à travers la glace. Qu'est ce que le français est capable de faire dans ce monde qui est boosté par d'autres langues, dans ce monde où l'anglais domine la nouvelle technologie, le commerce, la politique, l'économie et tout simplement les grands carrefours du monde.
ce sont des défis qui dépassent ces classiques retrouvailles. Il faut décentraliser les debats, il faut occuper le périmètre francophone et le mettre au travail pour que le français soit aussi la langue de la créativité, de l'émulation, de la découverte du monde et de l'avenir. Si Hollande nous dit que l'Afrique est le continent de l'avenir, il faudra que cet avenir se dessine en français. Autrement, ce sera sans nous qui avons subi le français.
Mgomri de Moroni
le droit de l'homme en RDC
JE PENSE QU HOLLANDE AURAIT DU ETRE PLUS FERME ENVERS JOSEPH KABILA LORS DE SON PASSAGE EN RDC!SON DISCOURS A ÉTÉ MOU COMPARATIVEMENT A CE QU'IL AVAIT DIT EN FRANCE
Donneur de leçon
Comment donner des leçons de démocratie quand en France les électeurs n'ont pas la même considération de leur bulletin de vote, quand des sbires du pouvoir déguisés en journalistes vous empêchent de vous exprimer sur les radios et empêche certains partis d'antenne TV, quand votre parti parce que vous êtes au pouvoir démarre une élection avec un bonus de 10%. Avant de donner des leçons de propreté, il faut balayer devant sa porte et être propre soi-même.
Pourquoi Hollande ne défend pas le français?
'le français est une langue africaine' dit Hollande. Comme beaucoup, Hollande a constaté que le français est remplacé par une forme batarde de l'anglais à Paris et que culturellement parlant, la France s'est américanisée. Ainsi, la culture française est mieux préservée et se développe davantage en Afrique.