Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

migrants : Gao, aux portes du désert, carrefour des routes qui mènent en Europe

En savoir plus

DÉBAT

Barack Obama en Afrique : quel bilan? (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Barack Obama en Afrique : quel bilan? (partie 1)

En savoir plus

FOCUS

Colombie : face aux bandes armées à Buenaventura, un quartier résiste

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le meilleur des films de l'été 2015

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Israël : des prisonniers palestiniens en grève de la faim

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Des inondations en Guinée font plusieurs morts

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Twitter toujours en panne de croissance

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Trahison ?"

En savoir plus

Culture

Le père de Fantômette, Georges Chaulet, est mort

© Hachette | Couverture de "Fantômette chez les corsaires"

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 22/10/2012

Georges Chaulet, créateur du personnage "Fantômette", est décédé samedi 13 octobre à l’âge de 81 ans. Il avait vendu 15 millions d’exemplaires de l’héroïne masquée, première justicière féministe de l’histoire de la littérature jeunesse.

L’héroïne "Fantômette" a perdu son créateur, Georges Chaulet, mort samedi 13 octobre à l’âge de 81 ans. Grâce à lui, une génération de lecteurs - 15 millions d’exemplaires ont été vendus - a pu s’identifier à une justicière, premier rôle de ce type attribué à une jeune fille.

Georges Chaulet avait créé ce personnage en 1961, avant d’écrire 53 tomes dans la collection Bibliothèque rose (Hachette). "Je voulais d’abord que ce soit une fille, car les filles sont plus intéressantes que les garçons", se confiait-il à l’AFP en novembre 2011. "Je suis féministe", ajoutait-il dans un autre reportage sur France 5. "Pour une fille, c’est extrêmement agréable de voir qu’une héroïne peut sortir de l’école et réaliser tous ces rêves fascinants."

Fantômette est donc capable de piloter un hélicoptère ou de faire de la plongée sous-marine. Sur le modèle d’Arsène Lupin, l’héroïne cultive une identité double : écolière sans histoire qui se transforme en héroïne masquée et sans peur, sportive, cultivée - elle sauve sa vie grâce à un livre de Victor Hugo qu’elle porte sur elle -, maîtrisant plusieurs langues, sans attache familiale. La série doit également son succès aux calembours et aux farces que Georges Chaulet distillait tout au long de ses scénarios à multiples rebondissements.

Le personnage de Fantômette, qui a fêté ses 50 ans l’année dernière, a fortement influencé la nouvelle génération d’écrivains jeunesse. "Je dois autant à Fantômette qu'à Marguerite Duras" l'envie de devenir écrivain, confiait la romancière Marie Darrieussecq à l’AFP.

Chaulet, écrivain dès l’adolescence

Georges Chaulet, né le 25 janvier 1931 à Paris, avait déménagé au Caire à l’âge de quatre ans, avant de rentrer un an plus tard à Antony, en région parisienne, ville qu’il ne quittera plus. Dès l'adolescence, il écrit ses premiers romans, des polars de style série noire.

Après son baccalauréat, Chaulet s'inscrit aux Beaux-Arts de Paris, après quoi il part en Allemagne faire son service militaire. Il en revient avec l’envie de vivre de son écriture. En 1957, il publie le premier tome de la série "Les 4 As", aux éditions Casterman. Quatre ans plus tard, il donne naissance au premier "Fantômette".

Georges Chaulet, outre sa participation aux scénarios de l’Inspecteur Gadget et de Mickey, avait également créé d’autres héroïnes ("Béatrice" et "Étincelle") ainsi que les séries "Les 3D", "Le Prince Charmant" ou "Les Trésors", qui n’ont pas connu le même succès que Fantômette.

Les aventures de la justicière masquée habillée de jaune et de noir sont traduites dans une dizaine de langues, dont l’espagnol, le portugais et le chinois. Elles inspirent blogs (lire "Mille Pompons" et "Cool French Comics"), BD, dessins animés et humoristes - comme les sketches de Laurent Gerra, "Fantômette qui rit qui pète".

Première publication : 22/10/2012

COMMENTAIRE(S)