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FRANCE

Face aux critiques, Jean-Marc Ayrault "assume et revendique" sa méthode

© AFP

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 28/10/2012

Au congrès du Parti socialiste de Toulouse, le Premier ministre a balayé les accusations d’incompétence en expliquant que sa méthode, fondée sur le "dialogue social", était la bonne.

À Toulouse, Jean-Marc Ayrault a sonné l’heure de la remobilisation. Le Premier ministre, qu’une partie de la presse et l’opposition accusent d’amateurisme, a défendu son style à la tribune du 76e congrès du Parti socialiste (PS).  

"Non seulement j'assume, mais je revendique cette méthode" fondée sur “la mobilisation des forces du pays" et le "dialogue social", a lancé le chef du gouvernement. “Comme pendant la campagne, nous affrontons les difficultés sans les fuir, en prenant des chemins de traverse", a-t-il encore déclaré.

Ces dernières semaines, l’exécutif a connu une série de couacs gouvernementaux sur plusieurs sujets (cannabis, traité budgétaire, droit de vote des étrangers, mariage homosexuel...) qui ont été vus comme des flottements et des reculs. Jean-Marc Ayrault a nourri lui-même le procès en incompétence fait par l'UMP en annonçant, en milieu de semaine, l'annulation par le Conseil constitutionnel du projet de loi sur le logement social avant même que les Sages ne se prononcent.

Manuel Valls “fier” d’appartenir au gouvernement Ayrault

“La France va mal”, a souligné le Premier ministre, demandant du temps pour son action : il a expliqué que le "nouveau modèle français" qu’il appelle de ses vœux devait "se construire pas à pas" car les choses ne peuvent "se faire à la hache".  

Plus tôt, d’autres ténors avaient abondé dans le même sens. La situation est "probablement plus difficile que jamais", a déclaré le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici. Jean-Christophe Cambadélis, candidat malheureux à la tête du Parti socialiste, a, lui, évoqué une situation "épouvantable sur le plan politique et médiatique".

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a pu constater sa grande popularité auprès des militants socialistes, est lui aussi monté au créneau pour défendre son Premier ministre en difficulté, se disant “fier” d’appartenir à son gouvernement.  Quant à la première secrétaire sortante du PS, Martine Aubry, elle a demandé à ses camarades d’arrêter de “parler dans la presse” et de "répondre à des petits phrases" lors de son discours d’adieu.



“Toutes les personnalités qui se sont succédé à la tribune ont tenté de sauver le soldat Ayrault en lui rendant hommage”, souligne Soumaya Benaïssa, l’envoyée spéciale de FRANCE 24 à Toulouse.

Ces soutiens suffiront-ils à faire repartir le gouvernement de l’avant ? Ce week-end, de nouvelles voix discordantes se sont élevées : plusieurs ténors socialistes, comme Benoît Hamon ou Élisabeth Guigou ont pressé le gouvernement de mettre en œuvre le droit de vote des étrangers, un dossier sur lequel l’exécutif a reculé cette semaine.
 

FRANCE 24 avec dépêches

Première publication : 28/10/2012

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