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FRANCE

OGM : une étude française sur la toxicité du maïs transgénique remise en cause

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 23/10/2012

L’Anses et le HCB, deux organismes sanitaires français, rejettent les travaux du professeur Séralini sur la toxicité du maïs transgénique NK603. Le gouvernement ne reviendra donc pas sur sa commercialisation, mais réclame de nouvelles études.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a réfuté, ce lundi 22 octobre, les conclusions de l'étude controversée du professeur Gilles-Éric Séralini sur la nocivité du maïs transgénique. Selon l’institut, qui avait été saisi par le gouvernement, les travaux du professeur sont jugés insuffisants et ne permettent pas de démontrer la toxicité avérée des OGM.

Afin de rassurer l’opinion publique, l’Anses appelle toutefois l’équipe de Séralini à engager de nouvelles études sur les effets à long terme de la consommation d'OGM associés - ou non - à des pesticides.

Même constat du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), autre organisme sanitaire français, qui estime que "les conclusions d'effets délétères de la consommation de maïs NK603 ne sont pas soutenues par l'analyse des résultats présentés dans l'article", publié par Gilles-Éric Séralini dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology, le 19 septembre.

Après deux ans de travaux, le professeur Séralini, un biologiste de l'université de Caen, est parvenu à démontrer un risque accru de tumeurs mammaires et d'atteintes hépato-rénales chez les rats nourris avec ce maïs, associé - ou pas - à l'herbicide Roundup, commercialisé par Monsanto.

"Pas lieu de revenir sur les autorisations accordées au maïs NK603"

Fort des conclusions de ces deux instituts, le gouvernement français rappelle donc "qu’il n’y a pas lieu de revenir sur les autorisations accordées au maïs NK603 et à l'herbicide Roundup".

En revanche, Paris souhaite une "remise à plat du dispositif européen d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides", a annoncé lundi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Selon le ministère de l’Agriculture, le gouvernement retient aussi la proposition formulée par l'Anses "de renforcer les études sur les effets à long terme de la consommation des OGM et des pesticides, qui doivent intégrer ces thèmes au niveau national et communautaire", ajoute le ministère.

Dans le même temps, la détermination du gouvernement "pour maintenir le moratoire en France des OGM autorisés à la culture dans l'Union européenne est réaffirmée", poursuit-il.

La France, comme d'autres pays (Autriche, Hongrie, Grèce, Luxembourg, Roumanie, Bulgarie), a déjà pris ses distances avec certaines décisions européennes sur les OGM comme sur le maïs MON 810 de Monsanto dont elle a interdit la culture, en 2008.

"Qui va encore être malade ou mourir à cause de ces [OGM] mal évalués ?"

Le professeur Gilles-Éric Séralini a estimé, quant à lui, que les recommandations pour une nouvelle étude à long terme sont un "progrès" mais juge qu'entre-temps, il faut "interdire" le maïs concerné. "Ça prend quatre ans à mettre en place et à analyser et pendant ces quatre ans, qui va encore être malade ou mourir à cause de ces produits mal évalués ?", a-t-il lancé.

Il a également demandé, lors d'une conférence de presse à Caen, que les études de Monsanto qui ont servi à autoriser des OGM soient publiées et "décortiquées" comme les siennes. "Les études de Monsanto qui ont permis des mises sur le marché sont gardées secrètes tandis que les nôtres, on les décortique jusqu'à la moëlle. Moi, mes tests, pour l'instant ils n'ont servi ni à l'autorisation ni à l'interdiction des produits", a déclaré l'universitaire.

L’association Greenpeace condamne, sans surprise, les conclusions de l'Anses et du HCB. Ces deux instituts devraient prendre "obligatoirement en compte des études indépendantes menées sur le long terme", précise l'organisation, qui considère que, "dans l'attente de cette révision, il est indispensable que toute nouvelle autorisation d'OGM soit gelée et que les autorisations en cours soient suspendues."

France 24 avec dépêches

Première publication : 22/10/2012

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