Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Nous sommes arrivés à un moment où il n’y a plus de débat démocratique ni de dialogue social »

En savoir plus

Moyen-orient

Quand le régime qatari fait le ménage au lycée français

© Capture d'écran du site du lycée Voltaire

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/11/2012

Le proviseur du lycée Voltaire de Doha a été évincé par le conseil d’administration de l’établissement franco-qatari en raison de désaccords sur la gestion administrative et sur les programmes.

Début 2008, le président de la République Nicolas Sarkozy et le prince héritier Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani inauguraient en grande pompe le lycée Voltaire de Doha. Objectif de cet établissement franco-qatari : offrir “aux générations qataries à venir une grande opportunité de maîtriser la langue française et sa civilisation sans pour autant renoncer à leur propre culture, leur propre histoire et leur propre religion”, écrit le Dr. Ali Bin Fetais Al Marri, procureur général de l’État du Qatar (l’équivalent du garde des Sceaux en France) et président du conseil d’administration du lycée Voltaire sur le site internet de l’école.

Presque cinq ans plus tard, rien ne va plus au lycée. Les Français et les Qataris en charge de cet établissement fréquenté par 700 élèves, dont 40 % de Qataris, ne parviennent pas à s’entendre sur les prérogatives de chacune des parties.

Le premier volet de la discorde concerne les programmes qui doivent être homologués par l’Éducation nationale française. Le régime de Doha, qui n’est jamais loin des affaires de l’école puisque le procureur général de l’État préside le Conseil d’administration, influence en effet directement le contenu pédagogique. En juin 2011, il avait imposé le retrait d’un livre d’histoire-géographie dans lequel il était question de la chrétienté au Moyen-Âge. Si celui-ci a été depuis réintroduit, le manuel d’arabe dont se servaient les élèves a lui été bel et bien remis au placard. Il a été remplacé par un autre ouvrage enseignant la religion, en plus de l’arabe, ce dont les Français se sont plaints auprès de l'Éducation nationale.

La Mission laïque française va plier bagage

Selon Le Figaro, le second motif de la mésentente concerne la gestion administrative de l’établissement. En désaccord sur des questions d’ordre financier, le Qatar a mis fin en juin dernier au mandat de gestion de la Mission laïque française, association centenaire en charge de la diffusion de la langue française qui gère une centaine d’écoles dans le monde.

Aujourd’hui, c’est au tour du proviseur du lycée d’être poussé vers la sortie. Il doit regagner la France dès ce week-end. Dans un mois, l’ensemble du personnel de la Mission laïque française pliera également bagage, selon Le Nouvel Observateur qui a révélé l’affaire cette semaine.

Quant à l’établissement, personne ne sait encore ce qu’il en adviendra. À Paris, les ministères de l’Éducation nationale et des Affaires étrangères réfléchissent à une solution. À Doha, le pouvoir a annoncé qu’il voulait fonder d’autres établissements... en suivant l’exemple du lycée Voltaire !

Première publication : 04/11/2012

  • DIPLOMATIE

    En s'invitant à Gaza, le Qatar s’impose dans la diplomatie régionale

    En savoir plus

  • FRANCE

    La droite s'inquiète des investissements qataris en banlieue

    En savoir plus

  • FOOTBALL

    Sponsor qatari : comment le PSG contourne le "Fair-play financier"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)