Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

USA : la communauté noire appelée au boycott du "Black Friday"

En savoir plus

FOCUS

Massacre de Thiaroye : une histoire toujours controversée, 70 ans après

En savoir plus

DÉBAT

Faut-il s'inquiéter de la chute du prix du baril ?

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de la francophonie : la langue française a-t-elle encore un avenir ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hollande est-il Vert ?"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

En Israël, les ventes d'armes à feu en forte hausse

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : que reste-t-il de la révolution du Maïdan?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"The Search", Bérénice Bejo sur le champ de bataille

En savoir plus

FOCUS

Violences conjugales : la France s'attaque à la source du fléau

En savoir plus

Economie

La croissance chinoise ralentit pour le septième trimestre consécutif

Dernière modification : 18/10/2012

Pour la première fois depuis 2009, la croissance du PIB chinois, évaluée à 7,4 % au troisième trimestre, n’a pas atteint l’objectif annuel fixé par le gouvernement. Les statistiques de septembre laissent toutefois espérer un rebond.

La croissance de l'économie chinoise a ralenti pour le septième trimestre consécutif entre juillet et septembre, passant sous l'objectif annuel du gouvernement pour la première fois depuis début 2009.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) est tombée à 7,4% en rythme annuel au troisième trimestre, selon les chiffres publiés jeudi par le Bureau national des statistiques, après 7,6% au deuxième trimestre 2012.

Ce taux de croissance, conforme au consensus des économistes interrogés par Reuters, est le plus bas enregistré en Chine depuis le premier trimestre 2009.



Mais au vu des autres statistiques macroéconomiques publiées jeudi, production industrielle, ventes au détail et investissements, les analystes estiment que l'économie chinoise pourrait prochainement rebondir.

"Cela correspond aux attentes, l'économie donne des signes de stabilisation, c'est une bonne nouvelle", a commenté Dong Tao, économiste chez Credit Suisse à Hong Kong. "Nous pensons qu'avec le rebond des marchés immobiliers, la stabilisation des commandes à l'exportation, le redémarrage de la consommation, l'économie a probablement atteint un plancher. Elle peut rebondir rapidement."

Cet optimisme semble partagé par le Bureau des statistiques. Tout en constatant que la stabilisation de l'économie est encore fragile, il a estimé que la Chine pouvait encore atteindre son objectif de croissance annuelle de 7,5% (révisé d'un objectif établi précédemment à 8%) et était même "en bonne position pour le dépasser".

Sur les neufs premiers mois de l'année, le PIB chinois ressort en hausse de 7,7%.

Reste qu'en 2011, la Chine avait affiché une croissance de 9,2%, après trois décennies autour de 10%.

Les données du PIB "un peu dépassées"

Les autres indicateurs économiques publiés jeudi sont ressortis au-dessus des attentes. La progression des investissements en actifs fixes a été de 20,5% sur les neuf mois de janvier à septembre, contre un consensus Reuters à 20,2% mais encore très en deçà des taux d'environ 25% atteints la plupart du temps l'an dernier.

Les ventes au détail ont progressé de 14,2% sur un an en septembre (consensus 13,2%) et la production industrielle a été un peu plus dynamique qu'attendu avec une hausse de 9,2% (consensus 9,0%).

"Le résultat trimestriel du PIB semble un peu dépassé. Les chiffres de septembre montrent que l'économie a retrouvé de l'élan par rapport à juillet et août", a estimé Zhang Zhiwei, économiste chez Nomura à Hong Kong. "Cela nous conforte dans l'idée que la croissance va rebondir de manière visible au quatrième trimestre."

Les Bourses asiatiques ont bien réagi à ces publications. Tokyo a clôturé en hausse de 2%, à un plus haut de trois semaines et les autres places de la région ont bondi à des plus hauts de sept mois. Le dollar australien, particulièrement sensible à la demande chinoise de matières premières, a touché un plus haut de deux semaines.

Incertitudes

Les économistes s'étonnent toutefois de la forte accélération du PIB observée au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent (+2,2%), une progression bien supérieure à la croissance trimestrielle de 1,8% enregistré au deuxième trimestre par rapport aux trois premiers mois de l'année.

Autre source d'inquiétude, l'investissement immobilier, qui a représenté 14,4% du PIB en Chine sur les neuf premiers mois de l'année, a progressé de 15,4% sur cette période par rapport à la même période de l'an dernier, soit légèrement moins que la hausse de 15,6% observée sur janvier-août.

Simultanément, la croissance des ventes de terrains a ralenti à 4,9% en septembre par rapport à l'année précédente, après une progression de 20,4% en août, selon les données officielles. La construction immobilière a quant à elle reculé de 8,6% sur neufs mois, amplifiant la baisse de 6,8% observée sur janvier-août.

"Il existe toujours une certaine incertitude quant à la capacité du secteur immobilier à se maintenir. C'est un secteur déterminant, qui représente 27% de l'investissement total, et donc c'est de là que vient la plus grande incertitude actuellement", a expliqué Zhang Zhiwei, économiste en chef chez Nomura à Hong Kong.

Reuters

Première publication : 18/10/2012

  • ÉCONOMIE

    Les ventes de Toyota et Nissan en chute libre en Chine

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Deux entreprises chinoises déclarées "menace pour la sécurité nationale" des États-Unis

    En savoir plus

  • ECONOMIE

    Chine - Japon : les prémices d'une guerre économique à hauts risques

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)