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Moyen-orient

Intenses combats dans le nord de la Syrie, Ankara intercepte un avion pour Alep

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/10/2012

Les combats font rage dans le nord de la Syrie, où l'armée régulière a lancé une contre-offensive pour tenter de reprendre certaines positions stratégiques aux rebelles. Ankara a de son côté intercepté un second avion à destination de la Syrie.

Alors que le conflit syrien entre ce lundi dans son vingtième mois, les combats s'intensifient, au vu de la multiplication des fronts, et la situation continue de s’envenimer avec la Turquie voisine.

L'armée syrienne mène une contre-attaque lancée dimanche dans le nord du pays, dans le but de reconquérir des positions prises par les rebelles. Les forces du régime tentent également de repousser une offensive contre la base militaire de Wadi Deif, la plus importante de la province d’Idleb.

L'opposition armée s'était emparée le 9 octobre de la ville stratégique de Maaret al-Noomane située sur la route reliant Damas à Alep, et a pu freiner l'acheminement des renforts militaires vers Alep, l’ancien poumon économique du pays, aujourd’hui dévasté par trois mois de violences et de bombardements sans répit.

Le blocage de son approvisionnement affaiblit l'armée régulière, qui peine à faire face aux rebelles sur tous les fronts. De plus, selon des analystes, les troupes sont démoralisées après 19 mois de révolte, minées par les défections et privées de renforts.

Crise ouverte avec Ankara

Par ailleurs, la tension n’en finit plus de monter entre Damas et Ankara, qui se sont respectivement interdits l’accès à leur espace aérien. Lundi matin, un nouvel épisode menaçait d'attiser encore les tensions. Les autorités turques ont en effet contraint un avion arménien, en route pour Alep, à atterrir sur leur sol pour vérifier la cargaison.

Le 10 octobre, Ankara avait déjà intercepté un avion de ligne syrien avec à son bord, selon les autorités turques, des armes russes. Moscou a reconnu que cet avion convoyait du "matériel pour des stations radar", tout en précisant qu’il s’agissait là d’une cargaison tout à fait "légale".

La crise ouverte entre Damas et Ankara a débuté le 3 octobre, lorsqu'un obus syrien tombé dans un village turc à la frontière entre les deux pays a tué cinq civils, une mère et ses quatre enfants. S’en sont suivis six jours d’échanges de tirs et de bombardements à la frontière.

Brahimi demande l’aide de l’Iran pour un cessez-le-feu

Sur le plan diplomatique, Lakhdar Brahimi, le médiateur international pour la Syrie, a appelé à un cessez-le-feu pour la fête musulmane de l’Aïd al-Adha, qui doit avoir lieu le 25 octobre et durer plusieurs jours.

En visite à Téhéran dimanche, il a rencontré des responsables iraniens et a insisté sur le "besoin urgent de mettre un terme au bain de sang". Pour ce faire il a demandé l’appui de l’Iran, allié de Damas.

"Brahimi a appelé les autorités iraniennes à l'aider à conclure un cessez-le-feu en Syrie durant l'Aïd al-Adha, l'une des fêtes les plus sacrées célébrées par les musulmans à travers le monde", a déclaré le porte-parole de l'émissaire.

Un cessez-le-feu "contribuerait à créer un environnement propice au développement d'un processus politique", a-t-il ajouté.

Le 12 avril dernier, un cessez-le-feu, négocié par Kofi Annan, le prédécesseur de Lakhdar Brahimi, était officiellement entré en vigueur mais n'a jamais été respecté sur le terrain.

Entamé en mars 2011, le soulèvement contre le président Bachar al-Assad a fait plus de 30 000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une organisation proche de l'opposition et basée en Grande-Bretagne qui s'appuie sur un réseau d'informateurs en Syrie.

(France 24 avec dépêches)

 

Première publication : 15/10/2012

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