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FRANCE

Jean-Marc Ayrault recadre Vincent Peillon après ses propos sur le cannabis

Dernière modification : 15/10/2012

Suite à une sortie de Vincent Peillon (photo) en faveur de la dépénalisation du cannabis, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé lundi que le gouvernement était opposé à une telle mesure, avant de recadrer le ministre de l’Éducation.

En déclarant, dimanche 14 octobre, être favorable à la dépénalisation du cannabis, "sujet majeur" selon lui, le ministre français de l’Éducation Vincent Peillon a relancé un vieux débat.

"Je suis très étonné parfois du côté un peu retardataire de la France sur un sujet pour moi d'ampleur", avait dit M. Peillon, inquiet des "trafics illicites de nos banlieues", du "danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles".

Ni une ni deux, lundi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a rappelé à l'ordre son ministre, assurant que les membres du gouvernement devaient "défendre" sa politique, "et rien d'autre".

"Il n'y aura pas de dépénalisation du cannabis", a-t-il asséné en début de matinée. "Ce n'est pas la position ni du gouvernement, ni du président de la République et ça n'a pas changé".

De son côté, Vincent Peillon est revenu lundi matin sur ses propos de la veille, estimant qu’il s’agissait d’une "réflexion personnelle" qui ne contrevenait "pas à sa solidarité totale et entière" avec le gouvernement.

Réactions politiques en chaîne

Mais l’incident a entraîné des réactions de la part des différents bords politiques. Ainsi, Jean-Christophe Cambadélis, vice-président du Parti socialiste européen, a estimé lundi que s'il devait y avoir un débat sur la dépénalisation de la drogue, ce n'était pas au ministre de l'Éducation nationale de l'ouvrir.

En ce qui concerne l’opposition, elle s’est empressée de dénoncer des propos irresponsables et des dissonances au sein de la majorité. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a même estimé qu'après "la faute politique et morale extrêmement grave" de Vincent Peillon sur la dépénalisation du cannabis, "la question de son maintien au gouvernement est clairement posée".

Lundi matin sur France Info, le député-maire de Meaux a demandé "solennellement à François Hollande de trancher dans la journée" sur cette question de la dépénalisation du cannabis, faute de quoi il lancerait dès mardi "au nom de l'UMP, à la fois une campagne de pétition et un appel à témoignages de tous les parents qui ont pu voir leurs enfants ou leurs adolescents victimes de la drogue et des trafics épouvantables que cela constitue".

Une polémique qui ressemble fort à celle née d’une déclaration de la ministre de l'Égalité des territoires et du Logement Cécile Duflot, en juin dernier. À l’époque, la gauche, embarrassée, avait déjà recadré les membres du gouvernement sur la question.

(FRANCE 24 avec dépêches)

Première publication : 15/10/2012

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