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Pas de trêve pour l'Aïd en Syrie

© AFP

Vidéo par Maylis DÉTROYAT

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/10/2012

La trêve décrétée pour la fête de l'Aïd el-Adha n'a pas été respectée en Syrie. Au moins 146 personnes ont été tuées vendredi dans des violences entre les rebelles et les forces loyales au régime de Bachar al-Assad.

Al-Qaïda veut que les musulmans rejoignent la rébellion

Dans une vidéo publiée sur Internet, Ayman al-Zawihiri, le chef du réseau islamiste Al-Qaïda, a demandé aux musulmans des pays voisins de la Syrie de rejoindre les insurgés.

"J'encourage les musulmans du monde entier, en particulier ceux des pays limitrophes de la Syrie, à se soulever pour soutenir les frères syriens", explique dans ce document Ayman al-Zawahiri, qui a pris la tête d'Al-Qaïda après la mort d'Oussama Ben Laden en 2011.

La trêve entrée en vigueur vendredi en Syrie à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd el-Adha a été mise à mal par de nombreux affrontements. Au moins 146 personnes ont trouvé la mort lors de cette journée, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

D’après cette ONG, 53 civils, 50 rebelles et 43 soldats ont été tués, soit un bilan équivalent aux journées qui ont précédé le cessez-le-feu.

Nouvelles violences

Au deuxième jour de la trêve, une dizaine de personnes ont déjà été tuées dans plusieurs régions bombardées par l’armée.

Dans la région d’Alep, dans le nord du pays, les avions du régime ont survolé samedi plusieurs villages. L’artillerie a également bombardé la ville de Maaret al-Artik, tandis que celle d’Alep a été la cible de roquettes.

Dans la province de Damas, le régime a attaqué la ville rebelle de Douma, faisant plusieurs blessés.

Un attentat à la voiture piégée a aussi fait cinq morts sur l'artère principale de Deir Ezzor dans l’est du pays, selon l'OSDH.

La télévision d'Etat a aussi rapportée une explosion dans cette ville mais devant une église : "Les bandes terroristes armées ont une nouvelle fois violé la trêve, en faisant exploser une voiture piégée devant l'église syriaque de Deir Ezzor, causant d'importants dégâts matériels, notamment à la façade de l'église"

Les explications du correspondant de France24

Échec de la médiation

Les rebelles et les forces régulières s’étaient pourtant engagés à faire taire les armes durant ces quatre jours de fête. Les deux camps avaient toutefois précisé qu’ils se réservaient le droit de riposter en cas de violations du cessez-le-feu par la partie adverse.

Le commandement des forces militaires syriennes a ainsi annoncé, vendredi soir, que les soldats du régime de Bachar al-Assad "continuaient de faire leur devoir en luttant contre les groupes terroristes armés".

Dans le camp adverse, un commandant rebelle a aussi remis en cause le plan de l'émissaire de l'ONU.

"Quelle trêve ? Cette trêve est un mensonge. Comment un régime criminel peut-il respecter une trêve ? C'est un échec de Brahimi, cette initiative est mort-née", a affirmé à l'AFP le colonel Abdel Jabbar al-Oqaidi, chef du conseil militaire rebelle d'Alep.

Les efforts du médiateur international Lakhdar Brahimi pour tenter d’établir cette trêve ne se sont pas révélés payants. Alors qu’en avril une trêve négociée par Kofi Annan avait déjà volé en éclats au bout de quelques heures, les insurgés et le pouvoir syrien semblent de moins en moins enclins à la négociation.

"Brahimi est confronté à une tâche impossible car chacun des deux camps reste persuadé qu’il peut gagner et déterminé à pousser le moindre avantage", a ainsi expliqué à l’agence Reuters Joshua Landis, spécialiste de la Syrie et professeur associé d’études moyen-orientales à l’université d’Oklahoma.

Pour Fawaz Tello, un opposant historique exilé en Allemagne, la formation d’un gouvernement d’unité nationale est aujourd’hui utopique : "Après tout ce sang versé, toutes ces violences confessionnelles, c’est devenu impossible. Maintenant, c’est une bataille et l’un des deux doit gagner".

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 27/10/2012

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