Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle algérienne: Abdelaziz Bouteflika vote en fauteuil roulant

En savoir plus

DÉBAT

Présidentielle en Algérie : un vote, quels changements ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Présidentielle en Algérie : un vote, quels changements ? (Partie 1)

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Guillaume Poitrinal, co-président du Conseil de la simplification

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les mutins du PS défient Valls"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Bouteflika dans un fauteuil

En savoir plus

FOCUS

Bitcoin, une révolution monétaire?

En savoir plus

SUR LE NET

Nigeria : les internautes mobilisés contre les violences

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sur les traces d'Agatha Christie : l'Orient Express fait escale à Paris

En savoir plus

  • En direct : l'Algérie attend les résultats d'un scrutin déjà contesté

    En savoir plus

  • Au moins 20 morts dans l'attaque d’une base de l’ONU au Soudan du Sud

    En savoir plus

  • Mort de Gabriel Garcia Marquez, géant de la littérature sud-américaine

    En savoir plus

  • Cinq humanitaires maliens libérés par des troupes françaises

    En savoir plus

  • Le virus Ebola présent en Guinée et au Liberia est issu d'une nouvelle souche

    En savoir plus

  • À Genève, un accord commun conclu pour une issue à la crise ukrainienne

    En savoir plus

  • En images : un condamné à mort iranien gracié par la mère de sa victime

    En savoir plus

  • Les oranges de Floride victimes d'une bactérie, le prix du jus s'envole

    En savoir plus

  • Un conseiller de François Hollande épinglé pour ses conflits d'intérêts

    En savoir plus

  • Le 67e Festival de Cannes signe le retour de Jean-Luc Godard

    En savoir plus

  • La justice sénégalaise décide du maintien de Karim Wade en détention

    En savoir plus

  • En images : mince espoir de retrouver des survivants du ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Étape cruciale des élections législatives en Inde

    En savoir plus

  • Coupe du Roi : le Real Madrid enfonce le FC Barcelone

    En savoir plus

  • Jacques Servier, le père du Mediator, est décédé

    En savoir plus

  • Vidéo : les Algérois partagés entre fatalisme et peur de l’avenir

    En savoir plus

  • RD Congo : qui en veut au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

Afrique

Confusion autour de l'arrestation de l'ex-porte-parole de Kadhafi en Libye

© AFP

Vidéo par Christophe DANSETTE

Dernière modification : 21/10/2012

Alors que l'arrestation de l'ancien porte-parole de Kadhafi, Moussa Ibrahim (photo), n'a pas pu être confirmée, des combats entre anciens partisans du Guide déchu et ex-rebelles ont fait au moins 26 morts à Bani Walid, dans l'ouest du pays, samedi.

La confusion régnait en Libye samedi après des déclarations officielles contradictoires sur des arrestations de membres de l'ancien régime, au moment où des combats font des dizaines de morts et de blessé dans l'ouest du pays, un an jour pour jour après la mort de Mouammar Kadhafi.

À l'occasion de ce 1er anniversaire, les autorités ont estimé que le pays n'avait pas été "totalement libéré" du régime Kadhafi, citant notamment Bani Walid, où de nouveaux combats entre des combattants restés fidèles au dirigeant déchu et des anciens rebelles ont fait au moins 26 morts et plus de 200 blessés.

Plus tard, le bureau du Premier ministre a annoncé dans un bref communiqué l'arrestation de Moussa Ibrahim, ex-porte-parole du régime kadhafiste, "par des forces appartenant au gouvernement de transition à un barrage de Tarhouna", ville entre Bani Walid et Tripoli.

Ambiance festive samedi soir dans les rues de Tripoli

L'information a été par la suite relayée par les médias officiels.

Mais en début de soirée, les autorités semblaient se rétracter. Le porte-parole du gouvernement, Nasser al-Manaa, a ainsi déclaré sur la télévision privée Libya al-Ahrar, que le gouvernement n'avait" rien donné d'officiel jusqu'ici sur l'arrestation de n'importe quel membre de l'ancien régime".

Moussa Ibrahim a lui même démenti l'information dans la soirée, dans un enregistrement sonore dont l'authenticité n'a pu être vérifiée, dans lequel il a aussi rendu hommage à Mouammar Kadhafi, à l'occasion du 1er anniversaire de sa mort après sa capture par les rebelles le 20 octobre 2011 à l'issue d'un conflit armé de huit mois.

"Au sujet des informations sur mon arrestation aujourd'hui, (...) il s'agit d'une tentative pour détourner l'attention sur les crimes commis par les rebelles de l'Otan contre nos gens à Bani Walid", a déclaré M. Ibrahim dans cet enregistrement publié sur internet.

Des rumeurs et des annonces officielles contradictoires ont circulé aussi sur l'arrestation d'autres responsables de l'ancien régime, dont Khamis, le dernier fils de Mouammar Kadhafi, donné pour mort par les siens depuis octobre 2011.

Cette confusion intervient quelques heures après que le président de l'assemblée nationale, Mohamed al-Megaryef, a reconnu que "la libération du pays n'a pas été complètement réalisée dans certaines régions".

26 morts et plus de 200 blessés à Bani Walid

Dans un discours, M. Megaryef a dressé un bilan sombre de la période post-Kadhafi, faisant état notamment de "retard" et de "négligence" dans la formation d'une armée et d'une police et dans le contrôle des armes.

Reportages : La Libye, un an après la mort de Kadhafi
Selon lui, cette situation a permis à "des vestiges de l'ancien régime de s'infiltrer dans les organes de l'Etat et de comploter avec ceux (de l'étranger) contre la révolution et sa direction légitime".

Quelques heures après le discours de M. Megaryef, de nouveaux combats à Bani Walid ont fait au moins 26 morts et plus de 200 blessés, selon un décompte de l'AFP basé sur les bilan des deux hôpitaux de Bani Walid et de la ville voisine et rivale de Misrata.

Durant la semaine, une quinzaine de personnes avaient déjà péri dans des bombardements des ex-rebelles sur Bani Walid.

Pour justifier l'opération militaire lancée contre la ville, M. Megaryef a indiqué que celle-ci était "devenue un abri pour un grand nombre de hors-la-loi hostiles à la révolution et même à des mercenaires".

"Ce n'est pas une guerre d'extermination ou de nettoyage ethnique comme certains le prétendent à tort mais une campagne pour le retour à la légitimité et pour rétablir la sécurité et la stabilité", a-t-il dit.

"Les autorités ont donné le feu vert aux milices pour exterminer les gens dans la ville", a accusé Salem al-Ouaer, chef militaire du plus important groupe armé de Bani Walid, appelant l'ONU et l'Occident à protéger les civils, dénonçant une "situation humanitaire très mauvaise".

Le porte-parole du chef d'état-major Ali Chikhi a fait état d'une avancée de ses forces vers le centre de la ville, ajoutant que "l'armée a assuré des couloirs humanitaires pour permettre aux civils de quitter la ville".

L'ONU a exprimé de son côté des inquiétudes au sujet des affrontements à Bani Walid.

"Dans l'intérêt de la réconciliation nationale et la stabilité à long terme du pays, une médiation est nécessaire d'urgence", a déclaré l'envoyé de l'ONU pour la Libye, Tarek Mitri, dans un communiqué, appelant à la protection des civils.

La menace d'un assaut pesait depuis plusieurs semaines sur Bani Walid après la mort d'un ex-rebelle enlevé et torturé à Misrata, qui a exacerbé les tensions entre Misrata et Bani Walid, cités voisines et rivales historiques ayant choisi des camps opposés lors du conflit.

(AFP)

Première publication : 21/10/2012

  • LIBYE

    Mort de Kadhafi : un rapport de HRW remet en cause la version officielle

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Hillary Clinton "assume la responsabilité" de la gestion de l'attaque de Benghazi

    En savoir plus

  • LIBYE

    Un ex-opposant au régime de Kadhafi élu Premier ministre

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)