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Moyen-orient

"Ne pas intervenir en Syrie, c'est renforcer le sentiment anti-occidental"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/10/2012

Dans une tribune rédigée pour Le Monde, Jacques Bérès, Mario Bettati, André Glucksmann, Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy dénoncent l'inaction de l'Occident tandis que la barre des 35 000 morts en Syrie depuis mars 2011 a été franchie.

"Assez de dérobades ! Assez de pusillanimité ! L'avenir démocratique de la Syrie requiert une aide décisive." Dans une tribune publiée lundi dans les colonnes du Monde, cinq co-signataires, parmi lesquels l’ancien ministre Bernard Kouchner et le philosophe Bernard-Henri Lévy somment Paris et Washington d’agir en "neutralisant l'aviation qui bombarde villes et villages et en fournissant les armes idoines aux courants démocratiques parmi les combattants (…)."

Les auteurs appellent les Occidentaux à contourner le Conseil de sécurité bloqué depuis des mois par les veto russe et chinois. "N'importe quelle autre alliance est justifiée pour arrêter les rivières de sang qui coulent dans les villes syriennes", écrivent-ils.

Accusant les gouvernements occidentaux d’avoir "abandonné les populations syriennes aux mains de leurs bourreaux", les auteurs mettent en garde contre la radicalisation des combattants dûe, selon eux, à l’inaction de l’Occident. "Les insurgés se tournent d'autant plus volontiers vers le fondamentalisme que seuls les pays sous régime islamiste leur fournissent une aide réelle - qu'elle soit humanitaire, financière ou militaire."

Et de conclure : "Ne pas intervenir, tandis que s'accélère le massacre des innocents, c'est adresser le pire des messages et c'est renforcer, en particulier, le sentiment anti-occidental".

BHL enfonce le clou

Poursuivant sur sa lancée, Bernard-Henri Lévy a développé son argumentation, mercredi 24 octobre, sur Europe 1. "Pendant qu’on envoie des médicaments, les Russes envoient des armes et les Iraniens des combattants. S'il y avait non intervention partout, on pourrait comprendre. Mais il y a d'un côté une intervention massive des ennemis de la démocratie et de l'autre rien. Je ne comprends pas le silence de la France." Le philosophe en appelle à François Hollande et demande "un geste politique fort qui honorerait la France".

Des déclarations qui laissent certains incrédules, notamment sur la Toile.

Réaction sur Twitter à l'intervention de BHL sur Europe 1

L’engagement de BHL pour la cause syrienne remonte à juin 2011 lorsqu’il avait pris part à l’action SOS Syrie à Paris. Un choix qui avait été salué à l’époque par le président Nicolas Sarkozy. Plus récemment, en mai dernier, le philosophe a rédigé une lettre ouverte sur la crise syrienne à l’attention de François Hollande, qu’il dit avoir rencontré plusieurs fois.

Le gouvernement n’a, pour le moment, pas réagi à l’appel de Bernard-Henri Lévy et des autres co-signataires.

Première publication : 24/10/2012

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