Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le gouvernement israélien utilise la mort de James Foley pour sa communication

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Une rentrée politique sous tension

En savoir plus

#ActuElles

Réfugiés de Centrafrique: préserver son honneur et sa dignité

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : L'opposant Tshisekedi en convalescence à Bruxelles

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : manifestations contre la France au PK5

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Émeutes de Ferguson : Obama face à la question raciale

En savoir plus

TECH 24

Transports du futur : quand la réalité dépasse la fiction

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

  • Angela Merkel est à Kiev, le convoi russe a quitté l'Ukraine

    En savoir plus

  • RD Congo : les victimes du "colonel 106" racontent leur calvaire

    En savoir plus

  • Les deux nouveaux satellites Galileo placés sur la mauvaise orbite

    En savoir plus

  • Le Hamas signe la demande d’adhésion palestinienne à la CPI

    En savoir plus

  • 2e division blindée : "Nous étions des frères"

    En savoir plus

  • Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

    En savoir plus

  • Attentat-suicide meurtrier contre le QG des renseignements à Bagdad

    En savoir plus

  • Gaza : intensification des frappes après la mort d’un enfant israélien

    En savoir plus

  • Meurtre de James Foley : Washington n'exclut pas de frapper l'EI en Syrie

    En savoir plus

  • Un nouveau gouvernement de large ouverture formé en Centrafrique

    En savoir plus

  • Vidéo : après la reprise du barrage de Mossoul, les Kurdes déminent la zone

    En savoir plus

  • Doublé historique des Français au 100 m libre, Manaudou décroche l'or

    En savoir plus

  • Ahmet Davutoglu, l'homme qui ne fait aucune ombre à Erdogan

    En savoir plus

  • Quelles options pour l’administration Obama contre l’EI en Syrie ?

    En savoir plus

  • Irak : près de 70 morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite

    En savoir plus

EUROPE

Manuel Valls se défend de toute intervention dans l'affaire Aurore Martin

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/11/2012

Alors que plusieurs personnalités locales accusent le ministre de l’Intérieur d’avoir autorisé l’extradition de la militante basque, Manuel Valls affirme n’avoir pris "aucune décision" concernant l’exécution du mandat d’arrêt européen la visant.

Très critiqué depuis l’interpellation et l’extradition en Espagne de la militante basque Aurore Martin, Manuel Valls monte au créneau. Dans une interview au journal régional Sud Ouest, publiée dimanche, le ministre de l’Intérieur se défend d’avoir joué un rôle dans la mise à exécution du mandat d'arrêt européen (MAE) lancé en 2010 contre la jeune Française.

"L’exécution du MAE est une décision de la justice. La décision a été appliquée sous l’autorité du parquet général de Pau. Ce n’est pas du ressort du ministre de l’Intérieur que je suis. Je n’ai pris ici aucune décision", a-t-il affirmé au quotidien régional.

“Une opération de juge à juge”

De son côté, la ministre de la Justice Christiane Taubira a corroboré les propos du locataire de la place Beauvau. Pour la Chancellerie, l’extradition d’Aurore Martin s'inscrit dans "le strict cadre" du MAE émis par un juge de Madrid pour "des faits de participation à une organisation terroriste". Il s’agit d’une “opération de juge à juge, les autorités gouvernementales n'intervenant plus", écrit Christiane Taubira dans un communiqué publié samedi soir.

L’Espagne reproche à la militante française d’avoir participé sur son sol à des réunions du parti indépendantiste basque Batasuna, autorisé en France mais interdit de l’autre côté des Pyrénées. Tous les recours de la jeune femme de 33 ans contre le MAE ont été rejetés. Le ministère de la Justice a fait savoir qu’elle avait comparu vendredi matin devant un juge de Madrid puis avait été placée sous mandat de dépôt. Elle risque 12 ans de prison.

L’interpellation et l’extradition d’Aurore Martin, jeudi 1er novembre, ont suscité un vif émoi au Pays basque. Des élus locaux de tous bords ont réclamé son “retour immédiat” en France et plusieurs manifestations ont eu lieu depuis vendredi. Samedi, les soutiens de la jeune femme ont continué à donner de la voix. À Bayonne, où une manifestation a réuni 500 personnes vendredi soir, le collectif Bake Bidea ("le chemin de la paix", en langue basque, ndlr) a organisé une conférence de presse réunissant militants associatifs, élus et syndicats. Ils appellent également à un rassemblement devant la sous-préfecture de Bayonne, lundi à 13h30.

Valls confirme le caractère "fortuit" de l'arrestation


Samedi, Olivier Dartigolles, conseiller municipal communiste de Pau, soupçonnait le ministre le plus populaire du gouvernement d’avoir voulu faire un coup politique, se demandant s’il avait tenté de “reprendre la main avec l'arrestation d'Aurore Martin”. Dans Sud Ouest, Manuel Valls, qui a entre temps reçu le soutien de ténors socialistes comme le premier secrétaire du parti Harlem Désir ou encore le chef de file des députés PS Bruno Le Roux, leur a répondu. Il est "étrange", insiste-t-il, que des élus "notamment des parlementaires qui votent les lois, demandent que l'on n'applique pas la loi".

Dans la classe politique locale, des interrogations avaient notamment surgi sur le caractère “fortuit” de son arrestation lors d’un banal contrôle routier. L’aspect inattendu de cette intervention, évoqué dès jeudi par les autorités a été confirmé par Manuel Valls dans Sud Ouest. "Je démens toute autre version des faits", a-t-il déclaré

Mais cette sortie n’a pas convaincu les soutiens d’Aurore Martin au Pays basque. “Quel cynisme!”, a ainsi commenté le premier adjoint UMP au Maire de Biarritz, Max Brisson sur Twitter.

Un scepticisme que partagent également certains élus socialistes. "Je ne suis pas convaincue par ses thèses (…). Je l'invite à venir s'asseoir autour de notre table républicaine au Pays basque", a déclaré à l'AFP Sylviane Alaux, députée PS des Pyrénées-Atlantiques.

Pour Colette Capdevielle, autre députée socialiste des Pyrénées-Atlantiques, "ce sont des propos généralistes d'un ministre de l'Intérieur qui lutte contre le terrorisme. Entre la date de signature du mandat d'arrêt européen (MAE) (...) par les autorités espagnoles et aujourd'hui, un processus de paix s'est mis en marche" mais "il ne l'entend pas".
 

FRANCE 24  avec dépêches

Première publication : 04/11/2012

  • FRANCE

    Arrestation d’Aurore Martin : procédure ordinaire ou manipulation politique ?

    En savoir plus

  • FRANCE

    La militante basque Aurore Martin arrêtée et remise à l'Espagne

    En savoir plus

  • FRANCE-ESPAGNE

    À Madrid, Manuel Valls plaide pour la "dissolution complète" de l'ETA

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)