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FRANCE

Au congrès de Toulouse, le Parti socialiste fait bloc derrière le gouvernement

© AFP

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 27/10/2012

Le congrès du Parti socialiste a débuté vendredi, à Toulouse, sous le signe du "combat". Les militants veulent se rassembler derrière le gouvernement, accusé par l'opposition de multiplier les couacs et de ne pas agir contre la crise.

Dureté de la crise économique, situation politique "épouvantable", "éléments qui se déchaînent"... Les ministres et hiérarques du PS ont appelé samedi à Toulouse les militants à "garder la nuque raide" devant les difficultés et les critiques.

"Ici le mot d'ordre est à l'unité et à la cohésion autour du Premier ministre", a commenté Soumaya Benaissa, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Toulouse.

C'est, en effet, un appel à resserrer les rangs qu'ont lancé tous les ministres présents dans la Ville rose.

"Nous devons tenir bon, nous devons rassurer par notre sérénité" (Ayrault)



"Ne tremblons pas un instant [...] nous devons tenir bon ! [...]" a lancé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à la tribune du congrès du PS, conscient des enjeux qui attendent son gouvernement. "La France va mal. Les Français souffrent et doutent" dans cette crise marquée par "3 millions de chômeurs" et une "dette abyssale",

Situation "plus difficile probablement que jamais", avait déclaré plus tôt Pierre Moscovici (Economie) tandis que Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, lançait: "Oui, c'est dur. Oui, les éléments se déchaînent (...) Oui, la machine médiatique s'emballe".

"Un nouveau modèle français"

Jean-Christophe Cambadélis, candidat malheureux à la tête du mouvement, a sans détours évoqué une situation "épouvantable sur le plan politique et médiatique"."Nous n'avons pas compris que la droite n'acceptait pas notre victoire et nous n'avions pas intégré que les médias seraient impatients", a-t-il dit à l'AFP.

Accusé par la droite et une partie de la presse d'amateurisme après plusieurs couacs, Jean-Marc Ayrault a également assuré "affronter les difficultés, sans les fuir". Il a défendu sa méthode, celle de la "mobilisation des forces du pays" et du "dialogue social". "Non seulement j'assume, mais je revendique cette méthode", a-t-il lancé.

Sous les applaudissements, il a défini ce qu'il a appelé "un nouveau modèle français", qui passe par la négociation, "un nouveau système fiscal", "la préparation de la transition énergétique", ou encore "le non-cumul des mandats pour assurer la parité, la diversité et le renouvellement des générations".

"Nous avons du temps, nous avons 5 ans pour gouverner, pas 6 mois !" (Manuel Valls)

A l'issue de son discours, ovationné par la salle, il a levé les bras en signe de victoire et placé sa main droite sur le coeur, en marque de reconnaissance. "Les épreuves sont lourdes pour ses épaules", a dit à l'AFP un proche du chef de l'Etat.

Pas déprimés, "concentrés"!


"Gardons la nuque raide!", avait lancé, peu avant Martine Aubry, l'ancienne patronne du PS, une expression utilisée jadis par François Mitterrand.

Elle a électrisé la salle plénière avec un discours vibrant, chaleureusement applaudi. Soyons "fiers de ce qu'on a fait et de ce que fait le gouvernement".

"Arrêtons de parler dans la presse", de "répondre à des petits phrases", "essayons nous même de ne pas créer les difficultés", a-t-elle plaidé.

"Bien sûr, notre mission est (...) extrêmement difficile, mais aucun d'entre nous (...) ne réclamait des satisfecit, des concerts de louanges", a affirmé Manuel Valls (Intérieur), se disant "fier d'appartenir au gouvernement de Jean-Marc Ayrault".

Déprimés les socialistes? "Sûrement pas", a répondu M. Bartolone, préférant les qualifier de "concentrés". "Nous sommes à la tête d'un parti mobilisé, sur-mobilisé, dans un congrès de combat", a estimé Harlem Désir.

Mais une autre difficulté est venue samedi du côté de la gauche de la gauche: Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s'est dit "préoccupé au plus haut point" par "le cours pris par la politique gouvernementale", dans une lettre remise au nouveau patron du PS.

Il a regretté notamment "l'austérité budgétaire programmée pour l'Etat", ou encore "le renoncement au droit de vote des étrangers" et déploré l'"ostracisme" de la majorité à l'égard des propositions communistes.

A la tribune du congrès, plusieurs voix se sont élevées - celles du ministre Benoît Hamon, de Martine Aubry, d'Elisabeth Guigou - pour demander aussi que le droit de vote des étrangers non-communautaires aux élections locales soit réformé pour être appliqué en 2014.

France 24 avec dépêches

Première publication : 27/10/2012

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