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FRANCE

Quand l'armée française ne paie plus ses soldats...

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 18/10/2012

À cause d’un nouveau logiciel de paiement défectueux, des milliers de soldats de l’armée de Terre font face à des retards de paiement de leur solde depuis octobre 2011. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dénonce une situation "indigne".

Il est quelque peu sorti de ses gonds. Mercredi 17 octobre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en déplacement à Rambouillet, dans les Yvelines, n’a pas vraiment dissimulé sa colère. "Je ne lâcherai pas le morceau. Ce que je constate est indigne d’un pays comme la France", a-t-il déclaré, visiblement remonté.

Et pour cause : depuis le mois d’octobre 2011, quelques milliers de soldats français de l’armée de Terre ne reçoivent plus leurs soldes ! Ou ne la reçoivent que partiellement. Selon les chiffres du ministère de la Défense, 60 % des cas concernent directement des militaires en opérations extérieures (Opex), comme par exemple en Afghanistan. Le coupable : un bug informatique nommé Louvois (Logiciel unique à vocation interarmées de la solde), un logiciel chargé de centraliser le système de paie des armées françaises. À l'automne dernier, l’armée de Terre (environ 125 000 hommes) et le service de santé des Armées avaient ouvert la voie à la Marine et à l’armée de l’Air en testant ce nouveau logiciel.

"À ce jour, nous avons recensé quelque 10 000 soldats concernés par ce bug. Nous faisons notre possible pour que tout rentre dans l'ordre au plus vite", confie un conseiller du ministre contacté par FRANCE 24. À la question de savoir qui s'occuperait de régler les pénalités bancaires et les agios des militaires touchés, le diplomate botte en touche : "on verra, la question n'est pas encore à l'ordre du jour".

Aujourd'hui, cela fait près d’un an que les dégâts de Louvois sont constatés. Une situation aussi ubuesque qu’inacceptable. "Depuis quasiment 10 ou 11 mois, certains soldats ne reçoivent que 500 des 1 500 euros qu’ils devraient toucher mensuellement", confie sous couvert d’anonymat un soldat contacté par FRANCE 24, avant d'ajouter : "Déjà que ces petits gradés ne gagnent pas des mille et des cents, c’est proprement scandaleux !".

Campagne de sensibilisation pour le versement des soldes des militaires

"Si les soldats ne peuvent descendre dans la rue, je le ferai pour eux !"

Si la situation devient électrique dans certaines casernes françaises, il reste impossible, pour la "Grande muette", d’exprimer son ras-le-bol. Du fait de leur "droit de réserve", les militaires n’ont, en théorie, ni le droit de manifester, ni de parler aux médias, ni de faire grève. Qu’à cela ne tienne : Jean-Yves Le Drian assure qu’il montera au front pour eux. "Je viens d’arriver, je constate les dégâts et je ne supporte pas ce dysfonctionnement de très grande ampleur qui perdure. Si les soldats ne peuvent descendre dans la rue, je le ferai pour eux", a-t-il encore asséné. Une méthode à laquelle ont déjà eu recours, en vain, de nombreuses compagnes de soldats - qui peuvent, elles, s’exprimer sans contrainte - pour tenter d’alerter sur leurs situations financières dramatiques.

Pour tenter de parer au plus pressé, le ministre a annoncé la mise en place d’un plan d’action, le 25 septembre dernier. Depuis le 1er octobre, une plateforme téléphonique "Solde assistance" a vu le jour. Preuve de sa nécessité, elle traite jusqu’à 550 appels par jour ! Si certaines situations peuvent être réglées par un simple appel, d’autres dossiers plus complexes nécessitent, en revanche, plus d’attention et sont transmis au centre des ressources humaines de l’armée de Terre, à Nancy, pour y être traités.

Le ministre se donne jusqu’au mois de décembre pour régler le problème. "L’idéal serait que tout soit fini avant Noël", a-t-il déclaré. "Ce serait un beau cadeau pour que ces soldats ne se serrent pas une nouvelle fois la ceinture en période de fêtes", conclut le soldat contacté par FRANCE 24.

Le non paiement des soldes (25 septembre 2012, source : ministère de la Défense)

Première publication : 18/10/2012

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